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Points essentials
Les fistules affligent des millions de femmes dans les pays en développement
Conséquences souvent graves
Les fistules sont les plus communes aux endroits où de bons soins obstétricaux font défaut
Voie d'approche exhaustive
Le fait de repousser les grossesses à plus tard réduit les risques de fistules
Les soins obstétricaux sauvent des vies
La réparation et les services de conseils rétablissent la santé
Étude de cas
Bibliographie
Rédaction
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Étude de cas : hôpital Addis Abada pour fistules

L’hôpital Addis Abada pour fistules, en Éthiopie, également dénommé hôpital Hamlin pour fistules, selon ses fondateurs, les docteurs Catherine et Reginald Hamlin, a vu le jour en 1959, comme un service au sein de la maternité locale. Au cours de sa première année d’opération, les Hamlin ont traité 30 cas de fistules. En 1974 ils ont établi une section séparée, se consacrant uniquement aux interventions pour fistules. Plus de 25 000 femmes ont subi des réparations de fistules à l’hôpital (7, 45).

A l’heure actuelle, l’hôpital traite environ 1 200 patientes par an (19). Les services sont gratuits, ainsi que les chambres et la pension, même pour les patientes qui ont besoin d’une période de convalescence prolongée. Les services de conseils aident les femmes à surmonter leur condition et à rejoindre leurs familles et communautés.

Les femmes dont les cas sont particulièrement graves continuent à dépendre des soins à long terme de l’hôpital et les approvisionnements sont fournis avec le logement et le travail sur place. Les femmes qui souffrent de « pied tombant » (paralysie des muscles dans le bas des jambes), ce qui nécessite bien souvent une thérapie physique à long terme, peuvent également être logées dans des services spéciaux (7, 19). Quarante anciennes patientes fistuleuses ont suivi une formation en soins d’infirmerie et chirurgicaux.

L’hôpital forme des médecins éthiopiens du niveau postdoctoral, ainsi que des médecins d’autres pays. La plupart d’entre eux passent deux mois en résidence, et l’hôpital dispose de deux internes en permanence (19).

Certains membres du personnel se rendent régulièrement aux sites régionaux en Éthiopie pour traiter les fistules. Ces unités mobiles sont constituées d’équipes médicales complètes, incluant des médecins et des infirmiers, et tout l’équipement et tout le matériel nécessaires (19). Les équipes de l’hôpital ont également effectué des opérations de réparation de fistules, et ont formé du personnel médical d’autres pays, dont le Kenya, l’Ouganda, Sierra Leone, la Tanzanie, le Tchad et le Togo, et ainsi que des pays distants comme le Bangladesh et l’Inde (8).

Les fonds permettant de soutenir le travail de l’hôpital proviennent de plusieurs donateurs. Le budget total s’élève à 550 000 de dollars US par an. Le gouvernement éthiopien prend en charge quelques salaires et offre des privilèges en effets usagers. Une bourse supplémentaire a récemment été octroyée à l’hôpital, ce qui a permis d’étendre des activités permanentes dans cinq régions (45). Des informations supplémentaires peuvent être obtenues à www.fistulahospital.org.


Étude de cas : une campagne internationale visant à mettre fin aux fistules

La campagne internationale visant à mettre fin aux fistules a commencé en 2003, avec l’intention d’attirer l’attention sur les fistules obstétriques, à la fois en tant que problème médical et de par ses dimensions sociales et économiques. La campagne est fondée sur des efforts antérieurs, peu reconnus, effectués par des médecins et d’autres praticiens médicaux en Afrique sub-saharienne, destinés à aborder le problème sérieux des fistules.

La campagne internationale se concentre sur les régions dans lesquelles on estime avoir le nombre le plus élevé de fistules, soit en Afrique sub-saharienne, en Asie du Sud, et dans certaines régions du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord. Les fistules se produisent également dans d’autres régions en développement, mais les estimations sont peu nombreuses. Le but à long terme est de faire en sorte que les fistules soient un problème aussi rare dans les régions en développement qu’il l’est aujourd’hui dans les pays développés (49, 61).

La campagne internationale est prise en charge par le UNFPA, en coopération avec l’OMS, la fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (FIGO), le programme de prévention de la mort et de l’invalidité maternelles de la Mailman School of Public Health de Columbia University, EngenderHealth, le Women’s Dignity Project (Tanzanie), et d’autres organisations non gouvernementales (ONG) (62). Par ailleurs, des bureaux nationaux UNFPA sont en train de former des partenariats avec des agences gouvernementales, des associations de professionnels de la santé et des ONG nationales et internationales pour sensibiliser le public au sujet des fistules et pour aider à les prévenir et les traiter.

De tels partenariats informent les professionnels de la santé, les responsables de l’élaboration des politiques, les leaders communautaires et le public sur la prévention et le traitement des fistules, ainsi que sur l’importance de bons soins de santé maternels. Des informations supplémentaires sur cette campagne sont disponibles sur le site Web du UNFPA www.unfpa.org/fistula. D’autres informations sur les fistules obstétricales se trouvent également sur le site Web du Worldwide Fistula Fund à www.wfmic.org ; le site Web de EngenderHealth à www.engenderhealth.org ; le site Web du Women’s Dignity Project à www.womensdignity.org ; et le site Web de la Fondation pour la médecine et la recherche en Afrique à www.amref.org. www.amref.org.

Évaluation des besoins nationaux. Pour mieux identifier le nombre de cas de fistules dans plusieurs pays, ainsi que la capacité des établissements de santé existants de les traiter, le UNFPA et EngenderHealth ont effectué des évaluations de besoins initiaux dans neuf pays sub-sahariens, soit au Bénin, au Malawi, au Mali, au Mozambique, au Niger, au Nigéria, en Ouganda, au Tchad et en Zambie (63). Le Women’s Dignity Project a procédé à une évaluation similaire en Tanzanie, et d’autres estimations ont pris place au Bangladesh, au Djibouti, en Érythrée, au Ghana, au Kenya et au Rwanda (13, 14, 32, 68, 75). Au milieu de l’année 2004, d’autres analyses sont en cours au Burkina Faso, en Mauritanie, au Sénégal, en Sierra Leone, au Soudan, au Togo et au Yémen (73).

La plupart des évaluations se basent principalement sur des interviews avec des prestataires de soins pour les fistules et les patientes dans les hôpitaux et les centres de traitement, ainsi qu’avec des agents de santé gouvernementaux et des responsables d’élaboration des politiques. Bien que les évaluations ne soient pas des enquêtes représentatives au niveau national, et qu’elles ne soient pas comparables, elles peuvent aider les responsables de l’élaboration de politiques et les directeurs de programmes à comprendre les problèmes de chaque pays, et d’y faire face.

Certains pays sub-sahariens qui disposent d’évaluations de besoins terminées commencent à poursuivre des stratégies nationales pour la prévention et le traitement des fistules (59). Par ailleurs, en Asie du Sud, le UNFPA a organisé la première conférence régionale sur les fistules, au Bangladesh, en décembre 2003 ; plus de 50 participants, du Bangladesh, d’Inde, du Népal et du Pakistan y ont participé. Il est prévu d’établir le premier centre national pour les fistules d’Asie du Sud au Bangladesh ; ce centre pourra éventuellement offrir des informations et une formation sur le traitement des fistules dans toute la région (60).

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