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Points essentials
Les fistules affligent des millions de femmes dans les pays en développement
Conséquences souvent graves
Les fistules sont les plus communes aux endroits où de bons soins obstétricaux font défaut
Voie d'approche exhaustive
Le fait de repousser les grossesses à plus tard réduit les risques de fistules
Les soins obstétricaux sauvent des vies
La réparation et les services de conseils rétablissent la santé
Étude de cas
Bibliographie
Rédaction
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La réparation chirurgicale et les services de conseils rétablissent la santé
  • Les services de conseils et autres services sociaux peuvent aider.
  • Les systèmes de soins de santé dans les pays en développement doivent améliorer leur capacité de répondre aux besoins de traitement des fistules obstétricales. Par exemple, l’hôpital Addis Abada pour fistules, l’un des établissements les mieux équipés en Afrique, peut réparer moins de 15 % des près de 9 000 nouveaux cas estimés en Éthiopie chaque année (19). Un plus grand nombre d’hôpitaux pour traitement de fistules et plus de personnel médical ayant suivi une formation sont nécessaires.

    Selon le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), la formation de plus de médecins en interventions chirurgicales pour fistules, avec encouragement pour conserver ces qualifications, devrait occuper une place prioritaire (42, 62). Une formation d’équipe, qui comprend non seulement les chirurgiens, mais également le personnel infirmier et les conseillers, peut être particulièrement efficace, parce que les soins post-opératoires sont importants pour la guérison des patientes (cf. Les services de conseils et autres services sociaux peuvent aider, ci-dessous).

    Selon une recommandation d’experts, la formation de chirurgiens devrait durer entre un et deux mois, période durant laquelle les chirurgiens observent 50 réparations, ou y assistent, et procèdent à 10 réparations minimum (42). Après la formation, les chirurgiens doivent conserver leurs aptitudes en opérant des fistules au moins une fois par semaine.

    Le prix d’un traitement pour fistule (USD200 à 500) est bien au-delà des moyens de celles qui en ont besoin. Pour offrir un traitement à grande échelle, les pays en développement doivent subventionner l’intervention chirurgicale et les soins pour fistules, y compris un transport bon marché ou subventionné, afin de permettre aux femmes de se rendre aux établissements de soins (62).

    Les services de conseils et autres services sociaux peuvent aider.

    Une chirurgie reconstructive réussie n’est que le premier pas vers la guérison. Après l’intervention chirurgicale, de nombreuses femmes ont besoin d’aide pour se réintégrer dans leurs familles et leurs communautés, en particulier si elles ont vécu avec une fistule pendant longtemps (5, 10). Les services sociaux et d’autres services d’assistance peuvent aider les femmes à développer les qualités et la confiance nécessaires pour améliorer leur bien-être alors qu’elles retrouvent leur santé (63). Des services de conseils et un support prodigués avec compassion par les anciennes patientes fistuleuses peuvent être particulièrement utiles (23).

    En Ouganda, le Nsambya Mission Hospital offre des services de conseils non seulement aux patientes fistuleuses elles-mêmes, mais également à leurs maris, afin de souligner l’importance de trois à quatre mois d’abstinence sexuelle à la suite d’un traitement pour permettre un rétablissement complet (74). Mais la plupart des hôpitaux qui procèdent à des réparations de fistules, mis à part ceux qui sont spécialisés dans cette procédure, n’offrent aucun service de conseils (5).

    Les fistules obstétricales restent « l’un des problèmes les plus négligés dans le domaine de la santé génésique internationale » (75). Pour mettre un point final à cette négligence, les responsables politiques, les gouvernements et la communauté de services de soins internationale doivent s’engager et agir. Plus les dirigeants d’opinions reconnaîtront l’envergure des fistules obstétricales et plus ils comprendront la sévérité de leurs conséquences médicales et sociales, plus le développement d’un consensus d’action sera réalisable (63).

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