Pilules oubliées et grossesse : |
Emploi de la directive « de sept jours » |
La plupart des grossesses se produisent quand les |
![]() Burkino Faso Ministère de la Santé, de l’Action Sociale et de la Famille Les hommes peuvent aiderGrâce à la participation et au soutien de leurs partenaires, les femmes peuvent employer plus efficacement la pilule. Des études prouvent que, lorsque les partenaires participent au choix et à l’emploi des CO, les femmes s’en servent plus longtemps, gèrent mieux leurs effets secondaires et emploient même les pilules de façon plus efficace. Par exemple, une étude de 10 dispensaires du Guatemala, de Hong Kong, de la Jordanie, du Kenya, du Népal et de Trinité-et-Tobago, a montré que les femmes emploient plus longtemps la pilule quand celle-ci représente leur premier choix et quand leurs partenaires conviennent qu’elles doivent pratiquer la planification familiale (96). De même, dans les zones rurales du Bangladesh, les femmes dont les maris avaient participé au choix des CO les employaient plus longtemps que celles dont les maris n’avaient rien eu à voir avec le choix d’une méthode de planification familiale. Ces femmes ont également eu des taux d’interruption plus faibles à la suite d’effets secondaires ordinaires. Les recherches révèlent que les maris avaient conseillé vivement à leurs femmes d’obtenir plus d’informations ou de conseils auprès d’un dispensateur sur la façon de gérer les effets secondaires. On peut atténuer les craintes si on parle des effets secondaires avec un partenaire. Ces entretiens encouragent également, le cas échéant, l’adoption d’une méthode différente (170). Quand les hommes aident à choisir une méthode de contraception, il y a lieu de croire qu’ils aideront à l’employer correctement. Une étude chinoise a examiné l’effet de la participation du partenaire sur l’efficacité d’emploi d’un contraceptif. Parmi les utilisatrices de méthodes temporaires, le taux de grossesse était plus faible dans le cas des femmes qui avaient participé en compagnie de leur mari à des consultations portant sur la contraception que dans celui des femmes qui avaient agi seules pour obtenir une méthode (232). Bien entendu, les hommes peuvent aussi intervenir auprès de leurs femmes pour qu’elles cessent de pratiquer la planification familiale. Quelque 37 % des femmes du Bangladesh qui s’étaient arrêtées de prendre la pilule au bout de moins de trois mois ont déclaré que c’était l’influence de leurs maris qui les avait conduites à prendre cette décision (3). Les programmes de planification familiale peuvent atteindre les hommes de diverses façons, notamment dans les lieux où ils se réunissent — par exemple, à l’occasion d’une manifestation sportive et de réunions communautaires — et aussi par des messages diffusés dans les médias (46). Des messages diffusés dans les médias concernant l’emploi de la pilule peuvent s’adresser directement aux hommes et évoquer leur participation à l’amélioration de la santé reproduc- tive ; ils peuvent leur dire, en particulier, comment aider leurs partenaires à employer efficacement la pilule (Voir Population Reports, Santé reproductive : La participation des hommes vue sous un nouvel angle, Série J, no 46, octobre 1998.) |
Principaux messages de consultation |
Gestion des effets secondaires |
Quand une femme peut-elle |
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Efficacité de la pilule : problèmes non résolusIl n’existe aucune preuve concluante indiquant dans quelle mesure l’emploi d’antibiotiques, les vomissements et la diarrhée — ou des antibiotiques administrés à l’occasion d’une maladie gastrointestinale — ont un impact sur la prévention des grosseses par la pilule. Un emploi imparfait est la raison principale des défaillances de la pilule ; on signale cependant aussi, chez les utilisatrices qui deviennent enceintes, la présence d’autres facteurs — qui arrivent d’ordinaire en seconde place, par ordre d’importance, après l’oubli (47, 207, 253–255, 258, 259). Comme certaines femmes qui emploient des CO signalent plus d’une raison de la défaillance possible de cette méthode, il est difficile de savoir dans quelle mesure l’emploi d’antibiotiques, les vomissements et la diarrhée réduisent l’efficacité de la pilule. Interaction médicamenteuseOn pense qu’il y a seulement quelques médicaments qui compromettent sensiblement l’efficacité des CO (243, 245). On a montré que les inducteurs d’enzymes hépatiques font diminuer l’efficacité de la pilule. Il s’agit d’un antibiotique, la rifampicine, d’un antifongique, la griséofulvine, de barbituriques, et d’anticonvulsifs comme la carbamazépine, la phénytoïne et la primadone (12, 32, 34, 44, 125, 172, 202). Antibiotiques à large spectrePlusieurs petites études pharmacologiques qui évaluaient l’effet des antibiotiques à large spectre sur l’efficacité des CO n’ont constaté aucune ovulation chez les utilisatrices de CO qui prenaient ces médicaments. Dans certaines études, les concentrations d’estradiol d’éthinyl ont diminué chez les femmes, mais le niveau d’œstrogène est resté suffisant pour empêcher la grossesse (11, 35, 42, 64, 130, 142, 145). Les produits étudiés englobent l’ampicilline, la ciprofloxacine, la doxycycline, le fluconazole, l’ofloxacine, le témafloxacine, la tétracycline et la triazole. Néanmoins, certaines utilisatrices de la pilule qui sont devenues enceintes ont signalé qu’elles prenaient des antibiotiques vers le moment de la conception. Par exemple, 21 % des femmes qui voulaient se faire avorter en Nouvelle-Zélande ont déclaré prendre des antibiotiques à cette époque (207). Sur la base des questions et des évaluations des dispensateurs, on ne pense pas que les femmes de cette étude aient sauté des pilules à l’époque de la conception (207). Dans d’autres études, de 4 % à 34 % des femmes qui voulaient se faire avorter après un échec des CO ont déclaré employer des antibiotiques ; cependant, ces études sont muettes sur d’autres facteurs qui pourraient avoir joué un rôle dans la défaillance de la pilule (47, 255). Une raison pour laquelle l’emploi simultané d’antibiotiques semble être si fréquent chez les femmes qui tombent enceintes tout en prenant la pilule pourrait être l’emploi répandu qu’on fait des antibiotiques. Certaines femmes deviennent enceintes parce qu’elles ont sauté des pilules et, par hasard, prenaient des antibiotiques en même temps (74). Cependant, l’emploi d’antibiotiques a des répercussions physiologiques sur d’autres femmes. Certaines utilisatrices de la pilule ont un corps qui absorbe moins d’estradiol d’éthinyl que celui d’autres femmes. Ces femmes utilisent leur flore intestinale pour consommer l’estradiol d’éthinyl et le faire recirculer dans l’intestin grêle. Or, les antibiotiques à large spectre éliminent cette flore, ne laissant ainsi aucun mécanisme qui redistribue l’estradiol d’éthinyl (10, 201). Certains chercheurs concluent que c’est seulement chez ces femmes que l’emploi d’antibiotiques empêche la pilule de fonctionner (10, 201, 234). Malheureusement, il n’existe aucun moyen permettant d’identifier ces femmes à l’avance (201). Les utilisatrices de la pilule ne doivent pas cesser de prendre des antibiotiques avant de terminer toute le traitement prescrit par leur médecin, même si elles craignent que la pilule perde de son efficacité. Il y a de plus en plus d’organismes maléfiques qui deviennent résistants aux antibiotiques souvent employés parce que les malades ne terminent pas leur traitement (257). Vomissements et diarrhéeDans sept études d’utilisatrices de la pilule qui étaient devenues enceintes, 19 % à 39 % d’entre elles signalaient des vomissements, de la diarrhée ou les deux durant le cycle pendant lequel elles avaient conçu (47, 207, 253–255, 258, 259). Parmi les Néo-zélandaises qui voulaient se faire avorter et dont on pensait qu’elles n’avaient pas sauté de pilule, 39 % signalaient de la diarrhée et/ou des vomissements à l’époque de la conception (207). De même, parmi les Danoises pour lesquelles la pilule n’avaient pas donné de résultat et qui avaient pris toutes leurs pilules, 23 % signalaient une gastroentérite à l’époque de la conception (253). Le vomissement et la diarrhée peuvent entraver l'absorption d'œstrogène et de progestine. Bien que les hormones des CO soient absorbées dans le gros intestin, l'intensification du mouvement dans les intestins durant les épisodes de maladie semble réduire l'absorption hormonale (63). Cependant, beaucoup d'utilisatrices de la pilule n'ont pas conscience qu'un vomissement et/ou la diarrhée puissent rendre la pilule moins efficace (19, 47). Quel conseil donner ?Il n'existe pas de consensus au sujet des conseils à donner aux utilisatrices de la pilule. Certaines recommandations proposent d'accroître la protection durant ces épisodes, tandis que d'autres ne pensent pas que cela soit nécessaire. Parmi les conseils qui ont été offerts, on peut citer les suivants :
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