Table des matières

         Chapitres
  1. Emploi des contraceptifs oraux
  2. Persistance et changement de méthode
  3. Comment les médias peuvent aider
  4. Consultation concernant la pilule
  5. Mise à jour des directives
  6. Amélioration de l'accès

Faites saillants

Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins Uni- versity School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA

Volume XXVIII, numéro 2,
Eté 2000
Série A, numéro 10
Contraceptifs oraux

Persistance et changement de méthode

Les femmes cessent de prendre la pilule pour diverses raisons. Certaines veulent devenir enceintes. D’autres n’ont plus besoin de contraception. D’autres encore peuvent adopter une autre méthode qui répond mieux à l’évolution de leurs besoins de planification familiale. Cependant, un grand nombre de femmes cessent de prendre la pilule mais n’adoptent pas aussitôt une autre méthode alors qu’elles sont encore sexuellement actives et ne veulent pas devenir enceintes. Certaines de ces femmes restent sans protection pendant des mois et beaucoup d’entre elles deviennent enceintes (voir encadré, La plupart des grossesses se produisent quand les utilisatrices cessent de prendre la pilule sans adopter une autre méthode).

Si on réduisait d’un point de pourcentage la proportion de femmes qui cessent de prendre la pilule sans passer à une autre méthode alors qu’elles continuent à avoir besoin de contraception, on pourrait éviter chaque année 620.000 grossesses non souhaitées.

Persistance

Le taux de persistance mesure, pour 100 utilisatrices initiales, le nombre d’utilisatrices de la contraception qui continuent d’employer la même méthode pendant une période donnée, en général par tranche de 12 mois. De façon générale, les taux de persistance des pilules — et des injectables et des préservatifs — sont plus faibles que ceux des DIU et des implants. Une utilisatrice peut facilement cesser de son propre chef d’employer des pilules, des injectables ou des préservatifs mais doit en général demander à un agent de santé de retirer un DIU ou des implants.

Les taux de persistance des contraceptifs oraux varient beaucoup d’un pays et d’un programme à l’autre. Dans 8 pays sur 10 pour lesquels on possède des données d’enquête, les deux-tiers, au maximum, des utilisatrices de la pilule continuaient à s’en servir pendant 12 mois ou plus, et la moitié ou moins continuaient à prendre la pilule pendant au moins deux ans. A titre de comparaison, dans 7 pays sur 9 pour lesquels on possède des données comparables, les deux-tiers ou plus des utilisatrices du DIU continuaient à le porter après deux ans (voir Figure 3) (4, 58, 139, 153, 225).

Souvent, les programmes de planification familiale peuvent aider les femmes à donner suite à leurs intentions de procréation si, au lieu de vouloir attirer de nouvelles adeptes, ils font porter leurs efforts sur les femmes qui utilisent déjà une méthode (102). Au fur et à mesure que se répand l’usage de la contraception, le nombre d’utilisatrices persistantes dépasse de plus en plus celui des utilisatrices éventuelles. Par exemple, aux Etats-Unis, où on estime qu’il y a, au cours d’une année, près de 19 millions d’utilisatrices de la pilule, le cinquième seulement continuent à s’en servir l’année où elles ont commencée (181).

Emploi à court ou à long terme. Certaines n’emploient les CO que pendant un bref laps de temps — en moyenne quatre à six mois (62, 177). Les utilisatrices à court terme sont les plus susceptibles de cesser leur emploi à cause d’effets secondaires, tels que nausées, hémorragies utérines secondaires, saignotements, gain de poids et seins douloureux (124, 139, 180, 182, 192, 193, 227).

Bien qu’un groupe important d’utilisatrices des CO cessent d’en prendre au bout de quelques mois, beaucoup d’autres femmes continuent pendant longtemps. Les données qui englobent les utilisatrices à court et à long termes prouvent que beaucoup de femmes font appel à la pilule pendant longtemps. Par exemple, vers le milieu des années 1990, la durée moyenne d’emploi de la pilule était de 18 mois aux Philippines (153) et de 27 mois en Indonésie (58). Au Zimbabwe, où la plupart des praticiennes de la planification familiale emploient la pilule, la durée moyenne d’utilisation était de 28 mois (186). En 1995, une enquête effectuée au Canada a constaté que la durée d’utilisation moyenne d’emploi de la pilule était de sept ans et que, parmi les utilisatrices âgées de plus de 35 ans, près de 70 % avaient eu recours à la pilule pendant plus de 10 ans (17).


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