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Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins Uni- versity School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA Volume XXVIII, numéro 2, |
Informations à emporterOn peut aider les clientes à continuer à prendre la pilule dans des conditions d’efficacité en leur offrant une documentation à emporter. Cette documentation peut servir de référence si une femme oublie les instructions d’emploi de la pilule ou a des questions à poser au sujet du démarrage des pilules, des façons de contrebalancer les oublis, du passage d’une plaquette à l’autre, du dépistage des symptômes qui demandent des soins médicaux et d’autres aspects de l’emploi de la pilule. Des prospectus et d’autres documents à emporter peuvent compléter et renforcer les informations fournies par les dispensateurs (128). La documentation à emporter est la plus efficace quand elle est concise et d’une lecture facile et qu’elle présente des informations précises indiquant ce qu’il faut faire si on oublie de prendre des pilules (240). Les images de la couverture peuvent montrer quelle pilule doit être prise en premier, ainsi que l’ordre correct des pilules restantes (5, 59). Bien que les fabriquants de pilules élaborent souvent des prospectus placés dans les plaquettes vendues dans le commerce, cette documentation peut être difficile à lire et à comprendre pour un grand nombre de femmes (240). Des informations et des documents d’origine locale seront peut-être préférables, car on peut alors les élaborer en fonction de la clientèle. Il peut s’agir d’une simple fiche d’information rattachée à la plaquette. En République dominicaine, des études ayant montré que les femmes oublient souvent de prendre leur pilule les jours où elles n’ont pas de rapports sexuels, la grande organisation non gouvernementale de planification familiale du pays, PROFAMILIA, a élaboré à l’intention des utilisatrices une fiche d’information qui met en relief le besoin de prendre la pilule, même les jours marqués par l’absence de toute activité sexuelle (87). On aide les femmes à utiliser plus uniformément la pilule si on renforce les instructions du dispensateur grâce à des prospectus placés dans les plaquettes et à d’autres moyens — à condition que les femmes comprennent ces instructions. En Europe occidentale, une étude a constaté que les femmes qui avaient lu et compris toutes les informations du prospectus risquaient le moins de sauter une ou plusieurs pilules de la plaquette. Environ 17 % de ces femmes déclaraient avoir oublié de prendre leur pilule. Par contre, parmi les femmes qui comprenaient mal les informations, ou ne les comprenaient pas du tout, environ 30 % sautaient une ou plusieurs pilules par plaquette (182). Des informations concernant l’emploi de la pilule communiquées de façons différentes et sous des présentations différentes qui permettent une évaluation ultérieure exercent aussi une influence sur l’efficacité avec laquelle les femmes emploient la pilule. Dans une étude réalisée aux Pays-Bas, certaines clientes avaient emporté chez elles soit une brochure d’information soit une brochure accompagnée d’un enregistrement sonore alors que d’autres s’étaient bornées à participer aux séances de consultations ordinaires. Les femmes qui avaient reçu le plus d’informations oubliaient nettement moins de pilules pendant les premiers cycles que les femmes qui n’avaient bénéficié que de consultations ordinaires (40). Quelques produits pharmaceutiques compromettent l’efficacité des CO (voir encadré Efficacité de la pilule : problèmes non résolus). Les informations à emporter devraient se borner à donner la liste précise de ces médicaments et rappeler aux femmes qu’il leur faut employer une méthode d’appoint ou pratiquer la continence si elles en prennent un. Les informations devraient aussi indiquer que, puisque de forts vomissements et/ou la diarrhée risquent de réduire l’efficacité de la pilule, on peut alors employer une méthode de contraception d’appoint ou pratiquer la continence pendant une période pouvant aller jusqu’à 7 à 14 jours.
SuiviLe suivi des clientes pour veiller à l’utilisation appropriée des pilules est un autre élément important de bonnes consultations. Bien qu’on ne doive pas exiger des utilisatrices des CO qu’elles se fassent suivre régulièrement, des consultations organisées durant les deux à six premiers mois peuvent améliorer la persistance des femmes qui subissent des effets secondaires ordinaires ; en effet, c’est à ce moment-là que ces problèmes risquent le plus de se présenter (84, 180). Les clientes doivent savoir qu’elles peuvent contacter un dispensateur à n’importe quel moment pour lui poser des questions, et les dispensateurs doivent veiller pour leur part à mettre les femmes à l’aise (85, 175). Les dispensateurs doivent accueillir toutes les utilisatrices de CO qui demandent aide ou conseils — qu’ils aient ou non commencé à leur fournir leurs produits. Lors d’une visite de suivi, les dispensateurs peuvent rassurer les femmes qui éprouvent des effets secondaires et leur offrir de les traiter (voir encadré Gestion des effets secondaires ordinaires de CO combinés). Si une femme ne veut pas continuer à prendre des CO, le dispensateur peut l’aider à choisir une autre méthode. Les dispensateurs peuvent aussi évaluer si, dans le cas d’utilisation persistante, la pilule reste appropriée sur le plan médical. Souvent, les femmes cessent de prendre la pilule sans consulter leur dispensateur (3, 168, 180, 227). Sans aucun doute, le fait de pouvoir arrêter la méthode sans voir un dispensateur est un avantage des CO. Néanmoins, des conseils appropriés de suivi peuvent aider les femmes qui songent à cesser leur traitement à éviter des grossesses non souhaitées, en les aidant soit à continuer de prendre la pilule avec satisfaction soit de passer à une méthode qui leur convient mieux. Suivi des dispensateurs. A l’instar des clientes, les dispensateurs ont eux aussi besoin qu’on les suive continuellement afin d’entretenir leurs connaissances des CO. Au Gujarat, en Inde, des études effectuées l’année qui suit la formation portant sur la pilule ont constaté que les stagiaires perdaient certaines aptitudes qu’ils venaient d’acquérir. Pour y remédier, on a mis en place des bulletins d’information et des cours à domicile pour assurer le maintien l’exactitude des connaissances (204). De même, au Népal, l’émission radiophonique hebdomadaire à l’intention des agents de santé communautaires rafraîchit les connaissances des auditeurs en leur présentant des informations portant sur diverses méthodes de contraception, en mettant en scène des consultations efficaces entre dispensateur et cliente, et en posant des questions sur les sujets évoqués durant les émissions (106). |