 Ministerio de Salud de Egipto
Table des matières
Chapitres
- Contexte
- Emploi des contraceptifs
oraux
- Avantages des contraceptifs
oraux
- Risques des contraceptifs
oraux pour la santé
- Pilules contraceptives d’urgence
- Guide pratique des pilules
d’urgence
- Problèmes de santé non résolus
Faites saillants
Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA
Volume XXVIII, Numéro 1
Printemps 2000
Série A, Numéro 9
Contraceptifs oraux |
Il convient de soumettre les contraceptifs oraux à un examen constant et attentif. Bien que de nouveaux contraceptifs soient désormais disponibles dans la plupart des pays, les CO restent l’une des méthodes les plus populaires et, dans de nombreux pays, sont la méthode la plus employée.
Dans les pays étudiés, près d’une femme mariée sur quatre qui ont pratiqué la contraception s’est servie de la pilule à un moment donné. A l’heure actuelle, plus de 100 millions de femmes emploient des CO. Les données concernant l’emploi antérieur et l’emploi actuel de la contraception prouvent la persistance de la popularité des CO.
Dans 44 pays en développement sur 68 pour lesquels on possède des données d’enquête concernant la pratique de la contraception, les femmes mariées qui ont employé la pilule de préférence à toute autre méthode moderne de planification familiale sont plus nombreuses que les autres. Dans ces 68 pays, environ 40 % des femmes mariées qui ont pratiqué la planification familiale se sont servies à un certain moment de la pilule. Cette estimation n’englobe pas la Chine, dont on ne possède pas de données récentes concernant un emploi éventuel. La Chine et l’Inde n’ont jamais beaucoup utilisé la pi-lule. Si on excluait aussi l’Inde de l’estimation, le pourcentage de femmes mariées qui ont employé la pilule à un certain moment à des fins de planification familiale passerait alors aux alentours de 50 %.
Dans certains pays, la pilule a été très communément employée. Au Brésil,
près de 80 % des femmes mariées se sont servies de la pilule à un certain
moment de leur existence, tout comme les deux-tiers des femmes mariées
du Costa Rica, du Maroc et du Zimbabwe. Entre 50 % et 60 % de toutes les
femmes mariées ont eu recours à la pilule dans des pays aussi divers que
l’Afrique du Sud, le Bangladesh, le Bostwana, le Cap Vert, la Colombie,
la Jamaïque, le Nicaragua, la République dominicaine, la Thaïlande et
la Trinité-et-Tobago. Parmi les régions en développement, la pilule a
été le plus communément employée en Amérique latine, où 55 % de toutes
les femmes mariées s’en sont servies à un moment donné. Plus du tiers
des femmes mariées du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord ont utilisé
la pilule, tandis que moins de 15 % l’ont fait en Afrique subsaharienne
(voir tableau 1).
De même, beaucoup de femmes célibataires sexuellement actives ont eu recours à la pilule. Dans 12 pays sur 28 qui ont fait l’objet d’enquêtes, la pilule a été plus employée par ces femmes que toute autre méthode moderne de planification familiale. Dans l’ensemble de ces pays, 52 % des femmes qui ont pratiqué la planification familiale ont fait appel à un certain moment à la pilule — soit 39 % de toutes les femmes célibataires sexuellement actives. En Bolivie, en Colombie, au Guatemala, au Nicaragua en République dominicaine et au Zimbabwe, entre 50 % et 60 % des femmes célibataires sexuellement actives se sont servies de la pilule.
L’usage de la pilule est sans doute encore plus répandu dans les pays développés que dans les pays en développement, bien qu’on ne possède pas de données sur l’utilisation éventuelle dans un grand nombre de pays développés. Au Canada, 86 % des femmes interrogées en 1995 avaient utilisé la pilule (38). Aux Etats-Unis, selon une estimation de 1990, 80 % de toutes les femmes nées depuis 1945 avaient employé la pilule (106). Peut-être le niveau d’emploi le plus élevé de la pilule est celui de l’Allemagne. Par exemple, 94 % des femmes de l’Allemagne de l’Est âgées de 30 à 44 ans ont pris la pilule (261). |