Photo of an Egyptian woman taking a pill.
Ministerio de Salud de Egipto

Table des matières

Chapitres
  1. Contexte
  2. Emploi des contraceptifs oraux
  3. Avantages des contraceptifs oraux
  4. Risques des contraceptifs oraux pour la santé
  5. Pilules contraceptives d’urgence
  6. Guide pratique des pilules d’urgence
  7. Problèmes de santé non résolus

Faites saillants

Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA

Volume XXVIII, Numéro 1
Printemps 2000
Série A, Numéro 9
Contraceptifs oraux

Avantages sur le plan des règles

Sur le plan des règles, les CO offrent les avantages suivants :

  • moins d’anémie ferriprive, en raison d’une diminution des saignements menstruels,
  • cycles menstruels plus réguliers,
  • moins de dysménorrhée, et
  • symptômes prémenstruels moins prononcés.

Moins d’anémie ferriprive. Leur écoulement menstruel étant réduit, les utilisatrices de CO peuvent, par rapport aux autres femmes, ne perdre qu’entre le tiers et la moitié du fer de leur sang durant la menstruation. Par exemple, en 1992, une étude effectuée au Danemark a constaté que les femmes qui employaient ou avaient employé la pilule avaient dans leur sang des niveaux nettement plus élevés de fer que les non utilisatrices et que ces niveaux de fer augmentaient en fonction du nombre d’années d’emploi de la pilule (307). Des études réalisées au Chili (343) et en Egypte (401) ont également constaté, chez les utilisatrices de la pilule, des niveaux de fer plus élevés que chez les non utilisatrices. L’administration de pi-lules contenant du fer que certaines marques présentent sous forme de placebo dans des plaquettes de 28 jours peut aussi aider. Une étude de Mexicaines anémiques a observé que les niveaux d’hémoglobine et de fer du sérum augmentaient sensiblement après une année de cycles de CO comportant des pilules combinées actives pendant 21 jours, suivies de pilules renfermant du fer pendant 7 jours (387).

A cause des niveaux plus élevés de fer que contient leur sang, les utilisatrices de CO risquent moins que les autres d’avoir une anémie ferriprive (147, 328, 466). Par ailleurs, en empêchant des grossesses non souhaitées, les CO — à l’instar d’autres contraceptifs — empêchent l’anémie associée à la grossesse (484). Dans les pays en développement, l’anémie pose un grave problème de santé pour les femmes, dont beaucoup ont un régime alimentaire insuffisant ou des infections parasites et subissent des grossesse répétées. Jusqu’à la moitié des femmes d’âge fécond vivant dans les pays en développement peuvent présenter des niveaux anormalement bas d’hémoglobine, pigment des globules rouges qui renferme du fer (532, 536).

Environ 60 % à 80 % des femmes qui emploient des CO saignent moins abondamment durant la menstruation qu’avant de commencer l’administration de CO ; en moyenne, les pertes de sang par cycle des utilisatrices de CO n’atteignent que 50 % à 60 % de celles des autres femmes (147, 260, 302, 328, 382, 433, 438). Une étude effectuée en Suède en 1992 a observé qu’un CO à faible dose, renfermant 30 µg d’estradiol d’éthinyl et 0,15 mg de désogestrel, réduisait la perte de sang menstruel à 56 % des niveaux antérieurs (260).

Cycles menstruels plus réguliers. En règle générale, les con-traceptifs oraux améliorent la régularité des cycles menstruels (179). Par exemple, une étude britannique de 2.115 femmes âgées de 18 à 49 ans a constaté que la plupart des utilisatrices de CO avaient des règles plus brèves et moins abondantes, qui se produisaient à des intervalles plus réguliers (49). Seulement 7 % des utilisatrices de CO signalaient des règles irrégulières, contre 10 % des utilisatrices du DIU, 11 % des femmes stérilisées et 12 % des femmes employant d’autres méthodes ou aucune méthode. L’étude de cohortes d’Oxford University/Family Planning Association (Oxford/FPA) a constaté que, par rapport aux non utilisatrices, les femmes qui employaient des CO, ou en avaient employé récemment (durant les 12 mois précédents), avaient un tiers de probabilité de moins d’être envoyées se faire soigner dans un hôpital à cause de l’irrégularité de leurs règles (495).

Egyptian poster that reminds pill users to take their pill.

Centre IFDC, Service d’information publique, Ministère égyptien de l’information

Cette affiche égyptienne rappelle aux utilisatrices de la pilule : « N’oubliez pas de prendre une pilule par jour. Si vous oubliez de le faire, prenez la pilule le lendemain, avec la pilule du jour même ».

Moins de dysménorrhée. Les CO sont très efficaces contre la dysménorrhée — douleur du bassin durant les règles, souvent accompagnée de nausées, de vomissement et de diarrhée (113). La moitié environ des femmes souffrent de dysménorrhée à un certain moment de leur existence et, dans 10 % environ des cas, la gêne suffisamment prononcée pour affecter la vie quotidienne (105, 227).

Les CO sont un traitement classique de la dysménorrhée (50, 189). En 1990, une étude suédoise a constaté que les utilisatrices de CO à faible dose, aussi bien monophasés que triphasés, avaient des dysménorrhées moins prononcées que les non utilisatrices (309). Les CO combinés semblent être plus efficaces que les pilules progestatives pour réduire la dysménorrhée (68).

Symptômes prémenstruels moins prononcés. Plusieurs études ont constaté que les symptômes prémenstruels sont moins prononcés chez les utilisatrices de CO que chez les autres femmes (20, 100, 166, 253, 311, 341, 427). Cependant, des différences de définition et de mesure des symptômes rendent difficile la comparaison des effets de diverses formulations (11, 294, 308, 309). Le syndrôme prémenstruel, causé par des changements hormonaux naturels, commence au milieu du cycle menstruel et a tendance à s’intensifier durant les sept jours qui précèdent la menstruation. De multiples symptômes physiques et/ou émotifs caractérisent le syndrôme prémenstruel, tels que maux de tête, fatigue, acné, douleurs, mal au dos, sein douloureux, changements de libido, nervosité, difficulté de concentration, irritabilité, angoisse et dépression. Les symptômes s’atténuent quand la femme commence à menstruer. La plupart des femmes éprouvent à un moment donné des symptômes prémenstruels perceptibles ; 10 % ou moins signalent un inconfort prononcé (50, 225).


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