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Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA Volume XXVIII, Numéro 1 |
Cancer du foieUn certain nombre d’études de cas avec témoins effectuées dans des pays développés ont dépisté un risque accru d’un rare cancer du foie, l’hépatome, chez les utilisatrices de CO (139, 196, 254, 324, 342, 455, 548). Ces études ont signalé, chez ces utilisatrices, des risques de 2 à 20 fois plus grands que parmi les non utilisatrices. La plus grande étude a constaté que les femmes qui employaient des CO pendant huit ans ou plus risquaient quatre fois plus que les autres d’avoir ce cancer du foie (324). Par contre, une étude récente effectuée dans six pays européens (191) et une étude effectuée en Afrique du Sud (240) n’ont pas observé de risque accru de l’hépatome chez les utilisatrices à court ou à long terme. On a besoin de multiplier les recherches dans les pays en développement. L’hépatite B et l’hépatite C, qui sont les plus importants facteurs de risque de cancer du foie, sont beaucoup plus fréquentes dans ces pays qu’ailleurs (191). On ne sait pas s’il pourrait y avoir une interaction entre les CO et l’hépatite qui fasse augmenter davantage le risque de cancer du foie. L’OMS a effectué une étude dans huit pays en développement où l’hépatite est répandue ; elle n’a pas constaté d’accroissement du risque de cancer du foie associé à l’emploi à court terme des CO. Dans cette étude de l’OMS, peu de femmes avaient employé des CO pendant plus de trois ans (444).
Le cancer du foie est assez rare, mais il est en général mortel dans les douze mois qui suivent un diagnostic. Dans ces conditions, si les CO faisaient sensiblement augmenter le risque de cancer du foie, l’incidence de la maladie et la mortalité qui en résulte auraient dû augmenter sensiblement depuis les années 1960, quand on a commencé à employer les CO. Or, une étude récente n’a pas trouvé de preuve d’une intensification du risque ou de la mortalité aussi bien aux Etats-Unis qu’en Suède, deux pays où les CO sont largement utilisés depuis les années 1960. Par contre, l’étude a observé une augmentation progressive de l’incidence de cancer du foie et de la mortalité qu’il entraîne au Japon, où on emploie rarement les CO (501). Malgré la persistence d’incertitudes, les avantages des contraceptifs oraux l’emportent de loin sur leurs risques pour la vaste majorité des femmes. La poursuite des recherches a permis d’identifier plus précisément les quelques femmes qui courent des risques graves et devraient choisir une autre méthode de contraception. Quarante ans après leur mise en vente, les CO restent populaires en raison de leur commodité, de leur efficacité et de leur innocuité. |