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Faits saillants
Avril, 1999 Série H, Numéro 9 |
Connaissance des
condoms et du SIDA Pour éviter le SIDA, les personnes sexuellement actives qui ne sont pas mutuellement monogames doivent avoir connaissance du SIDA et des condoms, savoir que les condoms empêchent le SIDA, comment on peut s’en procurer et comment s’en servir correctement. Population Reports a analysé de nouvelles données d’enquêtes démographiques et de santé concernant 27 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine (voir Tableau 5). Ces données, et d’autres études, conduisent à croire que, si on veut se protéger contre le SIDA, et protéger son partenaire, les niveaux de connaissances doivent s’améliorer. Dans la plupart des pays, presque tout le monde a entendu parler du SIDA. On connait bien aussi les condoms. Or, un grand nombre de personnes qui ont entendu parler du SIDA et des condoms ne savent pas que l’emploi de ces derniers peut empêcher le SIDA. Ce manque de connaissance peut être mortel.
Quand on cite le nom de la maladie, une forte majorité des personnes interrogées, dans tous les pays, ont déclaré avoir entendu parler du SIDA. Ce taux de réponses ne veut pas nécessairement dire cependant que les personnes savent comment se transmet le SIDA, ou qu’on peut l’empêcher en utilisant des condoms. Moins de personnes mentionnent le SIDA quand on leur demande de nommer spontanément des maladies, sans leur souffler de réponse ; cela n’est pas surprenant. Par exemple, au Mali, seulement 70 % des hommes mariés ont mentionné spontanément le SIDA, alors que 93 % déclaraient, quand on les aidait, en avoir entendu parler (122). En Haïti, 77 % des femmes jamais mariées mentionnaient spontanément le SIDA, contre 97 % quand on les aidait (87). Dans beaucoup de pays, les hommes ont mieux conscience du SIDA que les femmes, tandis que les femmes jamais mariées sont légèrement plus susceptibles que les femmes mariées d’avoir entendu parler du SIDA. Cependant, dans la plupart des pays d’Amérique latine, la connaissance du SIDA est quasiment universelle aussi bien parmi les hommes que parmi les femmes. Les différences de connaissance du SIDA entre hommes et femmes sont plus prononcées en Afrique occidentale. Au Niger, qui représente le cas extrême, 90 % des hommes mariés interrogés en 1997 disaient avoir entendu parler du SIDA, contre 51 % des femmes mariées (voir Tableau 5). D’autres études effectuées en Chine, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Turquie ont également constaté un manque important de connaissance du VIH/SIDA et d’autres IST (59, 299, 320).
Néanmoins, une personne qui dit connaître les condoms peut ne pas savoir grande chose à leur propos, y compris comment s’en servir correctement. En Ouganda, en 1993, une étude a constaté que la quasi-totalité des personnes interrogées avaient entendu parler des condoms mais que seulement environ un sur 10 savait comment s’en servir correctement (283). Au Ghana, en 1997, des recherches qualitatives ont constaté qu’un grand nombre de jeunes femmes évitaient les condoms parce qu’elles croyaient, à tort, que les condoms se déchiraient dans la plupart des cas et causaient une série de problèmes de santé (214). Dans le Gujarat, en Inde, une étude de 1997 a montré que 15 % seulement des personnes interrogées savaient qu’un condom ne devait pas être réutilisé, et que 7 % seulement savant qu’il ne fallait pas employer un lubrifiant à base d’huile avec un condom en latex (485).
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