Table des matières

         Chapitres
  1. Une crise de santé: la pénurie de condoms
  2. Le comportement sexuel et les condoms
  3. La connaissance des condoms et du SIDA
  4. Quelle est l’efficacité des condoms ?
  5. De nouveaux condoms pour le nouveau millénaire
  6. Amélioration de l’accès
  7. Promotion des condoms
  8. Politiques d’emploi du condom

Faits saillants

Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202 USA.


Volume XXVII, Numéro 1
Avril, 1999

Série H, Numéro 9

Effectiveness Against HIV/AIDS and Other STIs

Même en présence du SIDA, il est peu probable qu’on emploie des condoms à l’occasion de tous les actes sexuels. Cependant, mieux vaut peu que pas du tout (411). Sans pour autant assurer une ‹‹ sécurité parfaite ›› des rapports sexuels, les condoms réduisent sensiblement le risque individuel d’infection.

Des tests de laboratoire montrent qu’aucune IST, VIH compris, ne peut traverser un condom en latex intact (111, 112, 162, 284, 446, 494). Parfois, des organismes infectieux peuvent traverser des condoms fabriqués avec des intestins d’agneau, qu’on appelle souvent condoms en peau naturelle ; ces condoms doivent donc être utilisés uniquement à des fins de contraception, et non pas de prévention de l’infection (86, 363).

Protection contre le VIH/SIDA. Quand on s’en sert correctement lors de tous les actes sexuels, les condoms offrent une protection extrêmement efficace contre l’infection par le VIH. Toutes les 10 études de cohortes effectuées jusqu’en 1995 qui ont évalué l’emploi du condom parmi des couples hétérosexuels ont montré qu’un emploi constant du condom protégeait contre le VIH (166).

La preuve la plus convaincante de l’efficacité du condom est fournie par des études de couples discordants sur le plan du VIH — couples dont un partenaire est infecté par le VIH, tandis que l’autre ne l’est pas (166, 557). Les études de ces couples ont constaté de faibles risques d’infection chez les utilisateurs constants du condom (22, 166, 167, 177, 311, 378, 416, 557). Dans trois études récentes, les taux d’infection étaient inférieurs à 1 % par an parmi les utilisateurs constants du condom (134, 141, 473). En Europe, une étude multinationale de 256 couples discordants sur le plan du VIH suivis en moyenne pendant 20 mois a constaté qu’aucune infection ne se déclarait chez ces couples qui employaient des condoms à l’occasion de chaque rapport sexuel (134).

Un emploi général et constant des condoms pourrait réduire suffisamment le nombre de séropositifs pour ralentir la diffusion du VIH/SIDA (410). Les condoms peuvent aider à empêcher à long terme la diffusion du SIDA non seulement en bloquant la transmission du VIH mais aussi en protégeant contre d’autres IST. Les personnes atteintes d’IST, notamment celles qui causent des ulcères génitaux — chancre mou, virus du papillome génital humain, herpès simplex et syphilis — risquent deux à sept fois plus de devenir infectées par le VIH que celles qui ne le sont pas (142, 306, 307, 401, 416).

Une certaine protection contre d’autres IST. Depuis les années 1970, des études de l’emploi ordinaire ont prouvé que les condoms offrent une certaine protection contre la gonorrhée, la syphilis et la chlamydia (39, 46, 85, 86, 131, 253, 346, 400, 492). Par exemple, l’emploi constant du condom réduit sans doute d’environ 60 % à 80 % le risque d’infection par chlamydia et gonorrhée (471). Une étude a constaté que les condoms réduisent d’environ 30 % le risque de trichomoniase (457). Les condoms offrent moins de protection contre l’herpès, le virus du papillome humain impliqué dans le cancer du col, et d’autres IST qui peuvent être transmises par contact de peau à peau entre des parties du corps que ne recouvrent pas les condoms (86, 93, 146, 300).

Des condoms traités au spermicide le plus communément employé, le nonoxynol-9, ne semblent pas offrir une plus grande protection contre les IST que les autres condoms (162). Bien que les spermicides soient efficaces contre les IST ordinaires, le volume répandu sur les condoms ne représente que le tiers environ de celui des spermicides vaginaux et peut ne pas être suffisant pour empêcher la transmission des IST (26, 533). Une étude récente des professionnelles du sexe en République dominicaine n’a constaté aucune différence de taux d’IST parmi les femmes qui se servaient de condoms lubrifiés au nonoxynol-9 et celles qui employaient des condoms lubrifiés au silicone (454).

Protection contre la salpingite aiguë et la grossesse ectopique. En empêchant les IST, les condoms aident aussi à empêcher l’infection génitale haute et ses conséquences, la stérilité et la grossesse ectopique (grossesse en dehors de l’utérus) (285, 319). La grossesse ectopique peut être mortelle et exiger une intervention chirurgicale ; jusqu’aux deux-tiers des femmes qui survivent sont stériles (225).


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