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Faits saillants
Avril, 1999 Série H, Numéro 9 |
Assurer la qualité des condomsEn règle générale, il existe des normes de dimension, de résistance à la rupture, d’absence de trous, de conditionnement et d’étiquetage. Des normes décrivent aussi comment organiser les tests d’étanchéité et de résistance à la rupture avant de mettre les condoms sur le marché (476). Dans le monde entier, trois grandes organisations ont défini des normes de fabrication des condoms — l’Organisation internationale de normalisation (ISO), le Comité européen de normalisation (CEN) et l’American Society for Testing and Materials (ASTM). Ces dernières années, ces trois organisations ont évolué en direction d’une plus grande uniformité des normes. On ne soumet d’ordinaire que les nouveaux condoms à des tests d’étanchéité (476). On soumet des condoms vieillis à des tests pour voir dans quelle mesure et pendant combien de temps ils conservent leur résistance une fois sortis de l’usine. Quand un sachet se fend ou se déchire, le condom qu’il renferme se dégrade rapidement.
On ne soumet d’ordinaire que les nouveaux condoms à des tests d’étanchéité (476). On soumet des condoms vieillis à des tests pour voir dans quelle mesure et pendant combien de temps ils conservent leur résistance une fois sortis de l’usine. Quand un sachet se fend ou se déchire, le condom qu’il renferme se dégrade rapidement. L’exposition aux rayons ultraviolets, à la chaleur, à l’humidité et à l’ozone dégrade le latex et affaiblit donc les condoms en latex (43, 190, 564, 573). Plus les condoms sont exposés à ces situations, plus ils se déchirent facilement. Une nouvelle norme ISO, qui devrait être adoptée en 1999, concerne les condoms à utiliser dans des climats humides ; elle prévoit le conditionnement sous feuille plastifiée imperméable, qui empêche complètement la dégradation par oxydation, même à des températures élevées (188, 191). L’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et d’autres organisations qui achètent de grosses quantités de condoms les soumettent à des tests pour s’assurer qu’ils répondent aux spécifications des cahiers de charge, lesquels sont d’ordinaire analogues aux normes nationales (207). Pour s’assurer que les condoms ne se sont pas dégradés durant l’expédition et l’entreposage, les acheteurs institutionnels ou les organismes de contrôle peuvent soumettre des échantillons de condoms à divers tests le long de la chaîne de distribution. Cependant, ces tests sont rarement réalisés (119, 201, 207, 324, 598). Les responsables de programmes peuvent effectuer régulièrement leurs propres inspections visuelles sur des échantillons prélevés au hasard à tous les niveaux du système de distribution. Si l’un quelconque des condoms ou leur conditionnement semble endommagé, on peut alors prélever un échantillon sur le lot affecté et l’envoyer à un laboratoire. Les stocks de condoms plus vieux peuvent se dégrader sans présenter de signes visibles sur le conditionnement (207). Si possible, on devrait envoyer au laboratoire des échantillons prélevés sur les stocks vieux de plus de trois ans (597). Le maintien d’une bonne qualité uniforme est devenu de plus en plus préoccupant à la suite de l’accroissement du nombre de fabriquants dans le monde (560). Comme un contrôle rigoureux de la qualité fait augmenter les coûts de fabrication, les fabriquants peu scrupuleux ont intérêt à assouplir les normes de contrôle. L’OMS recommande que les gouvernements fassent figurer dans les modalités de passation des marchés une clause demandant la préqualification des fournisseurs et exigeant que tous les lots subissent des tests de contrôle (562, 563). En 1998, les services sud-africains ont dû renvoyer des millions de condoms importés défectueux qui n’avaient pas fait l’objet d’une vérification satisfaisante (438). Peu après cet incident, l’Afrique du Sud a renforcé ses spécifications et ses normes de vérification des condoms (564). |