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Faits saillants
Avril, 1999 Série H, Numéro 9 |
Expansion et multiplication des points de venteQuand les gouvernements ont été la principale source de condoms, on peut améliorer l’accès en accroissant le rôle du secteur privé. En Chine, par exemple, le gouvernement a été pendant longtemps le seul fournisseur de condoms (461). Aujourd’hui, la Qingdao Latex Factory fabrique sa propre marque de condoms vendus au détail, le Double Butterfly, et a conclu un accord avec le London International Group pour fabriquer, commercialiser et vendre les condoms Durex à Beijing, Shanghai et Guangzhou (325, 443). L’offre de condoms en dehors des pharmacies peut faire augmenter les ventes. Ces points de vente peuvent être des épiceries, des magasins d’alimentation, des magasins de restauration rapide, des clubs sociaux, des boîtes de nuit, des salons de coiffure, des bars, des hôtels, des pensions, des kiosques, des marchés de plein air, des pompistes, des taxis, voire des bateaux (244, 275, 317, 399, 423, 496, 516). Depuis plus de dix ans, des organisations de la Thaïlande et du Brésil encouragent les propriétaires d’hôtels et de motels à offrir des condoms dans leurs chambres (205, 572). Une bonne stratégie consiste à placer des points de vente de condoms dans des lieux où se rassemblent des personnes à hauts risques (106, 234) — par exemple installations militaires, dortoirs scolaires, centres de loisirs et autres lieux touristiques, centres de transport, relais de camionneurs, cliniques de traitement de désintoxication, bars et rues, notamment dans les quartiers de prostitution (155, 520). Les prisons sont un lieu de choix pour la diffusion du VIH ; or, peu de prisonniers ont accès à des condoms. Les autorités hésitent entre le besoin de limiter la diffusion du VIH/SIDA et la crainte de sembler approuver les rapports sexuels entre hommes (399, 606). Il peut être également utile de rendre les condoms accessibles 24 heures sur 24 (234). Des distributeurs automatiques assurent l’anonymité, sont commodes et peuvent donc améliorer l’accès (95, 97). A Moscou, à partir de mai 1998, un projet de la municipalité, qui a reçu le nom de Capsule d’amour, exige qu’on place des distributeurs automatiques dans tous les lieux de loisirs qui restent ouverts tard dans la nuit, y compris discos, casinos et restaurants. Environ 1.000 appareils offrent des condoms (37, 258). Au Royaume-Uni, on peut se procurer des condoms dans quelque 38.000 distributeurs automatiques placés dans des bars, des débits de boisson et autres lieux où le public se réunit à ses heures de loisir (354). Depuis longtemps, les programmes de planification familiale ont recours à la distribution à base communautaire pour fournir des condoms à la communauté, notamment dans les zones rurales et autres qui manquent d’autres débouchés (41, 265, 333 421, 461, 593). Les programmes de prévention des IST utilisent aussi la formule de distribution à base communautaire pour atteindre les groupes à risques élevés (605). Depuis un certain nombre d’années, des programmes de planification familiale fondés sur l’emploi distribuent des condoms, des informations et des produits de planification familiale, surtout aux hommes (221, 448, 452). De plus en plus, des propriétaires et directeurs d’entreprises s’intéressent à la prévention du VIH/SIDA et autres IST qui contribuent à l’absentéisme, à la perte d’employés précieux et aux coûts élevés des soins de santé (12, 66). On offre de plus en plus des condoms sur les lieux de travail. En République dominicaine, par exemple, un programme de prévention du SIDA distribue des condoms aux employés d’hôtels (66). Les bureaux de la banque Barclay’s, en Zambie, offrent gratuitement des condoms aux employés, tandis que l’entreprise d’aluminium Billiton, en Afrique du Sud, place des condoms dans toutes les toilettes (348). Au Zimbabwe, la Commercial Farmer’s Union distribue gratuitement des condoms dans les magasins agricoles, les brasseries et les bureaux de paie (66). En outre, en Ouganda, un projet national de prévention du SIDA réalisé par la Fédération des employeurs ougandais a distribué des condoms sur les lieux de travail des principaux employeurs, dans tout le pays, et a appris aux employés à faire la propagande des condoms et à les distribuer à leurs camarades (150, 468). Beaucoup de pays donnent des condoms aux membres des forces armées qui peuvent courir des risques d’IST parce qu’ils sont souvent jeunes, sexuellement actifs, loin de leur foyer et peuvent se croire invulnérables (247, 579). Au Ghana, par exemple, l’armée et la police nationale ont eu recours à une formule de marketing social pour vendre des condoms à bas prix dans les casernes, magasins militaires et cantines (66). Au Nicaragua, l’armée et la police sont maintenant tenus d’avoir des condoms en leur possession en permanence (38). En Ouganda, l’armée a distribué des condoms non seulement dans les installations militaires mais aussi dans tous les lieux proches fréquentés par des soldats (466). En Afrique du Sud, l’armée soumet désormais toutes les nouvelles recrues à des tests de VIH et distribue des condoms aux soldats (607). |