CONTENTS

        Chapitres
  1. Plus nombreux, besoins divers
  2. Croissance, changement et risque
  3. Programmes pour jeunes adultes
  4. Résultats des évaluations
  5. Obtenir le soutien de la ommunauté et des jeunes dultes

HIGHLIGHTS

Ce numéro comporte également : Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland, 21202-4012, USA.


Volume XXIII, Numéro 3
Octobre, 1997

Vastes programmes scolaires

Les programmes réalisés dans les écoles ont été les premiers à viser les jeunes adultes, et ils restent les plus importants (voir Tableau 9). Ces programmes fournissent des informations et donnent une éducation, mais n'offrent aucun service.

Durant les années 60, les préoccupations suscitées par la croissance de la population ont conduit à instituer dans les écoles des programmes d'éducation démographique. Ces programmes étaient centrés sur les rapports qui existent entre la croissance de la population, la nation et l'individu. On enseignait aux élèves que les choix auxquels ils procédaient au sujet du nombre de leurs enfants conditionnaient non seulement leur propre avenir, mais aussi celui de la nation. On supposait que ces informations allaient motiver les jeunes pour qu'ils limitent la dimension de leurs familles (74). Les premiers programmes nationaux, réalisés en Inde, aux Philippines et en Corée du Sud à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix, ne parlaient ni de sexualité ni de contraception. Durant les années 70, quelques programmes d'Amérique latine expliquaient la physiologie de la reproduction tandis que, en Afrique, ils donnaient la priorité au développement économique et aux questions d'environnement (74, 424, 495). A cette époque, comme aujourd'hui, chaque pays définissait ses propres programmes d'études et décidait comment les réaliser.

A l'heure actuelle, la plupart des programmes qui sont rangés dans la catégorie générale d'éducation pour la vie familiale cherchent à aider les jeunes à organiser une existence productive. Les cours portent sur la croissance démographique, mais traitent aussi de questions telles que la santé personnelle, la nutrition, l'organisation de l'existence, la prise de décision et le respect dû aussi bien aux femmes qu'aux hommes (446). Certains programmes prévoient aussi une étude de la physiologie de la reproduction, de la sexualité et de la contraception. Bien que certains pays, tels que l'Inde et le Kenya, aient des programmes uniformes dont les plans d'étude sont définis par les ministères de l'éducation, d'autres laissent aux régions, aux circonscriptions scolaires, voire aux écoles ou aux enseignants eux-mêmes le soin de choisir les matières enseignées (446). Dans beaucoup d'endroits, les programmes d'éducation pour la vie familiale prêtent à controverse et, même lorsqu'ils sont endossés par le gouvernement, ils ne sont pas toujours mis en oeuvre, souvent parce que les enseignants élèvent des objections contre la documentation fournie ou n'ont pas reçu la formation voulue (320). La plupart des programmes d'éducation pour la vie familiale n'ont pas fait l'objet d'une évaluation ou n'ont même pas été décrits en détail ; on ne sait donc pas grand chose du retentissement qu'ils peuvent avoir.

Vers la fin des années 80, un grand nombre de pays et de services d'enseignement ont vu dans l'éducation pour la vie familiale, impartie dans les écoles, une méthode rapide et efficace permettant d'informer le public au sujet du SIDA (495). Des programmes existants ont ajouté un volet d'information concernant le SIDA (495). Certains pays, comme le Malawi et le Pérou, ont entrepris de nouveaux programmes d'éducation pour la vie familiale afin de parler du SIDA (81, 234).

Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) ont financé la plupart des programmes d'éducation pour la vie familiale entrepris dans des pays en développement. En 1995, le FNUAP soutenait des programmes scolaires nationaux ou régionaux dans 79 pays du monde. Dans certains cas, le FNUAP aide aussi des programmes de diffusion de l'éducation pour la vie familiale que réalisent des organisations non gouvernementales et des groupements de jeunesse, tels que les Boy Scouts et les Girl Guides (447).


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