TABLE DE MATIERESRecommandations du groupe sur les orientations/compétences techniques :
Octobre 1996 |
Méthode de l'allaitement maternel et de l'aménorrhée La méthode de l'allaitement maternel et de l'aménorrhée (MAMA) est la méthode de planification familiale basée sur la physiologie de l'allaitement maternel. Si une femme allaitant au sein remplit les trois critères suivants, son risque de grossesse dans les trois mois du post-partum est aux alentours de 2 %, ou 1 de 50. MAMA comporte trois critères : 1. L'aménorrhée, définie comme l'absence de règles. Le retour des menstruations est défini comme les deux premiers jours consécutifs de saignement ou de spotting ayant lieu après deux mois du post-partum. 2. L'allaitement maternel complet ou presque complet comprend l'allaitement maternel exclusif, l'allaitement presque exclusif et l'allaitement presque complet, jour et nuit à la demande du bébé. L'efficacité et la durée de MAMA sont renforcées par des modes d'allaitement plus intenses, surtout pendant les premières semaines et les premiers mois. 3. Moins de six mois du post-partum.
Q. 1. Quand les utilisatrices de MAMA devraient-elles commencer à utiliser une autre méthode ?Selon l'OMS, les méthodes progestatives (p. ex. PP, Depo Provera, Norplant) ne devraient pas être commencées avant six semaines du post-partum et les méthodes contenant des oestrogènes (COC, CIC) ne devraient pas être démarrées par les femmes qui allaitent avant six mois du post-partum. Raison fondamentale : Tant que les critères sont remplis, la MAMA reste une méthode contraceptive très efficace (214). Les méthodes non hormonales ne comportent aucun effet sur la lactation ou le bébé. Les méthodes progestatives n'ont pas d'effet connu mais entrent dans la Catégorie 3 de l'OMS (les avantages ne justifient pas les risques) pour des inquiétudes théoriques concernant la transmission des stéroïdes dans le lait maternel dans les six semaines du post-partum. Suite à leur effet sur la lactation (OMS Catégorie 3), en général les méthodes à base d'oestrogène ne devraient pas être utilisées par les femmes qui allaitent avant six mois du post-partum (302). Recommandation : Une utilisatrice de la MAMA devrait avoir sous la main une autre méthode contraceptive qu'elle peut démarrer elle-même. Une femme devrait avoir la possibilité de faire un choix informé en vue de commencer toute autre méthode appropriée pendant qu'elle est encore protégée par la MAMA. Ensuite, elle peut commencer cette méthode lorsque les critères MAMA ne sont plus remplis ou qu'elle ne veut plus dépendre de la MAMA. Raison fondamentale : La méthode dont dispose l'utilisatrice de la MAMA (et qu'elle peut utiliser lorsqu'elle ne dépend plus de MAMA) peut être une méthode de suivi choisie par la femme ou elle peut l'utiliser en tant que méthode complémentaire temporaire jusqu'à ce qu'elle ait l'occasion de rendre visite à un prestataire de la planification familiale pour obtenir la méthode de son choix. Un prestataire peut être raisonnablement sûr qu'une utilisatrice n'est pas enceinte si les critères MAMA sont satisfaits. Le prestataire peut ensuite fournir la méthode choisie (conformément au protocole de cette méthode) avant la fin de MAMA (214). Le fait d'avoir sous la main une méthode contraceptive que l'utilisatrice peut démarrer elle-même lorsqu'elle met fin à la MAMA (ou lorsque la femme ne veut plus dépendre de MAMA) diminue le risque d'avoir une période de battement sans protection. Recommandation : Si une femme utilisant MAMA court le risque de contracter une MST, y compris le VIH/SIDA, elle devra probablement en plus de la MAMA utiliser les condoms ou autre méthode de barrière pour sa protection contre les MST. Raison fondamentale : La MAMA n'offre aucune protection contre les MST ou le VIH. Il faut encourager les clientes qui courent le risque de contracter ces maladies à utiliser des méthodes de barrière et leur donner une orientation sur les comportements qui peuvent diminuer ce risque.
Q. 2. L'utilisation de MAMA peut-elle |