TABLE DES MATIERES
FAITS SAILLANTS
Octobre, 1998 Série J, Numéro 46 |
En général, les hommes approuvent la planification familiale si l'on en juge d'après l'EDS et d'autres enquêtes. Mais le niveau d'approbation varie d'un pays à l'autre et en fonction du lieu de résidence, du niveau socioéconomique et du niveau d'instruction des hommes (76, 196, 213). Dans huit des 12 pays où une EDS a été faite auprès d'hommes, 70 % de ces derniers ou plus approuvent l'emploi de la contraception (voir Tableau 2). Dans six de ces pays, 90 % ou plus l'approuvent. C'est en Afrique de l'Ouest que l'approbation est la plus faible, exception faite toutefois du Ghana. D'autres études trouvent également que les hommes sont généralement favorables à la planification familiale (30, 183, 232, 238). Les hommes des zones urbaines sont plus susceptibles que ceux des zones rurales d'approuver la planification familiale. Mais la différence n'est marquée que dans quelques enquêtes, surtout au Cameroun et au Sénégal. De plus, des pourcentages légèrement plus élevés d'hommes plus jeunes tendent à approuver la planification familiale, comparés aux hommes plus âgés Dans presque tous les pays, les hommes plus instruits sont plus susceptibles d'approuver la planification familiale. L'influence de l'éducation est surtout notable au Cameroun où 20 % seulement des hommes sans instruction approuvent la planification familiale alors que 75 % des hommes avec une éducation secondaire ou supérieure l'approuvent Les taux d'approbation sont élevés chez les hommes mais ils sont généralement plus faibles que ceux des femmes. Par exemple, au Sénégal, 72 % des femmes approuvent, comparées à 52% des hommes (76). Mais au Malawi et au Pakistan, les hommes sont plus susceptibles que les femmes d'approuver la planification familiale. Au Pakistan, les taux d'approbation des hommes sont plus élevés que les taux d'approbation des femmes, de plus de 10 points de pourcentage. La plupart des hommes interrogés pensent qu'ils devraient partager la responsabilité de la planification familiale avec leur épouse. Mais un grand nombre d'hommes ont du mal à assumer cette responsabilité au vu du choix très limité de méthodes contraceptives masculines. Si les hommes disposaient d'un meilleur choix de méthodes contraceptives, ils pourraient être engagés plus positivement à la planification familiale (204) (voir De nouvelles méthodes en Chapitre 1.3). Par exemple, aux Etats-Unis, une enquête de 1997 constatait qu'environ 70 % des hommes étaient d'accord pour dire que les hommes devaient assumer une plus grande responsabilité au niveau du choix et de l'utilisation de la contraception. Environ 66 % ont dit qu'ils seraient prêts à essayer un contraceptif oral hormonal et 36 % envisageraient un implant hormonal, si ces méthodes devenaient disponibles pour les hommes (111). Toutefois, il reste à voir si de fait les hommes utiliseraient une méthode hormonale masculine ou si les femmes feraient confiance aux hommes pour utiliser correctement et régulièrement une méthode hormonale (205). |