TABLE DES MATIÈRESChapitres
Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA. Volume XXVII, Numéro 2 |
La planification familiale pour l’avenirLe soutien apporté à la planification familiale aide nos contemporains et aide aussi à atténuer à l’avenir les pressions causées par une croissance démographique rapide. Des baisses de fécondité, même légères, feront plus tard une différence considérable.
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Alors que les taux de croissance démographique vont continuer à ralentir dans les pays en développement, le nombre d’habitants va continuer à augmenter du fait qu’il y a plus de femmes d’âge fécond. |
Même si elles sont modestes, les baisses de fécondité qui ont lieu aujourd’hui feront une différence considérable, à long terme, sur le plan des effectifs de la population. Dans certains pays, la population augmente à raison de plus de 2 % par an, voire, dans quelques cas, à raison de 3 % par an. A un taux annuel de croissance de 3 %, une population double en 23 ans.
Les programmes de planification familiale sont un investissement avisé. Depuis les années 1960, les programmes de planification familiale jouent un rôle fondamental — peut-être même le rôle fondamental — dans le ralentissement de la croissance démographique. Des études ont estimé que entre 20 % et 50 % de la baisse de fécondité qui a eu lieu dans les pays en développement est le résultat direct de programmes de planification familiale (5). Néanmoins, une étude de 20 pays effectuée en 1990 a constaté que 22 % des naissances n’étaient pas souhaitées (28). Ces statistiques conduisent à penser qu’un grand nombre de femmes qui voulaient maîtriser leur propre fécondité n’ont pas eu les moyens de le faire.
Dans les pays en développement, où la pratique de la contraception est passée de 10% en moyenne durant les années 1960 à plus de 50% aujourd’hui, l’indice synthétique de fécondité (ISF) a reculé d’environ la moitié — d’une moyenne de plus de six enfants par femme durant les années 1960 à environ trois enfants de nos jours (227). En fait, le rapport entre la prévalence de la contraception et le niveau de fécondité d’un pays est un rapport étroit. Dans les pays à forte prévalence de la contraception, l’ISF est faible ; lorsque le prévalence de la contraception est faible, l’ISF est élevé (voir figure ci-dessous).
Des différences de la dimension moyenne de la famille ont de profondes répercussions en quelques générations. Prenons comme exemple les répercussions qui s’exerceraient durant quatre générations si chaque femme n’avait que deux enfants au lieu de trois ou cinq. Si chaque femme n’avait que deux enfants, comme c’est le cas aujourd’hui dans de nombreux pays développés, et si chacun de ces enfants avait à son tour deux enfants, lesquels en avaient eux-mêmes deux, la femme n’aurait que huit arrière-petits-enfants.
Si, au contraire, la femme avait eu trois enfants et si ses enfants et leurs propres enfants en avaient également trois, elle aurait alors 27 arrière-petits-enfants. Si la famille de 5 enfants devait rester la norme, comme c’est le cas aujourd’hui dans certains pays africains, elle aurait alors 125 arrière-petits-enfants.
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Dans les pays où peu de couples pratiquent la contraception, la fécondité est élevée. Lorsque beaucoup pratiquent la |
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Mesure de la croissance démographique | ||
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Données |
Moyennes des pays |
Indice synthétique de fécondité |
3.2 | |
Taux de croissance démographique (%) |
1.7 | |
Population en 1999 (en millions) |
4.8 | |
Population projetée en _____ avec un taux de croissance de _____ % * |
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* Afin de calculer la future dimension de la population durant une année donnée, multiplier la population actuelle par le taux de croissance annuel et multiplier la somme par le nombre d'années de la projection. Par exemple, une population de 4 millions en 2000 qui augmente à raison de 2 % par an atteindra 4.08 millions en 2001 (4.0 x 1.02) et 4.16 millions en 202 (4.08 x 1.02) pour passer aux alentours de 4.4 millions en 2005, et ainsi de suite. | ||