
JHU/CCP
Table des matières
Chapitres
- Pourquoi un choix éclairé
est important
- Décisions de planification
familiale
- Politiques pour un choix
éclairé
- Communication et choix
- Amélioration de l’accès
- Gestion pour un choix éclairé
- Communications client-prestataire
Faits saillants
Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins Uni versity School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA
Volume XXVIII, numéro 2,
Eté 2000
Série J, numéro 50
Programmes de planification familiale |
Le principe du choix éclairé est centré sur l’individu. Or, la plupart des gens prennent des décisions de planification familiale en réponse à toute une série d’influences externes. Il s’agit d’influences exercées par le ménage et les normes communautaires, par les lois et politiques de l’Etat, les informations disponibles, et l’accès aux méthodes et aux services de planification familiale. Souvent, les gens n’ont pas conscience, en raison de leur caractère indirect, des facteurs qui interviennent dans leurs possibilités de procéder à des choix éclairés.
Les gouvernements exercent, sur les décisions de planification familiale,
une influence qui est à la fois indirecte, par exemple quand les lois
affectent les possibilités qu’ont les femmes de prendre des décisions
indépendantes, et directe, par exemple quand l’accès aux informations,
aux produits et aux services de contraception est réglementé (67). Les
informations et les valeurs communiquées par les médias et d’une personne
à une autre conditionnent le volume des connaissances de la planification
familiale et l’intérêt qu’on lui porte (81, 345). L’accès à la contraception
— nombre de méthodes disponibles et leur facilité d’obtention — conditionne
les possibilités d’employer les méthodes qu’on préfère (143)(voir Figure
1).
On sait depuis longtemps que la consultation est un élément fondamental qui permet d’assurer un choix éclairé ; or, ce qui se produit avant la visite à un prestataire de services peut être encore plus important. En règle générale, on prend les décisions de planification familiale par petites étapes durant la période de fécondité, et non pas à la suite d’un choix unique (438).
Les plus grandes décisions de planification familiale
— faut-il maîtriser sa fécondité et faut-il recourir à une méthode de
planification familiale — sont généralement prises avant même qu’on envisage
la contraception ou qu’on rencontre un prestataire de services. Au moment
où ils deviennent des clients de la planification familiale, les intéressés
songent déjà d’ordinaire à une certaine méthode de contraception et possèdent
quelques informations — véridiques ou fausses — la concernant (244). Par
exemple, dans chacun des 50 pays pour lesquels on possède des données
des enquêtes démographiques et de santé, au moins 80 % des femmes en union
qui projetaient de commencer à pratiquer la planification familiale disaient
songer à une certaine méthode ; dans 26 pays, cette proportion dépassait
90 % (voir el Tableau 1).
Dans l’étude de six pays dont il a été question plus haut (voir Persistance
de la pratique de la contraception, chapitre 1.2), 75 % à 100
% des femmes songeaient à une certaine méthode au moment où elles arrivaient
au dispensaire de planification familiale (193). Par ailleurs, en Equateur,
en Ouganda et au Zimbabwe, plus de 94 % des clientes avaient une préférence
pour une certaine méthode avant de recevoir les conseils d’un prestataire
(407). Au Kenya, au moins 46 % des nouvelles clientes avaient, au moment
de leur arrivée au dispensaire, une préférence pour une certaine méthode
(244). Dans un dispensaire du Nigéria, 55 % des nouvelles clientes demandaient
une méthode particulière (7).
Les décideurs, les responsables de programme et les presta-taires de services peuvent d’autant mieux aider à faire des choix éclairés qu’ils savent comment la population prend des décisions de planification familiale et quels sont les facteurs, directs et indirects, qui exercent une influence sur ces décisions.

Danielle Baron, JHU/CCP
Au Sénégal, les femmes se retrouvent à l’occasion d’une réunion communautaire pour parler de leur santé. Les valeurs et les normes communautaires conditionnent leurs attitudes. Elles déterminent si la pratique de la contraception est socialement acceptable et si on peut prendre soi-même des décisions de planification familiale. |
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