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Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins Uni versity School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA Volume XXVIII, numéro 2, |
Politiques sociales et économiquesLes politiques publiques de développement social et économique peuvent donner à la population, et notamment aux femmes, des moyens supplémentaires de faire des choix éclairés en matière de planification familiale. Les politiques qui améliorent la condition des femmes les aident à prendre elles-mêmes des décisions, quel que soit leur âge, leur classe, leur race ou leur niveau d’éducation (107). Les lois qui définissent l’autonomie des femmes peuvent encourager un choix éclairé en leur permettant de prendre elles-mêmes des décisions de planification familiale. Cependant, dans certains pays, des codes juridiques, fondés sur des interprétations rigides du droit coutumier, exigent que les épouses obéissent toujours à leur mari, leur père ou leurs fils (86). Des politiques et programmes d’éducation et d’alphabétisation sont essentiels si on veut encourager la lecture et l’écriture et donner des moyens de résoudre des problèmes. Ces politiques et programmes inculquent de nouvelles attitudes et de nouvelles compétences qui permettent de mieux procéder à des choix éclairés au sujet de nombreux aspects de l’existence, planification familiale comprise. Les femmes mieux éduquées jouissent d’ordinaire d’une plus grande autonomie et sont mieux en mesure de prendre elles-mêmes des décisions (27, 218, 297). En outre, quand on sait lire, on a plus facilement accès aux publications qui renferment des informations concernant la planification familiale et les contraceptifs (128). Les politiques qui encouragent les femmes à profiter des débouchés économiques qui leur sont offerts encouragent aussi les choix éclairés en matière de planification familiale. En 1995, des recherches effectuées au Bangladesh ont constaté que les femmes qui participaient à un programme de micro-crédit étaient plus susceptibles que les autres d’avoir plus d’autonomie et de pouvoir de décision. Ce résultat persistait même après que les chercheurs aient pris en compte les différences entre les caractéristiques des femmes qui participaient ou ne participaient pas à des programmes de micro-crédit (12).
Organismes donateursLa plupart des principaux donateurs de planification familiale ont, en matière de choix éclairé, des politiques officielles que doivent appliquer les programmes qu’ils financent. De telles politiques sont pratiquées par des organismes donateurs tels que le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Département britannique pour le développement international, l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), le ministère allemand de la coopération et du développement et la Commission européenne (79, 95, 101, 161, 363, 433). En octobre 1998, le Congrès des Etats-Unis a, sur proposition du député Todd Tiahrt, adopté un amendement visant à inclure dans la législation internationale un grand nombre de dispositions de choix éclairé qui faisaient déjà partie de la politique de l’USAID. La législation exige désormais que l’USAID fasse officiellement figurer cette politique dans tous les accords conclus avec des organisations qui aident des projets de prestation de services de planification familiale (433). A l’instar des gouvernements, les organismes donateurs doivent s’assurer que les priorités de leurs programmes ne donnent pas des idées fausses au sujet du choix éclairé (175). Certains donateurs demandent que les programmes aient des objectifs contradictoires tels que des années-couples de protection par contraception et un choix éclairé (16, 260). Une dichotomie entre les objectifs de divers programmes peut signifier que les programmes de planification familiale doivent décider à quel objectif donner la préférence. Les donateurs de services de planification familiale jouent depuis longtemps un rôle capital pour encourager le choix en veillant à ce que les programmes de planification familiale disposent d’un approvisionnement satisfaisant en méthodes de contraception. Cependant, le financement des dons de produits de contraception est en recul. En 1999, l’ensemble du soutien apporté par les donateurs sous forme de produits s’est élevé à $130,8 millions, soit une diminution de $12,4 millions, ou environ 9 %, par rapport à l’année précédente (431). Les gouvernements, les donateurs et les programmes qui se sont engagés à répondre aux besoins de la population accorderont une priorité élevée aux principes d’un choix éclairé et veilleront à donner à la population les moyens de mettre ces principes en œuvre (22). |
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