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Faits saillants
La présente livraison de Population Reports a été élaborée en collaboration avec le DELIVER Project of John Snow, Inc. Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA Volume XXX, Numéro 1, |
DistributionLa distribution — c’est-à-dire l’entreposage et le transport des produits — donne les meilleurs résultats, dans le cadre d’un programme de planification familiale, quand elle s’attache à faire parvenir les contraceptifs aux clients, sans se borner à les transporter d’un point à un autre et à les conserver sur des étagères. Un réseau de distribution qui donne la preuve de son utilité pour les clients attire plus facilement des fonds et obtient un soutien général.
Dans certains pays en voie de développement, le système logistique des soins de santé remplit de façon extrêmement satisfaisante sa fonction de distribution. Au Kenya, par exemple, la Division de la santé familiale du Ministère de la Santé livre, par l’intermédiaire de son Unité de gestion logistique, des contraceptifs à 60 magasins de district et à 530 points de prestation de services (voir profil). Le logiciel élaboré par cette Unité aide le personnel à gérer la capacité des véhicules et à organiser les transports (81). Dans les pays développés, on a estimé les frais de distribution du secteur commercial entre 15 et 20 % de la valeur des produits (95). Ces estimations commerciales peuvent prêter à erreur car les coûts sont fonction d’un grand nombre de facteurs qui ne concernent que le programme (30). Cependant, l’investissement annuel dans le système de distribution d’un programme de santé reproductive d’un pays en voie de développement devrait atteindre au moins ce chiffre. Si le pourcentage est moins élevé, on aura sans doute besoin d’autres ressources. Simplication de la distributionUn entrepôt central ne peut pas, à lui seul, approvisionner efficacement des milliers, ou même des centaines, de points de prestation de services. C’est pourquoi la plupart des programmes de planification familiale emploient un réseau de distribution étagé, comportant plusieurs niveaux d’entreposage et de distribution. Typiquement, un réseau de distribution de contraceptifs peut avoir trois à cinq niveaux. Un réseau à cinq niveaux peut comporter, par exemple, un point de distribution central, des points régionaux et des points de distribution dans les districts, les dispensaires et les communautés. Aujourd’hui, au fur et à mesure que les infrastructures de transport s’améliorent dans les pays en voie de développement et que les programmes tiennent davantage compte du coût-efficacité, les réseaux de distribution des contraceptifs ont tendance à réduire le plus possible leur nombre de niveaux (49). On peut faire des économies si l’on simplifie le réseau de distribution et, avec moins de niveaux, on peut livrer plus rapidement les contraceptifs aux clients (45). Pour définir le nombre approprié de niveaux, les administrateurs doivent tenir compte de la longueur de la filière, de la fréquence et de la rapidité souhaitées des livraisons de contraceptifs, des frais de transport, d’entreposage et de manutention, et des obstacles opérationnels. Poussée ou traction. Les filières d’approvisionnement utilisent un des deux modèles suivants de distribution : le modèle poussée (affectation) ou le modèle traction (réquisition). Dans un système poussée, le responsable principal décide quels contraceptifs doivent transiter par la filière d’approvisionnement, dans quelle quantité, et quand et où les affecter. Dans un système traction, chaque établissement d’un niveau inférieur a la maîtrise du flux de produits qui passent par la filière car c’est lui qui commande la quantité dont il a besoin. Certains systèmes emploient une formule qui conjugue ces deux méthodes. Par exemple, des entrepôts régionaux peuvent obtenir des produits de l’entrepôt central, pour les acheminer ensuite vers les centres de santé (48). Chacun de ces systèmes peut fonctionner efficacement si les responsables de la logistique disposent des données nécessaires. Le choix du modèle de distribution sera fonction des besoins du programme, des aptitudes de gestion du personnel à tous les niveaux, des données logistiques disponibles à chaque niveau et du nombre de méthodes de contraception qu’offre le programme (48). Un système poussée donne généralement les meilleurs résultats quand le niveau central et les niveaux intermédiaires disposent de moyens de traitement et d’analyse des données. On a besoin d’un système poussée quand la demande de contraceptifs dépasse l’offre ; en effet, les niveaux supérieurs doivent alors rationner les produits parmi les établissements de prestation de services. Un système traction donne les meilleurs résultats quand la responsabilité des opérations du programme est décentralisée ou quand le personnel des niveaux inférieurs a reçu une bonne formation en gestion des produits (152). |