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Employez la plus grande Plus de 30.000 affiches, brochures, En outre vous pouvez demander Quoi JHU/PIP Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA Volume XXIX, numéro 3, |
Etablir un contactSi on veut lutter contre l’épidémie de VIH/SIDA parmi les jeunes, il faut établir un contact non seulement avec les jeunes eux-mêmes, mais aussi avec les autres personnes qui exercent une influence sur leur existence. Les parents et les autres membres de la famille peuvent aider à empêcher les jeunes d’attraper le VIH/SIDA. De même, les programmes de prévention du SIDA peuvent faire davantage pour atteindre les hommes, adolescents et adultes, qui jouent souvent des rôles dominants dans les rapports sexuels avec les jeunes femmes. Pour relever le défi du VIH/SIDA, il faut aussi toucher les millions de jeunes vulnérables qui vivent en marge des économies et des sociétés. Si on amène les jeunes eux-mêmes à organiser et à exécuter des programmes de prévention du VIH/SIDA, on peut aider à assurer que ces programmes répondent à leurs besoins. Participation des parents et des famillesBien entendu, les parents exercent une influence considérable sur le comportement sanitaire de leurs enfants. Aux Etats-Unis, une étude a demandé à des étudiants qui exerçaient le plus d’influence sur leurs décisions en matière de sexualité : 37 % ont cité leurs parents, tandis que 30 % mentionnaient leurs amis (261). En sus des parents, d’autres membres adultes de la famille et de la communauté exercent une influence sur le comportement sanitaire des enfants. Des études montrent que les jeunes courent moins de risques s’ils vivent dans un milieu familial stable qui les soutient dans un esprit positif et où les parents les surveillent (29, 191, 200, 304). L’affection des parents aide à empêcher les adolescents d’avoir des problèmes de comportement, tels que la violence et la délinquance (318). Dans une école des Etats-Unis, les élèves de sixième et septième qui se sentaient soutenus par leurs parents risquaient moins d’employer des drogues ou de se battre et étaient plus susceptibles de retarder leur expérience sexuelle que leurs camarades qui sesentaient isolés sur le plan émotif (355). Une série d’autres études signalent des résultats analogues (19, 36, 209, 242, 396, 426). Les parents disent souvent qu’il faut parler du VIH/SIDA aux jeunes. Au Brésil, par exemple, la vaste majorité des femmes contactées dans un quartier pauvre ont déclaré ne pas vouloir que leurs filles grandissent étant aussi ignorantes qu’elles-mêmes de la sexualité (393). Dans une étude effectuée au Kenya, plus des trois-quarts des parents dont les enfants avaient de 10 à 14 ans ont déclaré qu’il fallait que les écoles leur parlent du VIH/SIDA et d’autres IST, ainsi que de la planification familiale et d’autres questions de santé reproductive (177). Certains programmes qui visent les jeunes devraient faire participer les parents à l’éducation en santé reproductive, organiser à leur intention des ateliers de formation et des groupes de discussion, leur remettre une documentation, mettre à leur disposition un téléphone rouge, leur donner accès à d’autres sources d’information, et dépeindre dans les médias les rôles des parents (103, 276). Les meilleurs programmes sont souvent ceux qui regroupent parents et jeunes pour encourager des échanges de vues (192).
Communications parents-enfants. Les communications entre parents et enfants au sujet de la sexualité sont souvent difficiles. Aussi bien les parents que les enfants se sentent maintes fois gênés lorsqu’il s’agit de parler de sexualité et ils évitent donc d’évoquer la question (36, 393). En Afrique du Sud, des adolescentes ont déclaré avoir peur de parler de sexualité à leurs parents (217). Au Zimbabwe, des jeunes ont déclaré que la communication avec leurs parents au sujet de la sexualité était souvent unilatérale, les parents se bornant essentiellement à avertir des dangers des rapports sexuels (402). Au Mexique, les jeunes ont également cité comme obstacles à la communication le manque de temps, le fait de ne pas faire bon ménage avec les parents et leur manque de confiance à l’égard de leurs conseils (393). Dans beaucoup de cultures, la tradition voulait que les parents ne parlent pas de sexualité à leurs enfants. Ce rôle incombait aux grands-parents, aux tantes et aux oncles. Aujourd’hui, l’éclatement des cultures traditionnelles a laissé aux parents le soin de parler à leurs enfants du VIH/SIDA et de la sexualité ; beaucoup d’entre eux sont mal préparés pour cette tâche (186, 402). Le VIH/SIDA est un sujet particulièment délicat qu’évitent de nombreux parents. Au Kenya, moins de la moitié des parents d’adolescents leur avaient parlé du VIH/SIDA durant les douze derniers mois (177). Beaucoup de parents savent peu de choses à propos du VIH/SIDA et s’inquiètent de ne pas avoir les informations voulues à communiquer à leurs enfants (36, 120, 133). Aux Etats-Unis, des parents ont dit qu’une raison des mauvaises communications était que leurs enfants adolescents risquaient de leur poser des questions auxquelles ils ne pourraient pas répondre (142). Dans les pays en développement, et notamment dans les régions rurales, il arrive souvent que les parents soient moins éduqués que leurs enfants et craignent de ne pas être en mesure de répondre à leurs questions concernant la sexualité (402). La Chine apprend à des pairs à éduquer les jeunes au sujet du VIH et de la sexualité, en partie parce que beaucoup de parents ne savent pas très bien quoi dire (54).
Quand les parents parlent de sexualité à leurs enfants, il arrive souvent qu’ils ne le fasse pas efficacement. Au Zimbabwe, bien que de nombreux parents affirment avoir parlé du SIDA, aucun adolescent interrogé n’a cité ses parents comme source importante d’information à son sujet (402). Aux Etats-Unis, une étude a montré que 90 % des mères déclaraient avoir parlé de sexualité à leurs enfants : or, seulement les deux-tiers de leurs enfants confirmaient leurs dires (142). La plupart des chercheurs s’accordent à dire que les communications entre parents et enfants au sujet du VIH/SIDA et de la sexualité devraient commencer tôt, de manière à pouvoir évoluer sans gêne au fur et à mesure que l’enfant grandit. Un seul entretien sérieux au sujet de la sexualité au moment où l’enfant arrive au seuil de la puberté risque d’être tendu et difficile. Par contre, des discussions préalables portant sur le même sujet jettent la base d’utiles échanges de vues (37). Bien entendu, les communications entre parents et enfants sont susceptibles de porter le plus de fruits dans le cadre de relations étroites et affectueuses. Aux Etats-Unis, la campagne nationale de prévention de la grossesse chez les adolescentes a offert 10 conseils pour aider les parents à communiquer avec leurs enfants adolescents à propos de la sexualité (260). Ces conseils sont les suivants :
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