TABLE DES MATIERES
FAITS SAILLANTS
Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202-4012, USA
Décembre 1997 |
Depuis une vingtaine d'années, les prix des produits alimentaires reculent, en général. Entre 1981 et 1990, par exemple, le prix des produits alimentaires de base a reculé de près de 40 % sur les marchés mondiaux (83). Cependant, comme ce prix représente une moyenne, il masque les hausses qui ont eu lieu ces dernières années dans un certain nombre de pays en développement. En 1955, les cours mondiaux des céréales ont augmenté d'environ la moitié, au moment où les réserves mondiales tombaient à 231 millions de tonnes seulement, soit un volume à peine suffisant pour couvrir les besoins pendant 48 jours et un chiffre bien inférieur à la marge minimum de 60 jours que préconisait la FAO (51). Le déficit de la production céréalière et la hausse des prix semblent avoir été temporaires ; il faut y voir surtout le résultat de trois années de mauvaises récoltes, de l'accumulation de stocks, de l'évolution de la production vers d'autres cultures quand l'Europe et l'Amérique du Nord ont réduit leurs subventions et du recul sensible de la production alimentaire dans les états de l'ex-Union soviétique (20, 137). Selon ce qu'ils pensent des capacités de production et des limites imposées par l'environnement, les experts ont des avis divergents au sujet des perspectives à long terme des prix alimentaires. La FAO, la Banque mondiale et l'Institut international de recherches sur la politique alimentaire s'attendent à voir les prix reculer, prolongeant ainsi leur évolution fondamentale des deux dernières décennies (47, 83, 137). Par contre, selon le Worldwatch Institute, les prix des produits alimentaires pourraient augmenter au cours des deux prochaines décennies à la suite de la réduction de la production par personne et de la croissance rapide de la demande alimentaire dans les pays en développement (10). Le Ministère japonais de l'agriculture a prévu que les cours mondiaux des céréales doubleraient en 2010, tandis que ceux du blé et du riz augmenteraient encore davantage (en prenant pour base l'année 1992). A l'encontre d'autres prévisions, celle-ci tient compte de facteurs tels que la diminution des disponibilités en terres arables et en eau douce et l'accroissement des coûts pour l'environnement entraînés par l'utilisation accrue d'engrais et de pesticides (10, 52). D'ores et déjà, l'érosion et la dégradation des sols ont réduit d'un tiers environ la productivité des terres agricoles dans le monde (98). |