TABLE DES MATIERES
FAITS SAILLANTS
Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202-4012, USA
Décembre 1997 |
Alors que les prises mondiales de poissons ont quintuplé entre 1950 et 1989, qui fut l'année record, la productivité diminue depuis lors, à deux exceptions près, dans les 15 grandes pêcheries mondiales. Les prises ont reculé de plus de 30 % dans les quatre régions les plus durement touchées (98, 104). La raison principale est la surexploitation (71, 104). En 1995, selon la FAO, 70 % des zones de pêches commerciales étaient « fortement exploitées (44 %), surexploitées (16 %), épuisées (6 %) ou se relevaient lentement de la surexploitaiton (3 %) » (104). Il y a eu surexploitation à la suite de l'expansion rapide de la flotte mondiale de pêche, des énormes progrès technologiques, d'une médiocre compréhension de la dynamique des populations halieutiques (ou du peu de cas qu'on a fait de la durabilité des rendements) et parce qu'on n'a pas mis en place des systèmes de gestion efficaces. Une surexploitation et une médiocre gestion chroniques ont pratiquement détruit l'une des plus riches pêcheries du monde — les quatre millions de tonnes de morue produites par les Grands Bancs canadiens. En 1993, le gouvernement canadien a complètement fermé cette pêcherie et des milliers de pêcheurs ont perdu leur emploi (38). Au fur et à mesure que diminuaient les rendements des pêches, les rendements de la pisciculture (aquaculture et mariculture) ont rapidement augmenté. Cependant, les progrès de la pisciculture n'ont pas suffit à contrebalancer les pertes des pêches. L'accroissement de production piscicole a surtout servi à répondre à la demande de poisson en Europe, en Amérique du Nord et dans les pays plus développés d'Asie (104). |