TABLE DES MATIERES
FAITS SAILLANTS
Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202-4012, USA
Décembre 1997 |
Pour améliorer la sécurité alimentaire, les politiques peuvent aider les petits producteurs à renforcer leurs rendements en produits de base et en autres produits en pratiquant une agriculture durable. A l'heure actuelle, un grand nombre de pauvres n'ont d'autre choix, pour nourrir leur famille, que de surexploiter et dégrader les ressources naturelles. Un développement rural qui répond aux besoin des petits exploitants est aussi important pour la sécurité alimentaire que la mise au point de nouvelles technologies de production et de nouvelles « super cultures » (8, 9, 98). Dans le passé, certains pays ont fait porter leurs efforts sur la grande production agricole commerciale, surtout destinée à l'exportation, en pensant que sa réussite aurait un effet multiplicateur sur la production alimentaire et aiderait aussi les petits exploitants. Or, cette stratégie a rendu la vie encore plus difficile pour les agriculteurs pauvres en faisant baisser les prix et en contraignant un grand nombre d'entre eux à vendre leur terre à de plus grosses entreprises (11, 35, 99). L'emploi de nouvelles variétés améliorées de plantes — comme d'autres innovations, telles que le planning familial — ne se perpétue que si la plupart des gens, et notamment les meneurs d'opinion et d'autres membres influents de la communauté, acceptent et adoptent les nouvelles pratiques (123). Les nouvelles façons culturales se répandront lentement à moins qu'elles ne répondent à des besoins locaux et ne soient diffusées par les agriculteurs eux-mêmes. Par exemple, au Rwanda, ce sont les femmes, et non pas les hommes, qui cultivent les haricots. Or, quand les sélectionneurs ont créé vers la fin des années 1970 plusieurs nouvelles variétés de féveroles résistantes aux maladies, ils ont travaillé avec des agriculteurs hommes pour lancer les variétés. Dix ans plus tard, seulement 10 % des haricots cultivés étaient des variétés améliorées. Après que les agents de vulgarisation eurent commencé à travailler avec les femmes, à la fin des années 1980, les rendements en haricots ont connu des augmentations allant jusqu'à 40 % (16). En Inde, des généticiens de l'Institut international de recherches agricoles dans les tropiques semi-arides (ICRISAT) ont créé une nouvelle variété de millet à chandelle résistant à la sécheresse, qui est mise à l'essai dans l'état du Rajasthan. En travaillant avec des agriculteurs locaux pour lancer la nouvelle culture, au lieu de travailler uniquement dans des parcelles expérimentales, le personnel de l'ICRISAT a pu accélérer le processus d'adoption. La radio et la télévision ont aidé à faire connaître la nouvelle variété, qui a connu parmi les agriculteurs une diffusion qui n'a jamais été aussi rapide (99). |