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Faits saillants
Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland, 21202-4012, USA.
Septembre 1998 |
Ralentissement de la demande, économie des approvisionnementsAu fur et à mesure que la population s'accroît, on voit augmenter la demande d'eau douce pour la production alimentaire, la consommation ménagère (municipale) et les usages industriels. Les disponibilités en eau conditionnent le nombre de personnes qu'une région peut faire vivre et ont une incidence sur les niveaux de vie. A leur tour, la croissance et la densité de la population exercent ordinairement une influence sur les disponibilités en eau et sur la qualité des ressources en eau de la région; en effet, pour assurer leur approvisionnement en eau, les habitants creusent des puits, construisent des réservoirs et des barrages, et détournent des cours d'eau (101, 105). Si les besoins dépassent constamment le volume disponible, la surutilisation de l'eau conduit à un certain moment à l'épuisement des eaux superficielles et souterraines, déclenchant ainsi des pénuries chroniques d'eau (114) (voir la figure 1). Dans la plupart des régions du monde, la rareté de l'eau et ses impuretés posent de très graves problèmes de santé publique (199). Les eaux polluées, les pénuries d'eau et le manque d'hygiène tuent chaque année plus de 12 millions d'êtres humains (35, 190) (voir Chapitre 5). La concurrence suscitée par l'eau douce crée des tensions sociales et politiques. Les bassins fluviaux et les autres masses d'eau ne respectent pas les frontières nationales. Par exemple, l'utilisation de l'eau par un pays d'amont représente souvent un prélèvement dont pâtissent les pays d'aval. A l'aube du 21e siècle, on court de plus en plus de risques de voir des guerres déclenchées par des différends portant sur l'accès à l'eau douce (17, 41, 140, 170) (voir encadré, Des guerres à propos de l'eau). Si on veut éviter une crise, le monde doit mettre le plus rapidement possible un terme à la surutilisation et au mauvais usage de l'eau. Nous ne pouvons pas nous payer le luxe de continuer à gaspiller et à souiller notre précieuse eau douce. De plus en plus, les activités de l'homme modifient la circulation de l'eau et amenuisent les disponibilités en eau plus rapidement qu'on ne peut les reconstituer. Dans le monde entier, on gaspille d'énormes quantités d'eau à cause de subventions agricoles mal conçues, de systèmes d'irrigation inefficaces, de fuites dans les réseaux municipaux, de barèmes municipaux mal établis, de mauvaise gestion des bassins versants et d'autres pratiques imprudentes (63, 75, 142). Le moment est venu de prendre des mesures générales de conservation, d'instaurer des politiques efficaces de gestion de l'eau et de mieux veiller à assurer l'approvisionnement en eau douce et à mettre en place un bon système d'assainissement dans le cadre des projets de développement et de santé publique. |