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Faits saillants
Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland, 21202-4012, USA.
Septembre 1998 |
Disponibilités en eau et emploi de l'eau L'eau occupe environ 70 % de la surface de la terre, en grande partie sous forme d'océans. En volume, 3 % seulement de toute l'eau de la planète est de l'eau douce, dont la plus grande part n'est pas accessible (39, 57). Les trois-quarts environ de l'eau douce sont bloqués sous forme de calotte glaciaire et de glaciers situés dans les régions polaires, loin de toute habitation humaine : seulement 1 % environ est facilement accessible sous forme d'eau superficielle. Il s'agit essentiellement de l'eau qu'on trouve dans les lacs, les rivières et le sol, à des niveaux souterrains suffisamment peu profonds pour qu'on puisse la capter moyennant un coût raisonnable. C'est seulement cette quantité qui est régulièrement renouvelée par les chutes de pluie et de neige, et qui est donc disponible de façon durable (174) (voir figure 2). En dernière analyse, on estime que seulement un centième d'un pour cent de l'approvisionnement mondial en eau est facilement accessible à l'homme (108). Dans le monde, entre 12,5 et 14 billions de mètres cubes d'eau (12.500 à 14.000 kilomètres cubes) sont jugés être accessibles sur une base annuelle aux fins de consommation humaine. Ce volume représente, selon une estimation datant de 1989, environ 9.000 mètres cubes par personne et par an (30,107, 145, 157). (Remarque : un mètre cube est égal à 1.000 litres.) En 2025, on prévoit que le volume d'eau douce disponible par personne dans le monde tombera à 5.100 mètres cubes, au moment où la population mondiale augmentera de 2 milliards d'habitants (184). Même alors, cette quantité ne suffira pas à satisfaire les besoins humains, dans l'hypothèse où elle serait répartie également entre la population mondiale (157). Cependant, les statistiques mondiales des disponibilités en eau brossent un tableau inexact. Les disponibilités mondiales en eau ne sont pas également réparties dans le monde, entre les saisons ou d'une année à l'autre. Dans certains cas, l'eau ne se trouve pas où on voudrait qu'elle soit, ou en quantités suffisantes. Dans d'autres cas, nous avons trop d'eau, aux mauvais moments. Nous « vivons dans la tyrannie du cycle de l'eau », déclare l'hydrologue Malin Falkenmark à propos du cycle hydrologique de la terre (62). Le cycle hydrologique de la terre ressemble à une énorme pompe à eau qui fait passer continuellement l'eau douce des océans à la terre, puis la remet dans les océans (voir figure 3). Dans ce cycle que conditionne le soleil, l'eau s'évapore de la surface de la terre pour entrer dans l'atmosphère, puis y revient sous forme de pluie ou de neige. Une partie de ces précipitations s'évapore et retourne dans l'atmosphère. Une autre partie s'écoule dans les cours d'eau, les fleuves et les lacs, pour finir par revenir à la mer. Une troisième partie s'enfonce dans le sol, et devient de l'humidité ou des eaux souterraines. Les plantes absorbent l'humidité du sol dans leurs tissus et la libèrent dans l'atmosphère par évapotranspiration (174). Une grande partie des eaux souterraines finit par se retrouver dans les eaux superficielles en circulation (176). |