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TEMAS PRINCIPALES
Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA Volume XXVIII, numéro 3 |
Les océans et les pêcheriesPresque partout, les villes côtières déversent leurs déchets non traités dans la mer, créant ainsi de véritables cloaques tellement pollués qu’il est pratiquement impossible d’y trouver des traces de vie. Aucun endroit des mers n’est protégé, car les courants océaniques transportent les polluants aux quatre coins du monde (269). Dans le Golfe du Mexique, une « zone écologique morte » occupe désormais 20.000 kilomètres carrés et semble en train de s’élargir. C’est la pollution agricole et industrielle provenant du bassin du Mississippi qui en est responsable (159). A Calcutta, à Bombay et dans d’autres villes de pays en développement, les eaux d’égouts et les eaux municipales déversent dans les mers littorales de gros volumes de déchets non traités (94). Au Chili, des effluents non traités, provenant surtout de mines de cuivre, d’usines de pâte à papier, d’usines de traitement de poissons et de raffineries de pétrole, se déversent directement dans les baies de Valparaiso et de Concepción (229). La rapide croissance démographique le long des côtes a renforcé la demande de poisson, tandis que l’accroissement de la pollution menaçait les habitats maritimes. Plus de 80 % de toutes les prises commerciales de poisson ont lieu dans une bande côtière de 320 kilomètres et, souvent, dans une bande plus réduite de 50 kilomètres de large. A quatre exceptions près, des prises excessives conjuguées à la pollution ont contribué à un abaissement de la productivité dans des 15 grandes régions de pêche du monde (148). Dans les régions les plus durement touchées, les prises ont diminué de plus de 30 %, même si on prend pour référence une date aussi proche que 1989 (270). En Asie du Sud-Est, presque toutes les eaux situés à 15 kilomètres de la côte sont surexploitées (89). Selon la FAO, 69 % des stocks commerciaux de poissons de mer sont « entièrement exploités, surexploités, épuisés ou sur la voie d’une lente reprise » (77). Les deux-tiers des espèces d’importance commerciale sont en déclin ou ont un besoin urgent de gestion (59). Les prises des espèces les plus importantes, dont la morue, le thon et l’aiglefin (haddock), ont diminué d’un quart depuis 1970 (149).
Que peut-on faire ?En 1994, la Convention sur le Droit de la mer a jeté les bases d’une gestion durable des océans. La Convention donne à tous les Etats le droit de gérer les ressources maritimes de leurs Zones économiques exclusives larges de 200 milles marins. La plupart des pays en développement n’ont cependant pas les moyens d’appliquer des règlements sur des étendues de mer aussi vastes (3). En 1998, le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l’Union mondiale pour la nature (UICN) ont dressé un plan de gestion durable. La formule qu’ils proposent fait intervenir six principes :
Les ressources côtières ne sont pas faciles à gérer. Il y a dans le monde 177 pays qui ont des côtes, mais seulement 92 ont des plans de gestion pour celles-ci. S’il est vrai que leur nombre a presque doublé depuis 1992, la plupart des pays ne sont pas encore passé de la planification à l’exécution (204, 205). |
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