Table des matières

        Chapitres
  1. La terre et sa population
  2. Pollution et risques pour la santé
  3. Nourrir le monde futur
  4. L’eau douce, nerf de la planète
  5. Océans en déclin
  6. Forêts : les poumons de la terre
  7. Biodiversité en danger
  8. Vers un avenir viable

TEMAS PRINCIPALES


Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA


Volume XXVIII, numéro 3
Automne 2000
Série M, Numéro 15
Sujets spéciaux

Adoption de la formule de la
gestion des ressources en eau

Il existe une collaboration de plus en plus étroite entre les gouvernements et les ONG pour encourager la gestion intégrée des ressources hydrologiques au niveau d’un bassin versant ou d’une bassin fluvial. Cette formule de gestion représente une conception générale de la gestion régionale des eaux superficielles, des eaux souterraines et des ressources aquatiques littorales et maritimes. Non seulement elle touche à des questions de conservation de l’eau, mais elle permet aussi une meilleure gestion des activités humaines et de l’utilisation des terres qui se répercute sur la quantité et la qualité des ressources hydrologiques.

On peut citer en exemple de gestion intégrée de bassin versant le programme de la Baie du Chesapeake, aux Etats-Unis, l’initiative du bassin du Rhin, en Europe, et la Commission du bassin du Murray-Darling, en Australie. Ces programmes ont en commun une alliance d’institutions de l’Etat et d’institutions nationales, en partenariat avec des groupements locaux d’intervention civique et avec des ONG, afin de gérer de façon durable des ressources communes (1).

Les mesures suivantes peuvent aider (102) :

  • Les pays peuvent commencer à faire l’essai de la gestion des ressources hydrologiques à l’intérieur de leurs frontières afin d’acquérir de l’expérience et d’obtenir l’assentiment du public. Un problème complexe est posé par la coordination des activités de conservation entre diverses juridictions et à des niveaux de gouvernement différents, tout en équilibrant les intérêts souvent contradictoires des divers utilisateurs de l’eau.
  • Après avoir obtenu des réussites sur petite échelle, l’initiative peut alors être élargie. Une approche progressive est la meilleure — on commence par des sources identifiables de pollution avant de passer à des problèmes plus difficiles tels que la maîtrise de l’apport de produits chimiques agricoles et de déchets animaux par ruissellement dans des cours d’eau et des lacs.
  • Des comparaisons et études périodiques peuvent aider à entretenir l’intérêt, à obtenir l’acceptation du public et à mesurer les progrès accomplis.

Sauvetage des forêts

Les efforts déployés par certaines communautés pour préserver les forêts et gérer leurs ressources montrent comment on pourrait procéder à l’égard des espèces en danger. Des entreprises couronnées de succès permettent à la population de répondre dans l’immédiat à ses besoins économiques et à ceux des ménages tout en sauvegardant les ressources forestières en vue d’une future utilisation durable (109, 121, 162).

Par exemple, en Papouasie Nouvelle-Guinée, les Bainings, dans l’île de New Britain, ont résisté aux entreprises commerciales qui voulaient abattre leurs forêts. Au lieu de la coupe claire ordinaire, ils pratiquent une forme d’abattage sélectif et n’exploitent que quelques espèces d’arbres qui poussent dans certaines parcelles forestières. Une fois éliminés les arbres qui présentent la plus forte valeur économique, ils laissent la zone se régénérer (10).

Par ailleurs, dans les monts de Talamanca, à la frontière entre Panama et le Costa Rica, une ONG, AMISCONDE, aide 9.000 petits exploitants à augmenter les rendements de terres marginales tout en empêchant le déboisement. AMISCONDE offre aux agriculteurs des prêts et des crédits pour améliorer les rendements de leurs cultures existantes, au lieu de défricher des forêts afin d’établir de nouvelles cultures et de diversifier leurs récoltes. La communauté s’estime désormais propriétaire de ses ressources forestières, ce qui encourage la conservation et une bonne intendance (16).

Sur le plan international, un Conseil de l’aménagement forestier (Forest Stewardship Council), constitué après le Sommet de la terre de Rio, en 1992, sert de trait d’union entre les forestiers, les populations autochtones, les ONG, les organisations d’homologation des produits forestiers et les négociants en bois de 25 pays. Il a pour objectifs de veiller à ce que les forêts soient gérées d’une façon compatible avec l’environnement, apportent des avantages sociaux aux communautés locales et soient viables sur le plan économique (2, 118).

En Inde, un scientifique examine de pins replantés dans la région de l'Himalaya.

D. Hinrichsen

En Inde, un scientifique examine de pins replantés dans la région de l'Himalaya. La gestion forestière donne les meilleurs résultats quand elle permet à la population de répondre à ses besoins économiques tout en encourageant la durabilité.


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