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TEMAS PRINCIPALES
Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA Volume XXVIII, numéro 3 |
Réalisation de la deuxième Révolution verteDurant les années 1960, la Première Révolution verte en agriculture a aidé la production alimentaire à suivre la cadence de la croissance démographique. Comme cette dernière s’est poursuivie, la Révolution verte n’a été qu’une « réussite temporaire », à déclaré Norman Borlaug, l’un de ses architectes, quand il a accepté le Prix Nobel de la Paix, en 1970. Aujourd’hui, au moment où la population s’approche de la barre de 8 milliards d’habitants en 2025, une deuxième Révolution verte devrait être centrée sur les cultures vivrières pratiquées par les 2 milliards d’habitants qui n’ont aucune sécurité alimentaire (voir Chapitre 3). Elle devrait s’attacher à améliorer les rendements non seulement des trois grandes cultures — riz, maïs et blé — mais aussi ceux de produits tels que le sorgho, le millet, et le manioc (73, 75).
Le Sommet mondial de l’alimentation, qui s’est tenu à Rome en 1996, a également recommandé les mesures suivantes afin d’améliorer l’agriculture : Amélioration des rendements sur les terres marginales. Malgré leur qualité médiocre et le manque d’eau, beaucoup de terres marginales peuvent être exploitées avec succès. Par exemple, l’Institut international d’agriculture tropicale a proposé de remplacer de façon durable les cultures sur brûlis par le « culture en couloirs » . Si les produits sont bien choisis, la culture en couloirs peut faire considérablement augmenter les rendements sur les sols pauvres de régions accidentées, réduisant d’autant le besoin de défricher des forêts pour pouvoir pratiquer des cultures (114). La notion est simple : on plante des légumineuses, comme le mucuna, entre des rangées de cultures vivrières, comme les pois et les haricots. Les légumineuses aident à maintenir le sol en place et à améliorer la teneur en éléments nutritifs tout en empêchant les adventices de prendre racine. Expansion de l’aquaculture. Quand on a fait l’essai de l’élevage de poissons destinés à la consommation locale ou régionale, les résultats ont été remarquables. Cependant, à moins que les exploitations ne soient bien gérées, elles peuvent contribuer à la pollution côtière, par le biais d’une mauvaise élimination des déchets et d’un surpeuplement (77, 99). Redécouverte d’aliments oubliés. Une autre façon d’obtenir la sécurité alimentaire consiste à cultiver des plantes alimentaires traditionnelles qu’a négligé l’agriculture moderne. L’amaranthe et le quinoa, deux haricots cultivés par les Aztèques du Mexique et les Incas du Pérou, en sont des exemples. Ces deux céréales sont adaptables et nutritives ; elles renferment plus de protéines de qualité supérieure que la plupart des autres céréales commerciales, y compris le maïs et le riz. En outre, elles poussent toutes deux dans des conditions difficiles. L’amaranthe prospère dans des climats chauds, tandis que la quinoa résiste à la gelée et peut se cultiver à haute altitude (257). Augmentation des rendements. Certains pays améliorent les rendements agricoles grâce à de nouvelles formules qui emploient de faibles niveaux d’intrants. On peut citer en exemple la fertilisation avec des déchets animaux au lieu de produits chimiques, le recyclage d’éléments nutritifs, la conservation de l’eau et le choix de diverses cultures qui conviennent mieux aux conditions du sol et au climat (73, 75). Une autre technique est celle de la gestion intégrée des ravageurs (GIR). La GIR emploie plusieurs stratégies connexes : préservation des prédateurs naturels des ravageurs, emploi de variétés de graines qui résistent aux ravageurs, et réduction draconienne des quantités de pesticides. Cette méthode a permis de faire augmenter les rendements tout en réduisant l’emploi de pesticides et d’engrais (73). Démarginalisation des femmes agriculteurs. Dans beaucoup de pays en développement, les femmes produisent 80 % à 90 % de tous les aliments consommés localement. Les femmes agriculteurs doivent avoir meilleur accès au crédit, aux services de vulgarisation agricole et à la formation technique (72, 188, 219, 241). Gestion des zones côtières et |
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