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![]() Publié par le INFO Project, Center for Communication Programs, The John Hopkins Bloomberg School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland, 21202, USA Volume XXX, Numéro 4, |
Impact sur l’environnementSi elle se fait à un rythme soutenu, l’urbanisation risque d’exercer une pression considérable sur l’environnement naturel. Ces pressions dépassent de loin celle que connaissent les terres occupées par les zones urbaines, et affectent celles qui fournissent les ressources nécessaires à la vie dans les villes. Les zones urbaines absorbent la productivité écologique des régions avoisinantes comme des plus distantes (72). Par exemple, les régions urbaines ne représentent que 2 % de la surface de la terre, mais elles sont responsables de 75 % de la consommation de bois à des fins industrielles. Par ailleurs, 60 % de l’eau puisée pour la consommation par les êtres humains est transférée à destination des régions urbaines — la moitié pour l’irrigation des récoltes alimentaires des zones urbaines, environ un tiers pour des usages industriels et le reste pour la consommation humaine et l’assainissement (83). L’impact des zones urbaines sur l’environnement est fréquemment invisible pour les citadins parce que les écosystèmes les appuyant sont souvent distants. L’environnement urbainLorsque les zones urbaines s’étendent, leur impact sur l’environnement s’amplifie. Les niveaux de consommation des ressources par habitant, de pollution de l’eau et de l’air et de dégradation et de contamination des sols ont augmenté en parallèle avec l’accroissement démographique spectaculaire des populations des villes des pays en développement (132). L’ampleur de l’impact urbain sur l’environnement augmente non seulement en fonction de l’accroissement de la population, mais aussi de celui de la demande par habitant au plan des ressources, aussi bien de la part des industries que des consommateurs (44, 132). Il existe une autre raison pour laquelle la croissance urbaine exerce une pression sur le milieu : l’augmentation du nombre des ménages est plus rapide que celle de la population proprement dite, ce qui est la conséquence de la tendance vers des familles moins nombreuses et donc de la baisse du nombre de personnes par foyer. Selon une étude effectuée récemment par l’analyse de données provenant de 141 pays, la croissance annuelle du nombre des ménages (3,1 %) entre 1985 et 2000 a été nettement plus rapide que celle de la population elle-même (1,8 %). Un plus grand nombre de foyers exige naturellement davantage d’unités de logement, et donc de terrains et de matériaux destinés à leur construction (70). Expansion urbaine, conséquences sur l’environnement. Expansion urbaine, conséquences sur l’environnement. Il existe toute une kyrielle de facteurs économiques, politiques et sociaux déterminant comment les villes se développent et répondent à la croissance, qui a aussi des effets graves sur l’environnement (9). Lorsque, en particulier, l’aménagement urbain est sauvage et n’est pas soumis à une réglementation et que les villes s’étendent au petit bonheur la chance, les conditions de vie ont tendance à empirer. Par suite, leur environnement souffre — par l’élimination des déchets dans des conditions non hygiéniques, par exemple, et par la pollution de l’air et de l’eau (44, 132). Le développement industriel s’effectue souvent sans tenir compte de son impact sur l’environnement ou sur les conditions de vie des populations urbaines. Pour promouvoir la croissance industrielle, un grand nombre de pays en développement préfèrent ne pas appliquer les rares contrôles que la réglementation en vigueur met à leur disposition. Leur absence a souvent contribué à des accidents industriels tragiques — dont celui qui s’est produit à Bhopal, en Inde, où 30 tonnes d’isocyanate de méthyle, un produit chimique hautement toxique utilisé dans la production de pesticides, ont été déversées par une usine d’Union Carbide en 1984. Le nuage toxique qui en a résulté a fait 3 300 morts et 150 000 blessés (31). Bien que la croissance économique crée des emplois et améliore les conditions de vie de certains, elle aggrave souvent celles d’autres et contribue aux problèmes environnementaux des villes. Par exemple, lorsqu’elle progresse, la quantité de déchets par personne en fait autant (9, 31, 36). Dans de nombreux pays en développement, la majeure partie des ordures est déversée sur des sites ouverts, y compris des marécages, qui ne peuvent pas empêcher les infiltrations dans les eaux locales, ou elle est brûlée sans contrôle adéquat de la pollution de l’air (36).
Ce sont invariablement les pauvres qui supportent la plus lourde part du fardeau des problèmes environnementaux qui affectent les centres urbains (44). Lorsque, par exemple, les gouvernements municipaux n’assurent pas la collecte des déchets solides, les pauvres n’ont le plus souvent pas d’autre choix que de se débarrasser de leurs ordures en les jetant dans des dépotoirs sauvages où elles pourrissent sur place. Quand, en outre, les autorités n’offrent pas aux plus démunis un accès à des terrains convenables pour leurs logements, bon nombre de familles s’installent dans des zones fragiles tels que des marécages ou des flancs de collines très pentues. Elles courent alors des risques très graves en cas de catastrophe naturelle ou provoquée par l’homme (44, 164). Ces conditions sociales — comme des établissements humains précaires — et environnementales — telles que des logements fragiles ne pouvant pas résister aux écoulements d’eau de pluie ou de surface à cause d’un mauvais drainage — peuvent se combiner de façon désastreuse. Les fortes pluies qui se sont abattues, par exemple, en juillet 2000, ont entraîné le glissement d’un dépôt d’ordure dans le quartier de Payatas, à Manille, ce qui a provoqué la mort de 218 personnes vivant dans un bidonville qui se trouvait en contrebas (136). Des empreintes écologiques importantesAs urban areas grow and develop, they rely on natural resources from farther and farther away to meet their production and consumption demands. In the process, their “ecological footprint” weighs heavier and heavier on the natural environment (22, 83, 98, 99). The ecological footprint represents the land area necessary to sustain consumption and waste disposal of a specific population (22, 99). The concept provides a measure of the impact that a population has on nature. In order to sustain the earth’s ecosystem indefinitely, the ecological footprint of humankind should be only about 1.7 hectares of land per capita. At current levels of consumption, however, our ecological footprint averages about 2.3 hectares of land per capita. This level clearly cannot be sustained over the long term because it is about one-third larger than earth’s natural capacity (147). Urban residents in the industrialized world consume much more per capita than urban residents in developing countries consume. Thus most developed-country cities have much heavier ecological footprints. London’s ecological footprint has been estimated at 120 times the surface area of the city, or about 20 million hectares (49 million acres)—nearly equal to the productive land area of Great Britain as a whole (22, 98). At current consumption levels a typical North American city with a population of 650,000 requires about 30,000 square kilometers of land. In comparison, a similar sized city in India requires about 2,800 square kilometers (137). On average, slum dwellers in New Delhi, India, require only 0.8 hectares (2 acres) of land per capita to maintain their minimal life styles, while Americans in Boston or New York need 8.4 hectares (21 acres) of land per capita to support their consumption levels (147). Just as per capita consumption levels are much greater, the average urban resident in an industrialized country generates four to six times more waste than does the average urban resident in a developing country (132). The calculation of ecological footprints for cities should not obscure the fact that certain enterprises and higher income groups contribute disproportionately to these footprints. The ecological footprint of a low-income household is much less than that of a wealthier one (43). In industrialized countries over the past 25 years, per capita consumption levels have increased consistently at about 2.3% per year. In some developing countries, however, the increase has been even greater, while starting from a much lower base. In East Asia, for example, consumption has increased by an average of 6.1% per year, reflecting an increasing standard of living (137). As population has grown rapidly in urban areas of developing countries, and per capita consumption levels have risen as well, resource use has soared. Worldwide, fossil fuel burning has increased five fold since 1950. Fresh water consumption has doubled since 1960. Consumption of wood is 40% greater than it was 25 years ago, and seafood consumption has quadrupled (137). With greater resource consumption comes greater waste production. For instance, the average amount of waste generated each day in Rio de Janeiro in 1997 was 8,042 tons compared with 6,200 tons in 1994. Growing per capita consumption accounted for this rise. During the three-year period the population of the city itself grew hardly at all (137). |
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