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Chapitres
Points saillants
![]() Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The John Hopkins Bloomberg School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland, 21202, USA Volume XXXI, Numéro 2 |
La fécondité toujours en baisseLa baisse des taux de fécondité dans les pays en développement, qui s’est amorcée dans les années 1960 et 1970 et s’est accélérée dans les années 1980, s’est poursuivie, selon des enquêtes menées récemment, pendant toute la décennie des années 1990. Parmi 38 pays en développement ayant fait l’objet d’au moins une enquête depuis 1990, pratiquement tous ont enregistré une baisse de l’indice synthétique de fécondité (ISF)1.1 Les enquêtes en question font partie des programmes « Enquêtes démographiques et de santé (EDS) » et « Enquêtes sur l’hygiène de la reproduction (EHR) » (voir encadré, 30 années d’enquêtes). Au total, 71 pays ont effectué une ou plusieurs enquêtes EDS ou EHR depuis 1990 — dont 60 pays en développement et 11 qui font partie des anciens membres du bloc soviétique. Cinq autres nations se sont livrées à des enquêtes sur l’hygiène de la reproduction des jeunes adultes (EHRJA), qui sont comparables aux EDS et aux EHR sur le fond, mais sont davantage axés sur les jeunes (voir le tableau figurant en annexe). Dans les 60 pays en développement dans lesquels une enquête a été menée depuis 1990, l’ISF varie entre 2,3 enfants par femme au Vietnam et 7,2 au Niger. La moyenne est de 4,5 enfants par femme pour ces 60 pays pris dans leur ensemble. (Comme dans la plupart des moyennes mentionnées dans le présent rapport, celle-ci n’est pas pondérée — c’est-à-dire qu’elle ne reflète pas les différences de population entre les pays. Elle est calculée en additionnant les ISF nationaux et en divisant ce chiffre par le nombre total de pays.) Les baisses des taux de fécondité s’appuient sur l’usage croissant qui est fait de moyens de contraception et en particulier des méthodes modernes (voir chapitre 2.1, Augmentation du recours aux moyens de contraception dans les pays en dévelopment). Population Reports estime qu’en l’an 2000 environ 55 % des femmes mariées et en âge de se reproduire — définies dans les enquêtes comme ayant entre 15 et 44 ans ou entre 15 et 49 ans — vivant dans les pays en développement avaient recours à un moyen de contraception (voirTableau 1). Cette estimation comprend la Chine et d’autres pays dans lesquels des enquêtes EDS et EHR n’ont pas été menées. Ce niveau d’utilisation des contraceptifs est nettement en dessous de ceux que l’on constate dans les pays d’Europe septentrionale, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle Zélande, qui vont de 75 à 84 % chez les femmes mariées (voir Tableau 12). Ces derniers sont les niveaux d’usage de contraceptifs que l’on considère généralement comme nécessaires pour obtenir une fécondité de niveau de remplacement. Le taux de fécondité de niveau de remplacement est celui auquel chaque génération a simplement le nombre d’enfants nécessaires pour la remplacer et donc auquel l’accroissement démographique finit par s’arrêter. Dans les pays industrialisés, où la mortalité est plus faible que dans lapluspart des pays en développement, le taux de fécondité de niveau de remplacement est un ISF d’environ 2,1. Dans les pays en développement, la mortalité plus élevée, en particulier chez les enfants, peut obliger ce taux à des niveaux supérieurs — jusqu’à un ISF de 3,5 ou 4 (86).
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