Table des matières
  • Résumé de la rédaction
  • Credits
Chapitres
  1. La fécondité toujours en baisse
  2. Recours aux contraceptifs
  3. Les différents moyens de contraception
  4. Contraception : sensibilisation et disponibilité
  5. Autres influences directes sur la fécondité
  6. Préférences en matière de fécondité
  7. Les jeunes femmes
  8. Survie et santé de l’enfant
  9. Santé maternelle
Points saillants

Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The John Hopkins Bloomberg School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland, 21202, USA

Volume XXXI, Numéro 2
Printemps 2003
Série M, numéro 17
Sujets spéciaux

Usage actuel des moyens de contraception

Population Reports estime que plus de 620 millions de femmes du monde entier en âge de se reproduire — soit 57 % de cette catégorie — utilisaient un moyen de contraception en l’an 20004. Le pourcentage de femmes ayant recours à un moyen de contraception est plus élevé dans le monde industrialisé (68 %) que dans le monde en développement (55 %) (voir Tableau 1). mais le nombre absolu de personnes y ayant recours est nettement plus important dans les pays en développement : près de 500 millions de femmes, contre 120 millions dans les pays industrialisés.

Près de 9 personnes sur 10 en moyenne adoptent, dans le monde entier, des méthodes modernes de contraception alors que seulement 1 sur 10 environ a recours aux moyens traditionnels : retrait et abstinence périodique. Contrairement à ce que l’on pourrait attendre, un pourcentage nettement plus élevé de femmes vivant dans les pays industrialisés (12 %) a recours à de tels moyens que celles des pays en développement (5 %) (voir Tableau 1).

Environ la moitié des femmes mariées et en âge de reproduire vivant dans le monde en développement pris dans son ensemble utilisent des moyens de contraception modernes. Ce chiffre tombe à 35 % si l’Inde et surtout la Chine sont omises, du fait, pour tous les deux, de l’importance de leur population et de leur recours supérieur à la moyenne à des moyens de contraception à long terme. Dans les pays en développement autres que l’Inde et la Chine, on estime que 7 % des femmes utilisent des méthodes traditionnelles de contraception. (Voir chapitre 3 pour en savoir davantage sur les moyens de contraception.)

Si l’on se base sur la prévalence des moyens de contraception, les pays en développement dans leur ensemble sont environ à mi-chemin de la transition démographique allant de taux élevés à des taux inférieurs de fécondité. Les pourcentages de recours aux moyens de contraception que l’on trouve en Amérique du Nord et en Europe septentrionale (75 et 84 %) reflète la fin de cette transition. Les taux de prévalence du recours aux moyens de contraception les plus forts constatés dans tout pays de plus de 3 millions d’habitants sont de 87 % à Hong Kong et de 86 % au Royaume Uni (voir Tableau 1).

Alors que la discussion qui précède portait pratiquement sur tous les pays industrialisés aussi bien qu’en développement, celle qui suit n’est fondée que sur les données provenant des 71 pays dans lesquels des enquêtes EDS et EHR ont été menées depuis 1990.

Tendances régionales parmi les femmes mariées. La prévalence du recours aux moyens de contraception varie beaucoup entre les 30 pays d’Afrique sub-saharienne ayant fait l’objet d’enquêtes depuis 1990. Dans cinq d’entre eux — Afrique du Sud, Cap-Vert, Kenya, Maurice et Zimbabwe — plus d’un tiers des femmes mariées utilisent un moyen de contraception. Dans sept autres — Erythrée, Guinée, Mali, Mozambique, Niger, Nigeria et Tchad — ce chiffre est de 6 % ou moins (voir Tableau 3).

Dans les six pays du Proche Orient et d’Afrique du Nord où des enquêtes ont été effectuées, au moins la moitié des femmes mariées vivant en Egypte, en Jordanie et en Turquie utilisent un moyen de contraception. Par contraste, cette prévalence est la plus faible en Mauritanie (8 %) et au Yémen (13 %). Dans les huit pays d’Asie ayant fait l’objet d’enquêtes, cette prévalence est la plus élevée au Vietnam (75 %) et la plus faible au Pakistan (12 %) pour l’enquête de 1990–91. (Selon de récentes estimations, la prévalence est passée à près de 30 % dans ce dernier pays (85).)

Dans les 16 pays d’Amérique latine et des Caraïbes où des enquêtes ont été menées, la prévalence de l’usage de moyens de contraception est de 75 % ou plus au Brésil, en Colombie, au Costa Rica et à Porto Rico. Par contraste, elle n’est que de 28 % en Haïti. Dans les 11 pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale ayant fait l’objet d’enquêtes, ce chiffre est de plus de 50 %, à l’exception de la Géorgie (41 %).

Photo of a Ugandan woman receiving counseling on contraceptive use. Lamia Jaroudi for JHU/CCP

En Egypte, une prestataire de services donne des conseils de planning familial à une cliente. Dans six pays du Proche Orient et d’Afrique du Nord ayant fait l’objet d’une enquête, dont l’Egypte, la prévalence de l’usage des moyens de contraception est en moyenne de 45 %. Elle est la plus élevée en Amérique latine, où elle atteint environ 68 % et la plus faible en Afrique subsaharienne où elle est de 15 %.

Tendances régionales parmi les femmes célibataires sexuellement actives. Dans 35 des 45 pays en développement disposant de données pertinentes, l’usage des moyens de contraception par les femmes célibataires, sexuellement actives, de 15 à 49 ans est supérieur de 5 % ou plus que dans le cas des femmes mariées. Comme ces dernières, les femmes célibataires qui utilisent des moyens de contraception adoptent des méthodes modernes (voir Table C).

En Afrique sub-saharienne, le recours aux moyens de contraception par les femmes célibataires, sexuellement actives et en âge de se reproduire est au moins deux fois plus élevé en moyenne que pour les femmes mariées. Plus de la moitié de cette différence provient d’un usage plus important des préservatifs par les femmes célibataires. L’utilisation de moyens de contraception par les femmes non mariées atteint 50 % ou plus dans 8 des 28 pays de la région ayant fait l’objet d’enquêtes. (Voir chapitre 7.3, Grossesse chez les adolescentes pour une discussion du recours aux moyens de contraception par les jeunes femmes célibataires.)

Il en va de même dans les 17 pays, sauf trois, d’Amérique latine et des Caraïbes où une enquête a été effectuée et dans les quatre pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale pour lesquels on dispose de données, et où les niveaux d’utilisation de moyens de contraception par les femmes célibataires et sexuellement actives sont égaux ou supérieurs à ceux que l’on constate pour les femmes mariées. Les différences sont cependant moins prononcées que pour l’Afrique sub-saharienne car le recours aux moyens de contraception par les femmes mariées vivant ailleurs est nettement plus important que dans cette région. Nous ne disposons pas de données comparables pour l’Asie ou le Proche Orient et l’Afrique du Nord.

4 Ces pourcentages sont pondérés par importance de la population et font appel aux données des enquêtes EDS et EHR et, pour les pays où elles n’ont pas été menées, d’autres enquêtes représentatives au plan national (voir la méthodologie utilisée au Tableau 2). Les résultats des enquêtes citées dans le présent rapport, commençant au Tableau 3, ne sont pas pondérés en fonction de l’importance de la population, c’est-à-dire que des moyennes simples et des moyennes des données fournies par les pays ont été retenues.

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