Intentions de recours aux
moyens de contraception
Les questionnaires demandaient aux femmes mariées n’utilisant actuellement pas de moyen de contraception, y compris les femmes enceintes, si elles avaient l’intention d’y avoir recours à l’avenir. Le pourcentage de celles qui ont répondu oui varie entre les régions, allant d’environ 41 % au Proche Orient et en Afrique du Nord à 57 % en Amérique latine et dans les Caraïbes (voir Tableau E).
Dans les pays d’Afrique sub-saharienne, les niveaux d’intention de recours aux moyens de contraception sont de 40 % en moyenne, allant de 14 % au Tchad à 74 % au Malawi. En Europe de l’Est et en Asie centrale, le pourcentage le plus faible de femmes ayant cette intention est de 36 % en Arménie et d’environ 46 % pour la région en général. Environ la moitié des femmes mariées vivant en Asie ont l’intention d’utiliser le planning familial à l’avenir, de 15 % au Pakistan à 73 % au Népal.
Les intentions d’utilisation des moyens de contraception varient entre les différents groupes de femmes mariées. Celles qui ont davantage d’enfants ont tendance à vouloir y avoir recours sous peu. En outre, alors que celles qui sont au début de leur âge de procréation peuvent avoir l’intention d’utiliser des contraceptifs à un certain moment, elles ont moins tendance à dire qu’elles vont y avoir recours bientôt, probablement parce qu’elles veulent avoir d’autres enfants.
Raisons pour ne pas avoir l’intention d’utiliser des moyens de contraception. Les questionnaires demandaient aussi aux femmes mariées qui n’utilisent actuellement pas de moyens de contraception et n’ont pas l’intention de le faire quelle est la raison principale de leur décision. Ils ne demandaient pas les raisons considérées comme secondaires ou tertiaires, mais ceci peut néanmoins être important (92).
A l’exception de l’Afrique sub-saharienne, la raison principale donnée par les femmes pour leur non utilisation de moyens de contraception est qu’elles n’ont que peu de chances de devenir enceintes — parce qu’elles sont subfertiles, ne sont pas fécondes, ont atteint la ménopause ou ont été stérilisées (voir Tableau F). Comme on peut s’y attendre, un grand nombre d’entre elles déclarent ne pas avoir l’intention de se servir de la contraception parce qu’elles sont enceintes ou veulent d’autres enfants — la raison la plus fréquemment donnée en Afrique sub-saharienne.
Parmi les autres raisons souvent avancées, on peut citer les effets secondaires des contraceptifs — la raison principale indiquée par les femmes du Ghana, de Haïti et des Philippines. Dans quelques pays, les raisons liées à des considérations religieuses ou à l’opposition de la personne interrogée ou d’autres personnes au planning familial sont aussi importantes.
Relativement peu de femmes mariées qui n’utilisent pas de moyens de contraception indiquent un manque de connaissances des méthodes de planning familial ou leur origine comme la raison pour laquelle elles n’ont pas l’intention d’y avoir recours à l’avenir. De telles réponses sont plus courantes en Afrique sub-saharienne : 10 % en moyenne avec une pointe de 29 % au Tchad. Dans les pays en développement pris dans leur ensemble, moins de 1 % des femmes mariées donnent des raisons ayant trait au manque d’accès au planning familial, aux coûts ou aux difficultés éprouvées pour obtenir certaines méthodes particulières de contraception.
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