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Chapitres
Points saillants
![]() Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The John Hopkins Bloomberg School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland, 21202, USA Volume XXXI, Numéro 2 |
Les différents moyens de contraceptionLes moyens particuliers de contraception utilisés par les femmes varient beaucoup d’un pays à un autre. Les méthodes appliquées dans un pays donné sont le reflet de nombreux facteurs, dont la disponibilité des divers moyens possibles et le niveau de sensibilisation de la population à ce sujet, leurs coûts et l’endroit où on peut les obtenir (voir chapitre 4.3, Disponibilité du planning familial). Les choix personnels, les normes sociales et la perception de l’acceptation du recours au planning familial affectent aussi les choix retenus en matière de contraception. Quatre moyens modernes de contraception — stérilisation féminine, contraceptifs administrés par voie orale, injectables et DIU — sont les plus utilisés par les femmes mariées vivant dans les pays en développement ayant fait l’objet d’une enquête. Ils constituent à eux quatre près des trois quarts de tous les moyens contraceptifs utilisés (voir Tableau 3).
Stérilisation féminineLa stérilisation féminine est le moyen de contraception le plus populaire en général dans les pays en développement où une enquête a été menée : une moyenne non pondérée de 9 % des femmes mariées y ont été stérilisées (voir Tableau 3). Cette méthode n’est cependant la plus largement utilisée que dans 14 des 60 pays en développement ayant fait l’objet d’une enquête. Ils sont tous en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes. La stérilisation est peu utilisée au Proche Orient et en Afrique du Nord ou en Afrique sub-saharienne. Comme on peut s’y attendre, l’accès à la stérilisation féminine est faible ou inexistant dans la plupart des pays où cette méthode est peu employée (32, 93). Les niveaux de stérilisation féminine sont demeurés à peu près identiques entre les enquêtes dans les 38 pays en développement ou plusieurs enquêtes ont été menées depuis 1990 (voir Tableau 3). mais dans trois d’entre eux — Inde, Colombie et Nicaragua — l’usage de cette méthode a augmenté de six pour cent ou davantage entre les enquêtes. En Inde, ce facteur représente à lui seul l’accroissement total de la prévalence du recours aux moyens de contraception modernes entre les enquêtes. Le recours à la stérilisation par les femmes célibataires en âge de se reproduire est substantiel dans quelques pays d’Amérique latine et des Caraïbes — dont El Salvador avec 26 % des femmes célibataires sexuellement actives et la République dominicaine avec 24 % (voir Tableau C). Ces données comprennent nombre de veuves et de divorcées sexuellement actives qui ont choisi la stérilisation après avoir eu des enfants. Pratiquement aucune femme célibataire sexuellement active n’a recours à la stérilisation dans les pays ayant fait l’objet d’une enquête en Afrique sub-saharienne, en Europe de l’Est en en Asie centrale. Contraceptifs administrés par voie oraleLes contraceptifs administrés par voie orale constituent la seconde méthode de contraception la plus utilisée par les femmes mariées vivant dans les pays en développement où des enquêtes EDS et EHR ont été menées. Elle est la plus populaire en Afrique sub-saharienne et arrive en deuxième position au Proche Orient et en Afrique du Nord, en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes (voir Tableau 3). Ce moyen de contraception est le plus largement utilisé dans un tiers des pays d’Afrique sub-saharienne ayant fait l’objet d’une enquête, encore que les femmes mariées en âge de se reproduire y ont recours à un taux excédant 15 % au Cap-Vert, à Maurice et au Zimbabwe seulement. Quoi qu’il en soit, le niveau d’utilisation de contraceptifs administrés par voie orale au Zimbabwe — 36 % — est le plus élevé de tous les pays du monde, ce qui reflète l’accent placé par le programme national de planning familial sur leur distribution dans tout le pays. Le recours à ce moyen de contraception est demeuré approximativement le même dans la plupart des 38 pays en développement ayant fait l’objet d’une ou de plusieurs enquêtes depuis 1990 (voir Tableau 3). Leur usage a augmenté le plus au Bangladesh, qui a enregistré un accroissement de cinq pour cent au cours des six ans séparant les enquêtes. L’usage de contraceptifs administrés par voie orale est souvent plus courant — et beaucoup plus courant dans de nombreux pays — chez les femmes célibataires sexuellement actives que chez les femmes mariées (voir Tableau C). Dans presque tous les pays ayant fait l’objet d’une enquête et où l’on dispose de telles données, les femmes célibataires sont plus à même d’utiliser cette méthode que celles qui sont mariées. Cette statistique reflète le fait que peu de femmes célibataires ont recours à la stérilisation. |
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