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![]() Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The John Hopkins Bloomberg School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland, 21202, USA Volume XXXI, Numéro 2 |
Contraceptifs injectablesL’administration de contraceptifs injectables est devenue la troisième méthode la plus utilisée par les femmes mariées dans les pays en développement où des enquêtes ont été effectuées depuis 1990, bien que 5 % seulement d’entre elles y aient recours. Dans 15 de ces pays, qui se trouvent pour la plupart en Afrique sub-saharienne, les injections sont le moyen de contraception le plus populaire chez les femmes mariées (voir Tableau 3). Leur utilisation est la plus forte en Afrique du Sud — 23 % des femmes mariées. Parmi les autres pays où ce moyen est largement utilisé, on peut citer l’Indonésie avec 21 % des femmes mariées et le Malawi avec 16 %. Chez les femmes célibataires sexuellement actives en âge de se reproduire, le recours à cette méthode dépasse les 10 % au Kenya, au Guatemala, en Namibie, au Niger et au Paraguay. L’usage de ce moyen de contraception a augmenté de trois pour cent en moyenne chez les femmes mariées des pays en développement ayant fait l’objet d’une ou de plusieurs enquêtes depuis 1990 dans tous les pays à l’exception du Rwanda. Cet accroissement est le plus net au Malawi avec 14 %, au Pérou avec 13 % et en Haïti et en Indonésie avec 9 % (voir Tableau 3). DIULe DIU se place en quatrième position parmi les méthodes de planning familial utilisées par les femmes mariées dans les pays en développement ayant fait l’objet d’une enquête. Il semble que son utilisation ait augmenté dans 14 des 38 pays en voie de développement où une ou plusieurs enquêtes ont été menées depuis 1990, mais cet accroissement a été faible : moins de un demi pour cent en moyenne. Cette méthode est la plus largement utilisée au Proche Orient et en Afrique du Nord (voir Tableau 3). IElle est peu utilisée en Asie et en Afrique sub-saharienne. La seule exception est le Vietnam où 39 % des femmes mariées y ont recours, ce qui reflète l’accent placé par le gouvernement sur sa disponibilité. La Chine — qui n’a pas fait partie du programme des enquêtes EDS et EHR, mais a effectué ses propres recherches sur l’usage des contraceptifs — a des niveaux élevés d’utilisation du DIU, dont se servent 36 % de toutes les femmes mariées en âge de procréer (114). Ce moyen de contraception est le plus utilisé dans la plupart des pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale ayant fait l’objet d’une enquête. Chez les femmes célibataires sexuellement actives vivant dans ces pays, les niveaux d’utilisation du DIU sont généralement bas. Parmi les exceptions, on peut citer le Kazakhstan et le Moldova ainsi que plusieurs pays d’Amérique latine, dont l’Equateur, le Honduras et le Nicaragua. Préservatifs masculinsMalgré leur importance dans le cadre de la protection contre le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles (IST), il est rare que les femmes mariées vivant dans les pays en développement aient recours aux préservatifs à des fins de planning familial5 Sur la base des 38 pays en développement où une ou plusieurs enquêtes ont été effectuées depuis 1990, leurs niveaux d’utilisation par les femmes mariées n’ont pas beaucoup changé ces dernières années. Dans 60 pays en développement ayant fait l’objet d’une enquête, une moyenne de 3 % seulement des femmes mariées dit avoir recours aux préservatifs masculins en tant que moyen de contraception (voir Tableau 3). Dans trois pays seulement — Maurice avec 13 %, Costa Rica avec 16 % et la Jamaïque avec 17 % — plus de 10 % des femmes mariées indiquent utiliser les préservatifs à des fins de contraception. Parmi les pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale ayant fait l’objet d’une enquête, 19 % des femmes mariées de la République tchèque et 14 % de celles d’Ukraine ont recours aux préservatifs comme moyen de planning familial. Usage des préservatifs par les femmes célibataires. Les femmes célibataires sexuellement actives et en âge de se reproduire sont plus aptes à indiquer qu’elles utilisent des préservatifs que celles qui sont mariées — en moyenne 16 fois plus en Afrique sub-saharienne et 3 fois plus en Amérique latine et dans les Caraïbes. Dans 11 pays en développement, les niveaux d’utilisation de ce moyen atteignent 20 % ou plus chez les femmes célibataires sexuellement actives (voir Table C). Dans les pays où au moins deux enquêtes ont été effectuées auprès des femmes célibataires depuis 1990, le recours aux préservatifs a augmenté de sept pour cent en moyenne. Cet accroissement a été considérable au Paraguay, passant de 3 à 35 % entre les enquêtes de 1990 et de 1998 et au Burkina Faso : de 12 % en 1993 à 36 % entre 1993 et 1998–99.
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