Table des matières
  • Résumé de la rédaction
  • Credits
Chapitres
  1. La fécondité toujours en baisse
  2. Recours aux contraceptifs
  3. Les différents moyens de contraception
  4. Contraception : sensibilisation et disponibilité
  5. Autres influences directes sur la fécondité
  6. Préférences en matière de fécondité
  7. Les jeunes femmes
  8. Survie et santé de l’enfant
  9. Santé maternelle
Points saillants

Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The John Hopkins Bloomberg School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland, 21202, USA

Volume XXXI, Numéro 2
Printemps 2003
Série M, numéro 17
Sujets spéciaux

Autres méthodes modernes

Relativement peu de femmes, mariées ou non, vivant dans les pays en développement utilisent d’autres méthodes modernes de contraception — dont la stérilisation masculine, les méthodes vaginales (diaphragmes, capes cervicales et spermicides), implants ou préservatifs féminins. Dans toutes les régions, le recours aux méthodes vaginales atteint un total de moins de 1 % du recours aux moyens de contraception par les femmes. Les implants sont les plus utilisés par les femmes mariées d’Indonésie, avec 6 %, suivies de celles qui vivent en Haïti, à peine 1 %. Aucun des pays ayant fait l’objet d’une enquête n’enregistre plus de 1 % d’utilisation du préservatif féminin à des fins de contraception.

Stérilisation masculine. A part la Chine et l’Inde, moins de 1 % des femmes des pays en développement ayant fait l’objet d’une enquête adopte la stérilisation masculine aux fins de contraception. En Inde, ce chiffre est de 2 % et il est de 8 % en Chine. Cette méthode est pratiquement non existante dans les pays d’Afrique sub-saharienne, du Proche Orient et de l’Afrique du Nord où des enquêtes ont été effectuées. Le Népal, avec 6 %, a le taux le plus élevé de stérilisation masculine parmi tous les pays où des enquêtes EDS et EHR ont été menées (voir Tableau 3).

Méthodes traditionnelles de planning familial

L’usage des deux moyens de contraception traditionnels — abstinence périodique et retrait — varie beaucoup entre les pays ayant fait l’objet d’enquêtes. Les niveaux d’emploi de ces méthodes sont généralement nettement inférieurs à ceux des moyens modernes, mais un nombre substantiel de femmes y ont néanmoins recours dans certains pays.

Abstinence périodique. Parmi tous les pays où une enquête a été effectuée, le recours à l’abstinence périodique est le plus fréquent en Bolivie, où 20 % des femmes mariées utilisent cette méthode (voir Tableau 3). Bien que les niveaux de recours à ce moyen de contraception soient généralement faibles dans l’ensemble des pays en développement, elle est la plus utilisée par les femmes mariées de 12 pays d’Afrique sub-saharienne sur 30 — mais avec une moyenne de 4 % seulement. En outre, 10 % des femmes célibataires sexuellement actives et en âge de se reproduire vivant dans cette région disent utiliser l’abstinence périodique.

Retrait. En Afrique sub-saharienne, 2 % seulement des femmes mariées ont recours à la méthode du retrait, mais avec une pointe de 16 % à Maurice. L’usage de ce moyen de contraception est en moyenne de 7 % au Proche Orient et en Afrique du Nord, mais atteint 24 % en Turquie. Il est de 4 % en moyenne en Asie, avec une pointe à 12 % au Vietnam. En Amérique latine et dans les Caraïbes, cette méthode est utilisée en moyenne par 3 % des femmes, sans grandes variations entre les divers pays de la région (voir Tableau 3).

n Europe de l’Est et en Asie centrale, le retrait est la méthode la plus utilisée de toutes, qu’elles soient traditionnelles ou modernes, dans 6 des 11 pays ayant fait l’objet d’une enquête. Son niveau d’utilisation atteint 41 % en Azerbaïdjan. Un grand nombre de femmes célibataires de ces pays déclarent aussi avoir recours à cette méthode à des fins de contraception (voir Tableau C).

Méthode de l’aménorrhée de la lactation

Un grand nombre de femmes déclarent utiliser l’aménorrhée de la lactation en tant que moyen de contraception. Nombre d’entre elles croient se servir de l’alimentation au sein comme d’un moyen de contraception, mais les études démontrent qu’en fait l’usage correct de cette méthode est limité. Pour qu’une mère s’en serve, il faut que trois conditions soient remplies : qu’elle nourrisse au sein tout le temps ou presque, que l’accouchement ait eu lieu moins de six mois plus tôt et que les règles ne soient pas revenues (41, 63). Si une femme sexuellement active ne répond pas à ces trois critères, elle n’applique pas correctement cette méthode et est donc à risque d’une grossesse non désirée, sauf si elle utilise en même temps un autre moyen de contraception.

La plupart des femmes alimentant leurs nourrissons au sein et ayant répondu à l’enquête — de 50 % au Pérou à 94 % au Mali — déclarent qu’elles utilisent cette méthode pour éviter une autre grossesse. Cependant, dans 12 pays étudiés un faible nombre de ces femmes répondaient aux critères mentionnés précédemment — de 3 % en Haïti à 20 % au Mali (50).


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