Table des matières
Chapitres
- La fécondité toujours en baisse
- Recours aux contraceptifs
- Les différents moyens de contraception
- Contraception : sensibilisation et disponibilité
- Autres influences directes sur la fécondité
- Préférences en matière de fécondité
- Les jeunes femmes
- Survie et santé de l’enfant
- Santé maternelle
Points saillants

Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The John Hopkins Bloomberg School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland, 21202, USA
Volume XXXI, Numéro 2
Printemps 2003
Série M, numéro 17
Sujets spéciaux |
Contraception —
Sensibilisation et disponibilité
Pour utiliser les moyens de contraception, il faut que les gens sachent qu’ils existent, qu’ils considèrent leur usage comme étant bénéfique et qu’ils puissent avoir accès aux méthodes auxquelles ils veulent avoir recours. Selon les résultats des enquêtes, la sensibilisation aux moyens de contraception est pratiquement universelle chez les femmes mariées des pays en développement et la plupart des gens approuvent le planning familial.
Les moyens de communication de masse, et surtout la télévision et la radio, sont les principales sources d’informations sur le planning familial dans la plupart des pays. La plupart des femmes qui ont entendu parler de la contraception savent aussi comment y avoir accès. Les sources des moyens de contraception, qu’elles soient publiques, privées ou autres, varient considérablement d’un pays à un autre.
Dans 37 des 60 pays en développement ayant fait l’objet d’une enquête, au moins 95 % des femmes mariées connaissent au moins un moyen de contraception (moderne ou traditionnel)6 Dans 36 pays, au moins 95 % connaissent au moins une méthode moderne (voir Tableau 4).
Même dans les zones rurales 70 % des femmes mariées ou plus connaissent au moins un moyen de contraception moderne, sauf dans plusieurs pays africains. Les différences entre les zones urbaines et rurales ont tendance à être moin-dre en ce qui concerne la sensibilisation aux moyens de contraception que celles qui ont trait à leur usage. Dans 13 des 60 pays où des enquêtes ont été effectuées, les femmes vivant dans les zones rurales sont aussi susceptibles que celles des zones urbaines de connaître au moins une méthode moderne. Par contre, dans 17 pays, cette sensibilisation est plus élevée d’entre 15 et 42 pour cent chez les femmes des zones urbaines que chez celles des zones rurales. Sur ces 17 pays, 12 se situent en Afrique sub-saharienne, les autres étant la Bolivie, le Guatemala, la Mauritanie, le Pakistan et le Yémen (voir Tableau G).
La connaissance de moyens de contraception particuliers varie beaucoup entre les pays ayant fait l’objet d’une enquête (voir Tableau 4). Par exemple, celle des contraceptifs administrés par voie orale est très répandue, mais dans quelques pays moins de la moitié des femmes mariées sont au courant de leur existence. Il en va de même pour les préservatifs masculins qui font partie des moyens de contraception les plus connus dans le monde, mais moins de la moitié des femmes mariées connaissent cette méthode dans huit pays où une enquête a été menée.
Il est certes nécessaire d’avoir entendu parler d’au moins une méthode de contraception pour pouvoir s’en servir, mais il est essentiel d’en connaître toute une gamme si l’on veut pouvoir faire un choix informé en matière de planning familial et accroître la probabilité de recours aux moyens de contraception. Il est capital de pouvoir changer de méthode pour continuer à utiliser le planning familial. Lorsqu’ils disposent d’une gamme de moyens, les gens en changent lorsque leurs besoins en font autant au lieu d’avoir recours à un moyen qui finit par s’avérer inapproprié ou insatisfaisant ou de tout simplement arrêter tout recours aux moyens de contraception (128).
Le nombre moyen de méthodes de contraception que les femmes connaissent varie énormément d’un pays à un autre. A une extrême parmi les pays où une enquête EDS a été effectuée, les Tchadiennes ne connaissent en moyenne que 1,4 méthode de contraception. A l’autre, les femmes qui vivent au Bangladesh, en Colombie, en République dominicaine, en Jordanie et au Pérou en connaissent en moyenne neuf.
Approbation du planning familial. Dans 27 des 50 pays pour lesquels on dispose de données, plus de la moitié des femmes mariées déclarent approuver le planning familial et penser que leurs maris sont d’accord (voir Tableau H). Parmi 24 pays en développement situé en dehors de l’Afrique sub-saharienne, seuls la Mauritanie, le Pakistan et le Yémen signalent une approbation commune inférieure à 50 %.
De nombreuses femmes approuvent le planning familial alors que ce n’est peut-être pas le cas pour leurs maris. En Afrique sub-saharienne, quelle que soit l’opinion du mari, le taux d’approbation des femmes est de 74 % en moyenne. Ailleurs, il va de 76 % au Proche Orient et en Afrique du Nord à 88 % en Amérique latine et dans les Caraïbes.
| 6 |
Pour les enquêtes EDS, il a tout d’abord été demandé aux personnes interrogées de nommer toutes les méthodes de contraception dont elles avaient entendu parler. On leur a ensuite demandé si elles reconnaissaient une des méthodes qu’elles n’avaient pas mentionnées en premier lieu. Les données figurant dans le présent rapport comprennent les réponses spontanées et celles qui ont été données ensuite. |
|