Table des matières
  • Résumé de la rédaction
  • Credits
Chapitres
  1. La fécondité toujours en baisse
  2. Recours aux contraceptifs
  3. Les différents moyens de contraception
  4. Contraception : sensibilisation et disponibilité
  5. Autres influences directes sur la fécondité
  6. Préférences en matière de fécondité
  7. Les jeunes femmes
  8. Survie et santé de l’enfant
  9. Santé maternelle
Points saillants

Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The John Hopkins Bloomberg School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland, 21202, USA

Volume XXXI, Numéro 2
Printemps 2003
Série M, numéro 17
Sujets spéciaux

Moyens de communication de masse

Les programmes de planning familial dépendent souvent des campagnes organisées dans les moyens de communication de masse pour informer la population au sujet de la contraception et influencer les normes relatives au planning familial. La télévision, la radio et d’autres médias ont une forte influence sur les attitudes et les comportements vis-à-vis du planning familial et de la fécondité (13, 83).

In Zambia two young men read for a peer education radio show. Population Services International (PSI)

En Zambie, deux jeunes hommes lisent pour un programme radio consacré à l’éducation de leurs pairs. La radio, la télévision et autres moyens de communication de masse ont une très forte influence sur les attitudes et le comportement des gens vis-à-vis des normes sociales relatives au planning familial.

Dans tous les pays d’Afrique sub-saharienne ayant fait l’objet d’une enquête, les messages portant sur le planning familial diffusés par la radio atteignent un plus grand nombre de femmes que ce n’est le cas pour la télévision (voir Tableau 5). Ailleurs, par contre, dans 20 pays sur 32, en particulier en Europe de l’Est et en Asie centrale, davantage de femmes obtiennent des informations à ce sujet grâce à la télévision. La diffusion de messages sur le planning familial par les moyens de communication de masse et en particulier par la radio et la télévision atteint un plus grand nombre de personnes depuis 1990 (voir Tableau 5).

Approbation des messages relatifs au planning familial. La plupart des femmes vivant dans le monde en développement estiment que les messages relatifs au planning familial sont acceptables et les niveaux d’approbation sont en hausse. Dans tous les pays où une enquête a été menée, à l’exception du Tchad et du Pakistan, plus de la moitié des femmes déclarent que les messages relatifs au planning familial sont acceptables — d’une moyenne de 74 % en Afrique sub-saharienne à 91 % en Amérique latine et aux Caraïbes (voir Tableau 5). Le niveau d’acceptation s’est accru dans huit des dix pays dans lesquels au moins deux enquêtes ont été effectuées depuis 1990 (voir Tableau 5).

Disponibilité du planning familial

Les enquêtes EDS comprennent depuis récemment une « évaluation de la prestation de services » (EPS), qui permet de collecter des informations sur la disponibilité et la qualité des services de planning familial, pour les maladies sexuellement transmissibles, le VIH/SIDA et la santé maternelle et infantile. Les enquêtes EPS diffèrent de celles qui les ont précédées et portaient sur la disponibilité des services en ce sens qu’elles collectent des données à partir d’un échantillon national représentatif de tous les types d’installations concernées — des dispensaires aux hôpitaux — des secteurs public et privé au lieu des réponses apportées par les responsables de la santé et les dirigeants communautaires.

Les deux premières évaluations, effectuées au Kenya en 1999 et au Bangladesh en 1999–2000, ont constaté que 88 et 85 %, respectivement, des installations sanitaires de ces deux pays assuraient des services de planning familial. Dans les deux pays, 89 % des installations sanitaires fournissaient des contraceptifs injectables. Pour les préservatifs, les chiffres sont de 88 % au Kenya et de 96 % au Bangladesh. En ce qui concerne les DIUs, ils sont de 51 % au Kenya et de 87 % au Bangladesh. Au Kenya, seules 11 % des installations sanitaires offraient la stérilisation féminine, contre 37 % au Bangladesh (74, 99). Des rapports sur la prestation des services dans ce domaine sont presque terminés pour l’Egypte, le Ghana, le Mexique et le Rwanda et sont prévus pour d’autres pays.

Connaissance des sources. Les enquêtes EDS menées auprès des ménages mesurent comment chaque personne perçoit la disponibilité des services de planning familial. Dans les pays pour lesquels on dispose de telles informations, la plupart des femmes déclarent savoir où obtenir un moyen de contraception (36). Par exemple, dans 9 pays sur 11 situés en dehors de l’Afrique sub-saharienne disposant de telles données, 90 % des femmes mariées ou plus savent où avoir accès à au moins une méthode moderne. Les exceptions sont le Pakistan et le Yémen, où ces chiffres sont de 45 % et de 27 %, respectivement (36).

En Afrique sub-saharienne, la connaissance de sources de moyens de contraception modernes varie énormément d’un pays à un autre. Dans quatre pays, plus de 80 % des femmes mariées savent où s’en procurer alors que c’est le cas de moins de la moitié dans six autres.

Alors que la plupart des femmes qui sont au courant des moyens de contraception savent aussi où les obtenir, il existe dans certains pays on constate un gouffre entre la connaissance d’une méthode de contraception et de l’endroit où l’obtenir. Au Burkina Faso, par exemple, 63 % des femmes mariées connaissent un moyen de contraception moderne, mais 28 % seulement savent où y avoir accès. Des écarts substantiels sont aussi constatés au Niger, au Pakistan, au Sénégal et au Yémen (36).

Sources publiques, privées et autres. Dans le monde en développement en général, c’est le secteur public qui est le principal fournisseur de moyens de contraception (36). Au Proche Orient et en Afrique du Nord et en Amérique latine et dans les Caraïbes, plus de la moitié des moyens de contraception administrés par voie orale ou par injection proviennent cependant de fournisseurs privés. En Afrique sub-saharienne et en Asie, plus de la moitié des préservatifs proviennent de sources privées.

Ces sources varient en fonction des types de contraceptifs. Dans de nombreux pays plus de la moitié des personnes faisant appel à des méthodes cliniques, comme la pose de DIU ou les injections, les obtiennent dans des installations gouvernementales fixes. En dehors de l’Afrique sub-saharienne, par contre, les pharmacies privées sont une source importante de moyens de contraception tels que les préservatifs et ceux qui sont administrés par voie orale (36).


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