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Points saillants
![]() Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The John Hopkins Bloomberg School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland, 21202, USA Volume XXXI, Numéro 2 |
Autres influences directes sur la féconditéPlusieurs facteurs autres que le recours aux moyens de contraception ont une influence directe sur les taux de fécondité (17). Parmi ces « facteurs déterminants immédiats » on peut citer l’âge des femmes au moment de leur premier mariage ou de leur première union (légale, consensuelle ou autre), la durée de l’impossibilité de conception après l’accouchement et l’avortement provoqué. ACes facteurs sont particulièrement importants pour expliquer les taux et la baisse de la fécondité lorsque l’accès aux informations et aux services de planning familial est minime et que le recours aux moyens de contraception n’a donc pas joué un rôle important (15). Selon certains chercheurs, l’usage des moyens de contraception devient tellement prévalent que toute augmentation future dans ce domaine est improbable et d’autres facteurs déterminants immédiats seront appelés à avoir une influence relativement plus importante dans tout changement à venir au niveau de la fécondité (48). ADe nombreux facteurs autres que ces facteurs directs — sociaux, économiques et culturels et les mesures prises dans le domaine du planning familial — ont bien entendu une influence sur la fécondité, mais celle-ci est indirecte. Ils l’affectent au niveau d’un ou plusieurs facteurs déterminants immédiats. L’amélioration du statut et celle du niveau d’éducation des femmes, par exemple, sont au nombre de ces facteurs indirects. Ils font que les femmes se marient souvent plus tard et ont recours aux moyens de contraception, deux des facteurs qui affectent directement la fécondité. Age au premier mariageL’âge auquel les femmes ont leur premier rapport sexuel et risquent donc d’être enceintes et d’avoir des enfants a un effet important sur la fécondité : plus elles sont âgées, plus leur fécondité potentielle pendant la durée de leur vie baisse. Certaines grossesses ont lieu avant le mariage, mais l’âge auquel celui-ci a lieu (ou, dans certains pays, l’âge au moment d’une union consensuelle) représente souvent le début d’une activité sexuelle régulière.
Dans les pays ayant fait l’objet d’une enquête, en Afrique du Nord et au Proche Orient, l’âge moyen au moment du premier mariage est passé de moins de 18 pour les femmes les plus âgées (entre 45 et 49 ans au moment où l’enquête a été menée) à 20,6 pour celles ayant entre 25 et 29 ans (voir Tableau I). Des pressions à la baisse moins spectaculaires apparaissent en Afrique sub-saharienne et en Asie, mais pas en Amérique latine et dans les Caraïbes où l’âge moyen au moment du premier mariage semble être resté à presque exactement 20 ans pendant deux décennies ou davantage. Se marier plus tard contribue à faire baisser le taux de fécondité, en particulier lorsque celle-ci n’est que peu régulée pendant le mariage. Il est difficile de mesurer la relation précise qui existe entre le mariage et la fécondité, mais les enquêtes font ressortir une forte relation inverse entre l’âge moyen au moment du mariage et l’ISF d’un pays. Les femmes mariées ne sont pas toutes à risque d’être enceintes alors que certaines femmes célibataires le sont parce qu’elles sont sexuellement actives (voir chapitre 7.1, Activité sexuelle). Une étude menée auprès des Nigérianes en 1990 révèle par exemple que 36 % des femmes mariées ont indiqué ne pas être sexuellement actives — plus de 80 % de celles-ci en raison d’une abstinence après l’accouchement. Dans le même temps, 38 % des femmes célibataires ont déclaré l’être (26). Non susceptibilité post-partumLa non susceptibilité post-partum à la grossesse provient de l’aménorrhée post-partum, qui intervient entre la naissance de l’enfant et la reprise de l’ovulation, et l’abstinence en matière de rapports sexuels après l’accouchement. La durée de l’aménorrhée post-partum est principalement fonction de celle de l’alimentation au sein et de son intensité (61, 105). La durée de la non susceptibilité post-partum est de loin la plus longue en Afrique sub-saharienne, où elle atteint une moyenne de plus de 15 mois. Dans les 28 pays sauf cinq pour lesquels on dispose de données à ce sujet, cette durée s’explique principalement par l’aménorrhée post-partum. Elle est nettement moindre dans les autres régions (voir Tableau J). Dans tous les pays autres que ceux d’Afrique sub-saharienne ayant fait l’objet d’une étude, la durée de l’aménorrhée post-partum est supérieure à celle de l’abstinence après l’accouchement. Dans le monde entier, dans 30 pays pour lesquels on dispose de données provenant de deux enquêtes effectuées depuis 1990, la baisse de la durée de la non susceptibilité post-partum à la grossesse est généralement faible (un demi-mois en moyenne). Ces changements n’ont eu que peu d’effets sur les niveaux de fécondité. |
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