Table des matières
  • Résumé de la rédaction
  • Credits
Chapitres
  1. La fécondité toujours en baisse
  2. Recours aux contraceptifs
  3. Les différents moyens de contraception
  4. Contraception : sensibilisation et disponibilité
  5. Autres influences directes sur la fécondité
  6. Préférences en matière de fécondité
  7. Les jeunes femmes
  8. Survie et santé de l’enfant
  9. Santé maternelle
Points saillants

Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The John Hopkins Bloomberg School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland, 21202, USA

Volume XXXI, Numéro 2
Printemps 2003
Série M, numéro 17
Sujets spéciaux

Usage des moyens de contraception
par les jeunes adultes

Dans les pays ayant fait l’objet d’une enquête, les femmes ayant entre 20 et 24 ans, célibataires et sexuellement actives sont celles qui ont le plus recours aux moyens de contraception ; les niveaux les plus faibles se retrouvent chez les adolescentes mariées (entre 15 et 19 ans). En Afrique sub-saharienne et en Asie en particulier, les jeunes mariées sont souvent confrontées à des attentes culturelles et à des pressions sociales qui exigent qu’elles « prouvent » immédiatement à leur famille et à celle de leur mari leur aptitude à avoir des enfants (73, 82). Il s’ensuit que peu d’adolescentes mariées utilisent des moyens de contraception.

Inversément, les jeunes célibataires sexuellement actives sont fortement motivées à éviter la grossesse et elles ont donc tendance à avoir recours à la contraception (70). D’autres encore — mariées ou non — peuvent vouloir utiliser des moyens de contraception, mais leur jeune âge ou le fait qu’elles ne sont pas mariées peuvent constituer des obstacles à l’obtention de services de planning familial (51, 60, 106).

Les niveaux d’utilisation de moyens de contraception sont particulièrement bas chez les femmes mariées d’Afrique sub-saharienne ayant entre 15 et 19 ans — environ 13 % (voir Tableau 10). Ils atteignent par contre 39 % chez les adolescentes célibataires sexuellement actives. Quelque 20 % des femmes mariées de la région ayant entre 20 et 24 ans ont recours à des moyens de contraception, alors que ce chiffre est de 49 % pour les femmes célibataires sexuellement actives qui font partie de la même tranche d’âge. Les femmes non mariées utilisent le plus souvent les préservatifs alors que celles qui le sont font le plus souvent appel à des contraceptifs administrés par voie orale ou à des méthodes traditionnelles.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, une moyenne de 39 % des femmes mariées âgées de 15 à 19 ans utilise une forme de contraception. Par comparaison, 60 % des femmes célibataires sexuellement actives en font autant. Les femmes ayant entre 20 et 24 ans ont encore plus tendance à le faire — 52 % des femmes mariées et 69 % des célibataires sexuellement actives. Les méthodes les plus utilisées par les femmes mariées sont les injections et la pilule alors que les célibataires ont davantage recours à la pilule, aux préservatifs et aux méthodes traditionnelles.

En Europe de l’Est et en Asie centrale, près de 30 % des adolescentes mariées ont recours au planning familial, la plupart aux méthodes traditionnelles. Huit adolescentes sur 10 non mariées et sexuellement actives utilisent une méthode de planning familial, dont la moitié se sert de préservatifs. Chez les femmes mariées âgées de 20 à 24 ans, le DIU et les méthodes traditionnelles sont les moyens les plus utilisés, alors que les célibataires de la tranche d’âge ont recours aux préservatifs aussi bien qu’aux méthodes traditionnelles.

On ne dispose de données comparables, provenant d’enquêtes effectuées en Asie et au Proche Orient et en Afrique du Nord, que pour les jeunes femmes mariées. Dans ces deux régions, environ un cinquième des adolescentes ont recours à la contraception, ce que font aussi près d’un tiers des femmes mariées ayant entre 20 et 24 ans.

Tendances en matière d’utilisation de moyens de contraception. Selon les enquêtes menées plusieurs fois dans 26 pays en développement, l’usage des moyens de contraception par les jeunes femmes célibataires sexuellement actives a nettement augmenté depuis 1990. La prévalence de l’usage de moyens de contraception chez les femmes non mariées ayant entre 15 et 19 ans a augmenté d’une moyenne de 5 pour cent en Afrique sub-saharienne et de 21 % en Amérique latine et dans les Caraïbes.

On note en particulier que les adolescentes célibataires sexuellement actives ont deux fois plus recours aux préservatifs au moment de la dernière enquête que lors de la précédente (voir Tableau 10). L’usage accru de ce moyen de contraception représente pratiquement le total de l’accroissement de leur utilisation en Afrique sub-saharienne et 61 % en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Chez les femmes célibataires sexuellement actives ayant entre 20 et 24 ans, le niveau de recours aux moyens de contraception a augmenté de 6 % en Afrique sub-saharienne et de 18 % en Amérique latine et dans les Caraïbes. Là encore, la majeure partie de cette augmentation est due à un usage plus important des préservatifs en Afrique sub-saharienne et pour 57 % en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Face à l’épidémie de VIH/SIDA, de nombreux pays ont cherché à faire en sorte que les jeunes aient un meilleur accès aux préservatifs et les utilisent davantage. En Colombie, par exemple, le programme national de planning familial — PROFAMILIA — a de plus en plus intégré les services d’hygiène de la reproduction et d’hygiène sexuelle à ceux qui sont fournis dans ses cliniques et a ciblé en particulier les besoins des jeunes (55). L’usage de préservatifs par les jeunes adolescentes sexuellement actives a augmenté de 3 à 28 % dans ce pays entre 1990 et l’an 2000 et de 4 à 28 % chez les célibataires sexuellement actives âgées de 20 à 24 ans (voir Tableau 10).

Il en va de même au Sénégal, où, entre l’enquête de 1992–93 et celle de 1997, le recours aux préservatifs par les adolescentes célibataires sexuellement actives a augmenté de 15 à 29 % et de 7 à 41 % chez celles qui ont entre 20 et 24 ans. Ce pays a récemment fait des efforts substantiels pour la promotion de l’usage des préservatifs par les jeunes (4). (Pour de plus amples renseignements sur le VIH/SIDA chez les jeunes, voir Population Reports, Les jeunes et le VIH/SIDA : pouvons-nous éviter la catastrophe ?, Série L, Nº 12, automne 2001.)


Précédente | Suivante
Haut | Table de matieres
Population Reports accueil
Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health Center for Communication Programs Information & Knowledge for Optimal Health (INFO) Project
111 Market Place Suite 310, Baltimore, MD 21202
Phone: 410-659-6300    Fax: 410-659-6266     Security & Privacy Policy

Disclaimer: The information provided on this web site is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

Icon depicting the USAID Seal