| Système de santé |
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Utilisation de pratiques probantes |
Les programmes de santé sont de plus en plus fondés sur une démarche déterminée par les résultats, c’est-à-dire les principes directeurs, les normes et les pratiques ayant scientifiquement prouvé leur sûreté, leur efficacité et leur fonctionnalité (18, 44). L’adoption de procédures et de pratiques probantes permet d’éliminer les obstacles inutiles aux soins, ce qui assure une prestations améliorée des services (45, 104).

Michelle Berdy pour JHU/CCP
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Dans une maternité de Novgorod (Russie), une nouvelle mère s’occupe de son nourrisson. En Russie et ailleurs, de plus en plus de programmes de planning familial et de soins adoptent des pratiques fondées sur des constats pour améliorer la qualité des soins. |
Principes d’utilisation
des pratiques probantes
Utilisation des interventions et des démarches les plus modernes : par la connaissance et l’application de démarches fondées sur les meilleures pratiques probantes et disponibles, les organismes parviennent à fournir les meilleurs services de santé de la manière la plus efficace possible. Les directives fondées sur des constats (les normes, les protocoles et les pratiques recommandées), permettent aux prestataires de la santé de prendre des décisions de qualité sur des éléments spécifiques des soins, par exemple le diagnostic des problèmes de santé ou la prestation de méthodes de planning familial appropriées (19).
L’OMS a mis au point les Critères de recevabilité médicale à titre d’orientation quant aux personnes pouvant avoir recours, en toute sûreté, aux méthodes contraceptives, ainsi que des Recommandations de pratiques sélectionnées, concernant l’utilisation sûre et efficace des méthodes. Ces recommandations se fondent sur les éléments probants concernant la sécurité et l’utilisation des contraceptifs. Elles élargissent l’accès aux services de planning familial parce qu’elles permettent de s’assurer que les personnes concernées ne se voient pas refuser, sans raison valable, une sélection intégrale de méthodes appropriées. (Pour plus de renseignements sur les Critères de recevabilité médicale et les Recommandations de pratiques sélectionnées de l’OMS, prière de consulter http://www.who.int/reproductive-health/family_planning/index.html.) Nombre d’organismes et de programmes nationaux ont intégré ces recommandations dans leurs normes.
Chaque pratique dans le domaine de la santé ne bénéficie pas toujours, pour la justifier, d’études scientifiques probantes en matière d’efficacité et d’innocuité. Les organismes peuvent s’efforcer de rester informés des directives scientifiques nationales à cet effet pour les modifier ensuite selon le contexte et les ressources locales. En l’absence de preuves scientifiques, il conviendrait que les organismes continuent de fonder leurs pratiques sur l’expérience et sur des hypothèses de travail logiques, ou encore adapter des pratiques appliquées ailleurs. Aux fins d’orientation en ce qui concerne les meilleures pratiques, « Advance Africa » offre un compendium des pratiques exemplaires, à consulter sur http://www.advanceafrica.org/compendium/.
Principes et actions
Russie : recours aux recommandations fondées sur des éléments probants pour une amélioration des soins ainsi qu’une réduction des coûts
En 1998, trois hôpitaux de la circonscription de Tver (Russie) ont adopté une démarche fondée sur des éléments probants pour améliorer les soins des femmes souffrant d’une hypertension pendant la grossesse (HPG), afin de réduire le nombre de femmes hospitalisées pour HPG et réduire les coûts des soins. À partir d’une étude des éléments de recherche, des experts cliniques ont actualisé les critères de diagnostic et les procédures de traitement. À la suite de l’application de ces nouveaux critères plus précis, le nombre des diagnostics de HPG chez les femmes a diminué, sans entraîner de diminution de la qualité des soins.
Dans ces trois hôpitaux, le pourcentage de diagnostics de HPG chez les femmes enceintes a chuté, passant de 44 % en 1998 à moins de 6 % en 2000. Le nombre total de femmes hospitalisées pour HPG dans ces trois hôpitaux a chuté de 77 % entre 1998 et 2000. En outre, le coût moyen total de l’hospitalisation, des médicaments et des analyses a chuté de 87 % (88, 89).
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Éviter les pratiques qui n’ont pas fait leurs preuves, sources de perte de temps et de ressources, pour adopter celles à l’impact prouvé : les programmes qui remplacent les directives obsolètes par des pratiques avérées peuvent permettre une prestation de services plus efficace (voir encadré, cette page). Par exemple : les pratiques actuelles de soins prénataux recommandent que les femmes aux grossesses normales se rendent seulement quatre fois à la clinique, au lieu de recommander des visites de routine plus fréquentes. Une analyse systématique des éléments probants disponibles indique que des visites fréquentes ne sont pas nécessaires (20). Elles surchargent inutilement le système de santé ainsi que l’emploi du temps des prestataires et des clientes (79, 124).
Un autre exemple : les nouvelles pratiques, recommandées, préconisent que les familles mettent au point des plans de préparation à l’accouchement, afin de décider au préalable des personnes qui assisteront à l’accouchement, l’endroit où se tiendra l’accouchement et que faire en cas de complications. Cette démarche de préparation remplace le modèle de la démarche axée sur les risques, qui identifiait les femmes aux grossesses à haut risque pour pouvoir les aiguiller vers des soins spécialisés. Plus de dix ans d’expérience démontrent que les facteurs de risque ne permettent pas d’indiquer avec sûreté les femmes qui seront victimes de complications et celles qui n’en auront pas (102).
En ayant recours aux pratiques fondées sur des éléments probants, les gestionnaires peuvent éviter des pratiques qui ne sont pas sûres ou qui produisent des frais inutiles. Par
exemple, la gestion des syndromes des pertes vaginales s’est révélée inefficace dans l’identification des infections cervicales, par exemple la gonorrhée et la chlamydia (24, 106). Toutefois, la gestion des syndromes reste efficace pour distinguer les ulcérations génitales et, chez les hommes, les causes des écoulements de l’urètre (27, 85, 120).
Éliminer les obstacles inutiles qui entravent l’accès aux soins : les obstacles médicaux inutiles, par exemple les examens, les normes, les critères de recevabilité ou les pratiques sans aucune valeur scientifique avérée, peuvent entraver l’accès universel aux services de santé (8, 21, 54, 82, 104, 108, 110). Elles peuvent également augmenter les frais à la charge des clients, demander trop de temps ou restreindre leurs options, en limitant par exemple inutilement le choix des méthodes contraceptives qui leur sont proposées (10).
Principes et actions
Kenya : éliminer les obstacles inutiles
En 1993, le personnel soignant de l’Association du planning familial du Kenya (FPAK) a passé en revue les pratiques et les procédures cliniques, au cours d’une évaluation de la qualité des soins. Il s’est révélé que certains protocoles refusaient inutilement des services aux femmes. Par exemple, un protocole exigeait que les femmes mariées obtiennent le consentement de leur mari pour obtenir une ligature des trompes, alors qu’aucune loi nationale et aucune norme internationale des soins médicaux ne stipule ce critère.
À la suite de débats axés sur les droits individuels des femmes et sur les procédures médicales, les collaborateurs du centre ont convenu qu’un consentement de l’époux serait souhaitable, mais qu’il ne serait pas exigé. Les collaborateurs ont également modifié d’autres règlements cliniques qui restreignaient souvent les services pour ne les accorder qu’aux femmes célibataires. Ces modifications des pratiques cliniques reflétaient une amélioration des comportements personnels des prestataires vis-à-vis de leurs clients. « Tout comme l’on nous fait confiance à nous, prestataires, pour prendre des décisions, il nous faut faire confiance à nos clients et savoir qu’ils prendront la bonne décision » ajoutait un collaborateur (13). |
Les obstacles inutiles surgissent pour de nombreuses raisons. Les directives de prestation de service suivies sont obsolètes. Les prestataires interprètent mal ou ignorent les directives de prestation de service et produisent en retour des obstacles qui leurs sont propres. Par exemple, les prestataires peuvent imposer des obstacles fondés sur le sexe ou la race, ou encore imposer des contre-indications erronées quant à l’utilisation d’une méthode, par exemple le jeune âge d’une femme ou le nombre peu élevé d’enfants qu’elle a eu (126).
Une pratique restrictive courante et inutile consiste à refuser à une femme l’accès aux contraceptifs hormonaux ou au DIU si elle n’a pas de règles (16, 76, 104, 108, 109). Les prestataires veulent s’assurer que la femme en question n’est pas enceinte lorsqu’elle commence la méthode de contraception en question. Ils ignorent qu’ils peuvent poser tout simplement des questions supplémentaires pour s’assurer, de façon fiable, qu’elle n’est pas enceinte. Une simple liste de contrôle suffirait pour réduire cet obstacle courant (109) (voir le diagramme en bas de la page prochaine).
Au Kenya, une étude visant à faire la preuve de l’efficacité de cette liste de contrôle indique qu’elle a permis d’éliminer la probabilité d’une grossesse chez 88 % des 1.800 nouvelles clientes n’ayant pas leurs règles des services de planning familial. En comparant les résultats de la liste de contrôle à ceux d’une méthode de test de grossesse vendue dans le commerce, 99 % des femmes non enceintes selon la liste de contrôle ne l’étaient effectivement pas (35, 109).
Les prestataires refusent souvent à certaines femmes l’accès au planning familial pour les protéger des méthodes contraceptives qu’ils estiment, à tort, constituer des sources de stérilité ou d’autres problèmes de santé (6). D’autres prestataires ont des préjugés contre certaines méthodes précises en raison de leur propre expérience, en qualité d’utilisateur
ou d’utilisatrice, de l’expérience de leurs collègues ou des clients de ces derniers, ou encore de bruits qui courent. Lorsque les organismes rectifient ces fausses idées ou démontrent, en termes pratiques, dans quelle mesure ces vices de raisonnement peuvent restreindre les choix des clients, les prestataires sont à même de surmonter ces obstacles (voir encadré, à droite).

©Family Health International, 2002; P.O. Box 13950, Research Triangle Park, N.C. 27709 USA;
Fax:(919) 544-7261; http://www.fhi.org
Les organismes de santé sont aujourd’hui confrontés à de nombreux défis, notamment l’épidémie du VIH-SIDA, une évolution sociale rapide, des lacunes de personnel et des carences de fonds, ainsi que le changement de la prestation de services de soins elle-même, par exemple la décentralisation. En outre, les organismes de santé, les prestataires et les administrateurs doivent adopter une gamme de démarches particularisées selon les différents besoins et la situation changeante de clients divers. En consultant régulièrement les clients, les chefs des communautés, les décideurs et autres administrés importants des programmes, on peut mieux axer les programmes sur la satisfaction des besoins actuels essentiels.
Principes de l’adaptabilité
Modifier les démarches selon les besoins : les organismes doivent se préparer aux divers changements qui se produisent dans la santé, afin de mieux faire face à la gamme de besoins de leurs clients. Pour ce faire, ils doivent être disposés à modifier leur mode de prestation de services. Par exemple : de nombreuses maternités, dans différents pays, doivent aujourd’hui décider de la manière dont elles abordent la transmission du VIH de la mère à son enfant. Autre exemple : les prestataires du planning familial doivent modifier leurs services-conseil et inclure la question de la double protection.
Il est nécessaire de mettre des services de santé à la disposition de populations dans les régions plus éloignées, ce qui comporte des difficultés spécifiques. Toutefois, armés de prévoyance et de souplesse, les programmes peuvent s’organiser de manière à rendre les services accessibles et commodes. Par exemple, à Acarape (Brésil), le centre de santé a modifié ses horaires pour recevoir les clients arrivant de zones rurales. Le personnel du centre a également collaboré avec le maire pour modifier les horaires des transports publics afin de mieux répondre aux besoins des clients ruraux (64)
Prévoir les fluctuations courantes de la prestation de services de santé : tous les organismes de soins de santé subissent des variations diverses (volume de la demande des clients, stocks de fournitures, disponibilité du personnel et autres facteurs) ayant une incidence sur la prestation de services. D’ailleurs, ces changements sont souvent la norme. Il convient que les administrateurs et les prestataires prévoient ces manifestations courantes et établissent des procédures pour y faire face. Par exemple : les programmes de planning familial peuvent mettre en place des plans de secours pour faire face aux crises de la prestation de services, telles les ruptures de stocks de contraceptifs. Les cliniques peuvent emprunter des fournitures à d’autres points de distribution, ou passer des commandes d’urgence auprès d’une pharmacie locale. En Moldavie, deux centres de santé régionaux ont échangé leurs stocks entre eux pour éviter de mettre au rebut des contraceptifs dont la date de péremption approchait (52). En dépit de filières d’approvisionnement solides, les programmes peuvent tirer parti de mécanismes permettant de faire face aux problèmes de rupture de stocks.
Les organismes doivent également faire face aux problèmes de lacunes, temporaires ou permanentes, de personnel. Dans ces situations, il est possible de réorganiser le travail et de réaffecter des tâches spécifiques à d’autres collaborateurs afin d’assurer une prestation de services ininterrompue. Pour s’assurer que d’autres collaborateurs peuvent prendre le relais lorsque le prestataire principal du service concerné est indisponible, il suffit de faire de la formation d’équipe, et non pas individuelle, c’est-à-dire une démarche nommée « formation de site intégrale » (14). Les personnes ainsi formées peuvent alors être chargées de faire part de leurs connaissances, de leurs compétences et d’assurer la formation de tiers. En outre, l’élaboration de plans de recrutement de personnel de secours permet de pallier rapidement aux carences.
Principes et actions
Pérou : les entretiens de fin de service avec les clients améliorent les services
À Chiclayo (Pérou), l’Institut Max Salud pour les soins de santé de haute qualité a mis en place un système de retour d’information des clients dans deux cliniques. Les entretiens de fin de service de la clinique d’Urrunaga ont révélé que les longs délais d’attente produisaient un mécontentement certain.
Pour améliorer le rythme des consultations et réduire la durée de l’attente, la clinique a commencé à distribuer aux clients, à leur arrivée, des tickets numérotés, de différentes couleurs selon les types de services. Ces tickets ont rendu les inscriptions plus rapides et plus faciles pour les employés, tout en indiquant aux clients l’ordre dans lequel ils seraient reçus et quels seraient les services dont ils bénéficieraient. En outre, la clinique a distribué des fournitures gratuites pendant les consultations, pour que les clients n’aient pas à se rendre à la pharmacie.
Les comparaisons des évaluations de 1998 et de 2000 ont indiqué que le nombre de clients qui avaient dû attendre trente minutes ou moins pour voir un prestataire était passé de 56 % en 1998 à 80 % en 2000. Le nombre de clients selon lesquels l’attente était trop longue était passé de 28 % à 1 % (96).
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Solliciter un appui pour opérer le changement : Il convient que les organismes demandent aux clients et aux autres parties concernées importantes des programmes, c’est-à-dire les intéressés, leurs opinions et leurs suggestions sur la manière d’opérer le changement (61). Toute une gamme d’intéressés peut apporter son appui, notamment les membres du conseil de direction, les chefs des communautés, les organismes partenaires, les décideurs et les bailleurs de fonds.
Les clients et les autres parties concernées peuvent produire des idées et dégager un consensus sur les changements, renforcer l’acceptation et diminuer la résistance (72). Les parties concernées sont plus à même de s’engager envers de nouvelles activités de programme si elles sont consultées au début du processus et si elles sont investies de bout en bout dans la planification. En apportant leurs conseils et en exprimant leurs intérêts, les intéressés peuvent prendre en charge les services améliorés et s’y investir.
Les clients et autres parties concernées peuvent produire un feedback, à titre individuel et à titre communautaire, par diverses techniques, notamment les entretiens de fin d’activité, les entretiens de suivi, les débats des groupes de réflexion, les boîtes à suggestions et les réunions communautaires (55, 96, 122) (voir encadré, à droite). La participation communautaire permet aux membres de la communauté de prendre en charge le règlement de problèmes et de s’assurer que les besoins des clients déterminent les améliorations apportées (29, 65).
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Liens avec d’autres services et d’autres sites |
Des systèmes d’aiguillage de qualité permettent aux cliniques de planning familial et autres d’offrir à leurs clients les bons soins, en des lieux appropriés. En reliant les services à leur lieu de prestation, on donne aux clients accès à des soins appropriés, à tous les niveaux du système de soins de santé, allant des établissements communautaires (soins de base) aux établissements locaux, régionaux ou nationaux (soins spécialisés).
Les systèmes d’aiguillage pourront offrir aux clients accès à une gamme intégrale de services, sans interruption et sans répétition inutile de diagnostic et de traitement. Ils permettent également aux systèmes de santé d’offrir des services en un lieu central, lorsque la demande est insuffisante pour offrir ces services dans chaque clinique.
Principes de l’établissement des liens
avec d’autres services et d’autres sites
Principes et actions
Pakistan : établir un système d’aiguillage axé sur les clients
Depuis 1995, les services de planning familial et de la santé reproductive au Pakistan sont reliés dans tout le pays grâce à un réseau de plus de 12.000 médecins, pharmaciens et de visiteuses sanitaires, c’est-à-dire des employées qui dirigent des petits postes sanitaires ou qui font des visites à domicile, dans le cadre du programme national greenstar Ce réseau englobe les cliniques du programme lui-même, celles de ses partenaires non gouvernementaux et d’autres établissements de santé. Tous les ans, les cliniques du réseau desservent plusieurs millions de femmes, surtout économiquement faibles. Les services offerts comprennent le planning familial, les suppléments nutritionnels, la gestion des infections des organes de la reproduction et les MST, ainsi que les soins prénataux et postnataux.
Les prestataires fournissent des services de planning familial selon leur poste dans le cadre du réseau d’aiguillage. Les clients désirant des services qui ne sont pas offerts par un prestataire spécifique de greenstar sont aiguillées vers d’autres prestataires du réseau. Par exemple, les prestataires femmes et les médecins hommes de greenstar aiguillent les clientes souhaitant une contraception chirurgicale ou d’autres services spéciaux vers les cliniques greenstar Plus. Dans ce même ordre d’idée, les visiteuses sanitaires et les pharmaciens, qui fournissent uniquement des méthodes contraceptives non cliniques telles que les préservatifs et les contraceptifs par voie orale, peuvent aiguiller les clientes vers les médecins femmes pour recevoir des services de DIU. Ainsi, les clients du réseau greenstar ont accès à une gamme aussi large que possible de services de santé. Des mécanismes d’enregistrement, de cartes d’aiguillage, de réunions collectives, de formation et de cours de recyclage aident les prestataires du réseau à assurer leur coordination et leur communication (3, 43).
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Renforcer les liens entre services : les dispositions d’aiguillage entre établissements de soins de santé donnent aux clients un meilleur accès, plus rapide, aux services spécialisés et aux soins de suivi. Il conviendrait que tous les établissements, à tous les niveaux du système de santé, soient en mesure d’aiguiller les clients vers les établissements locaux et régionaux, les établissements publics devraient être en mesure d’aiguiller les clients vers les cliniques non gouvernementales ou locales, etc.
Les systèmes d’aiguillage sont essentiels car tous les services ne peuvent, ni de devraient, être offerts dans tous les établissements (voir encadré, à droite). Par exemple : les établissements de prestation de services ne possèdent pas tous le matériel ou les prestataires formés à la pose de DIU ou d’implants, ou à l’exécution d’opérations de stérilisation.
Pour certains types de services, par exemple les soins en cas de complications obstétriques graves, la capacité du système de santé à faire transporter la patiente constitue une partie essentielle de ses liens de prestation de services. Les établissements peuvent prendre des dispositions, à l’avance, avec les organisations communautaires ou les syndicats, pour assurer le transport d’urgence des patientes en cas de complications obstétriques (87). Dans la région de Kolokani (Mali), par exemple, les contributions versées par la communauté et des particuliers financent un système de transports et d’aiguillage des patientes devant recevoir des soins d’urgence pour leur accouchement (7).
Il convient que les organismes s’assurent que leurs collaborateurs saisissent l’intérêt des services d’aiguillage et qu’ils connaissent les procédures d’aiguillage. Les listes de personnes à contacter selon les services et les établissements d’aiguillage, ainsi que les horaires d’ouverture et les barèmes de coûts, facilitent souvent l’aiguillage des clients par les collaborateurs.
Avoir recours à des services d’aiguillage internes et externes : les programmes peuvent établir des procédures visant à faire un meilleur usage des aiguillages internes (c’est-à-dire des aiguillages au sein d’un même établissement) et des aiguillages entre établissements. Un établissement offrant divers services peut coordonner les services et le calendrier des procédures entre ses différents départements. Ainsi, lorsque les clients viennent voir un praticien, ils peuvent également prendre rendez-vous avec d’autres prestataires dans l’établissement, ou bénéficier d’un aiguillage le même jour. Les établissements peuvent également offrir des services connexes, ensemble, pour que les clients n’aient pas à revenir et attendre plus d’une fois pour voir différents praticiens.

Rizwan-ul-Haq
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A Karachi, une infirmière administre une piqûre contraceptive. Les programmes qui s’appuient sur des réseaux d’aiguillage permettent de s’assurer que les clientes ont accès à toute une gamme de services, aux différents niveaux appropriés du système de santé.
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Assurer la prestation de chaque service dans l’établissement de soins au niveau le plus élémentaire possible et pratique : les programmes peuvent offrir des services dans divers établissements et points de prestation, commodes, dans toute la communauté, afin de réduire au minimum la distance que devront parcourir les clients pour voir le prestataire. Par exemple, la distribution au porte-à-porte de préservatifs et autres contraceptifs pourra réduire les délais et les frais pour les clients. Les démarches communautaires sont souvent les seuls moyens pour toucher les femmes qui ne peuvent quitter leur domicile (22, 23). Ces méthodes sont également utiles dans les zones rurales qui ne sont pas suffisamment peuplées pour y établir un poste sanitaire.
Lorsque les programmes ne peuvent offrir des services à domicile, ils peuvent offrir des services d’instruction et d’aiguillage communautaires. Au Botswana, par exemple, le premier point de contact le plus fréquent du grand public, en matière de planning familial, reste le professeur d’économie domestique. Il n’est pas autorisé à offrir des services cliniques, ni à fournir des contraceptifs, mais il offre en revanche des cours sur la santé, des conseils aux clients sur les options de planning familial et assure les aiguillages vers les cliniques de planning familial (8).
Les programmes peuvent encourager les partenariats entre les communautés qu’ils desservent et le système de la santé publique. Au Ghana, le ministère de la Santé et le Service de santé ghanéen se sont associés aux systèmes de soins traditionnels. L’un de ces projets a permis d’améliorer les services d’aiguillage et de transport des femmes ayant besoin de soins obstétriques d’urgence. Les sage-femmes traditionnelles (SFT) ont été reliées aux médecins des centres de santé au moyen de talkies-walkies. Un trois roues à moteur a été aménagé pour transporter les femmes. Grâce à ce système, en 1996, les SFT ont été en mesure d’envoyer plus de 1.000 femmes aux centres de santé pour des soins obstétriques d’urgence, soit une augmentation de trois cent pour cent, par rapport aux 342 femmes aiguillées en 1995 (51, 83).
Principes et actions
Kenya : améliorer les relations intérieures
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JHU/CCP
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A Nairobi, de jeunes hommes se renseignent auprès d’un comptoir d’information sanitaire au cours d’un match de football. Les programmes peuvent atteindre un plus grand public en offrant des services dans la communauté, y compris même le porte-à-porte.
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Au début des années 90, le ministère de la Santé du Kenya (MDS), en collaboration avec l’Association de la santé chrétienne du Kenya (CHAK), a mis en œuvre un plan destiné à améliorer les relations entre les services et les départements d’un hôpital CHAK. Le plan, élaboré à la suite d’entretiens avec les clientes des services prénataux, des services sociaux de l’enfance et de la maternité, a relevé que de nombreuses
clientes s’intéressaient au planning familial, mais que peu avaient reçu des informations à ce sujet. Les entretiens avec le personnel soignant ont décelé un manque d’échanges d’informations, de collaboration et de travail en équipe entre la clinique de planning familial et les autres services de l’hôpital.
Pour améliorer les aiguillages et les échanges d’informations intra-muros, les collaborateurs pourront offrir directement certains contraceptifs dans les services et mieux identifier les clients potentiels du planning familial. Selon un sondage réalisé six mois plus tard, davantage de cliente recevaient des informations sur le planning familial dans tous les services.
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Réduire au minimum les procédures administratives et optimiser l’utilisation de l’information |
La collecte d’informations à jour, fiables et pertinentes, est essentielle pour permettre l’analyse des opérations, résoudre les problèmes, cerner les tendances, fixer les objectifs et utiliser les ressources à bon escient. Les administrateurs peuvent encourager leurs collaborateurs à rassembler et à utiliser uniquement des données essentielles. Le recueil de trop de données produit des pertes de temps, des formalités administratives inutiles et entrave la prise de décision au lieu de la faciliter.
Principes de la gestion de l’information
Recueillir les informations nécessaires, sans plus : les informations que recueillent les administrateurs et les prestataires doivent avoir directement trait aux décisions qu’ils doivent prendre. Les responsables de l’approvisionnement, par exemple, ont besoin uniquement d’informations provenant de leur propre organisme, c’est à dire le niveau actuel des stocks, le taux de consommation, les dates de commande et de réception, les quantités commandées, etc., pour savoir quand passer la commande suivante (36, 115).
Les responsables de programmes départementaux ou provinciaux ont besoin de données sur le nombre de femmes en post-partum qui bénéficient de services de planning familial ; ces chiffres permettront aux gestionnaires de comparer les résultats de leur programme à ceux d’autres programmes et de cerner éventuellement les améliorations à apporter (99).
Le recueil exclusif des données essentielles permet de réduire les procédures
administratives : les gestionnaires et les prestataires peuvent décider
des données qui seront recueillies en examinant les objectifs de leur
organisme et en sélectionnant les indicateurs permettant de mesurer les
progrès accomplis dans ce sens (73).
Principes et actions
Inde : utilisation efficace des données
En Inde, le personnel soignant d’un hôpital rural de Bhorugram (Rajasthan), a eu recours aux données sur les taux d’abandon de la vaccination pour améliorer sensiblement la couverture
de vaccination infantile. Au début des années 90, l’hôpital a installé un système informatique pour recueillir et gérer les données concernant les clients. Grâce à l’accès à ce nouveau système, les prestataires de services ont découvert que moins de la moitié des enfants de la région étaient vaccinés contre les six principales maladies infantiles. Le Sommet mondial de l’Enfance, en 1990, avait fixé pour but la vaccination de 90 % des enfants de moins d’un an d’ici 2000 (117).
Avertis de l’écart sensible entre les taux de vaccinations réels et le taux recommandé, les employés du dispensaire ont lancé une campagne d’information. Les agents sanitaires communautaires de l’hôpital et les sages-femmes/infirmières auxiliaires se sont rendues dans les 40 villages avoisinants et vivement incité les parents à faire vacciner leurs enfants. Le nombre de vaccinations infantiles a augmenté en flèche. Encouragés par cette réussite, les administrateurs de la clinique ont chargé les agents communautaires de promouvoir les services de soins primaires, par exemple les soins prénataux et le planning familial (105).
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Faire bon usage des informations recueillies : les administrateurs doivent être en mesure d’analyser les données qu’ils rassemblent et d’agir en conséquence à partir de ces informations. Une fois rassemblées, il convient que les données soient totalisées et récapitulées sous forme de comptes-rendus facilitant leur accès et leur analyse. Pour être utiles, les données doivent être converties en informations qui pourront être facilement comprises et remises au personnel du programme qui les appliquera à la prise de décision (voir encadré, à droite). Toutefois, trop souvent, les directeurs globalisent les données et les communiquent à leurs supérieurs.
Il est important de mettre au point un plan de partage de l’information pour transmettre les données applicables, aux bonnes personnes, sous forme utile. Première étape : création d’un tableau de transmission des informations récapitulant la manière dont les informations se déplacent dans l’établissement ; ceci aidera les directeurs à savoir quels sont les collaborateurs qui ont besoin de quel type d’information, la manière dont ces collaborateurs s’en serviront et quel est le degré de détail de ces informations. Ce tableau de cheminement permettra aux collaborateurs de comparer les pratiques actuelles aux pratiques souhaitées et de combler les lacunes (123).
Habiliter les collaborateurs à recueillir et à utiliser les données : plus les données sont pertinentes pour le travail des collaborateurs, plus ces collaborateurs sont à même de recueillir des données de façon exacte et opportune (66). Lorsque les collaborateurs comprennent comment les données du programme peuvent servir à identifier les problèmes ou à améliorer les services, ils sont plus disposés à s’en servir (15). Les tableaux et les diagrammes sont utiles.
Fournir un feedback sur les données rassemblées : les gestionnaires peuvent indiquer aux prestataires l’importance des données recueillies en leur fournissant un feedback sur les données rassemblées et utilisées. Le feedback indique également que l’effort des collaborateurs dans ce domaine est apprécié et cela motive ces derniers à entretenir le sys-
tème d’information à intervalles réguliers. Pour assurer un feedback constructif, les gestionnaires ont intérêt à déterminer si les données sont fournies sur tous les indicateurs essentiels, si toutes les lacunes du rassemblement des données ont été identifiées, si les informations sont exactes et fiables et si les décisions ou les mesures prises se fondent sur les données (123). Au cas où les collaborateurs font de nombreuses erreurs dans le rassemblement, le total ou l’analyse des données, il incombe aux gestionnaires de modifier ou de simplifier les formulaires cliniques ou de former les collaborateurs pour réduire ces erreurs (115).
| Installation |
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Facteurs physiques |
Les facteurs physiques qu’il convient de gérer pour mieux organiser le travail englobent les fournitures et le matériel nécessaires à la prestation de soins et les installations physiques où se déroule le travail des collaborateurs. Le personnel soignant peut tirer parti des ressources disponibles lorsqu’il est ingénieux. Il conviendrait que la commodité, tant pour les prestataires que pour les clients, guide l’utilisation de l’espace clinique disponible.
Principes des facteurs physiques
Principes et actions
Turquie : renforcement de la disponibilité des stocks de contraceptifs
En 1996, la Direction pour la Santé maternelle et infantile et le planning familial du ministère turc de la santé a adopté un plan d’amélioration de la disponibilité des contraceptifs. Un programme de distribution dit « Top-up » a été mis au point, assurant un re-nouvellement régulier des stocks de DIU, de contraceptifs oraux et de préservatifs dans les 22 provinces prioritaires du pays.
Dans le cadre de ce système, des responsables de la distribution ayant bénéficié d’une formation spécialisée se rendent dans chaque clinique des 22 provinces à intervalles de quatre mois. Dans chacune des cliniques, le responsable de la distribution vérifie les quantités disponibles dans les stocks, calcule la consommation moyenne par mois pour les quatre mois précédents, et se sert de ce chiffre pour estimer les besoins des quatre mois à venir, puis il renouvelle les stocks jusqu’à ce niveau. Par ailleurs, il procède à une inspection des installations de stockage de la clinique et suggère, le cas échéant, les méthodes permettant de corriger les carences éventuelles.
L’évaluation des stocks réalisée en l’an 2000 s’est révélée très productive. Les stocks endommagés ou arrivés à leur date de péremption ont été identifiés et retirés, et les conditions de stockage ont été améliorées. Les cas de rupture de stocks de contraceptifs avaient été réduits de manière considérable, et, dans certains cas, avaient été complètement éliminés. Par ailleurs, la distribution des contraceptifs aux clients avait enregistré une augmentation marquée (116).
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Encourager les collaborateurs à faire preuve d’ingéniosité en ce qui concerne les fournitures et le matériel : dans le monde entier, la quasi-totalité des organismes de santé est confrontée à des pénuries de ressources, qu’il s’agisse du financement, du matériel, des fournitures médicales ou d’autres articles nécessaires à la prestation de soins. Les organismes ingénieux ne laissent pas ces contraintes entraver leurs meilleurs efforts. L’ingéniosité signifie l’identification de moyens créatifs permettant de résoudre les problèmes à l’aide des ressources disponibles. Par exemple, lorsqu’un hôpital en Tanzanie s’est trouvé à court de lits, le personnel a réparé les lits endommagés en soudant du grillage acheté localement aux montants des lits (30). En Mongolie, pendant un hiver rigoureux, le personnel hospitalier a scellé les fenêtres pour empêcher les courants d’air, cousu des cagoules pour les nouveau-nés et demandé à une entreprise locale de faire un don de vêtements chauds et de couvertures (52).
L’eau et l’électricité manquent souvent. Les cliniques peuvent recueillir l’eau de pluie et se servir du gaz ou du bois de chauffe pour le chauffage ou de systèmes solaires, le cas échéant, aux fins de chauffage et de réfrigération (8, 74, 80). Dans un centre de santé rurale au Cambodge, la pompe à eau locale est tombée en panne. La clinique était en mesure d’obtenir de l’eau à partir d’un puits voisin et d’une citerne d’eau de pluie. Mais l’eau du puits était boueuse et la citerne d’eau de pluie était dénuée de couvercle : les moustiques et la poussières venaient contaminer l’eau. Pour s’assurer une source d’eau saine, les membres de la communauté ont fabriqué un couvercle en bois pour la citerne pendant que la clinique dressait des plans pour creuser un nouveau puits (92).
Garantir des stocks adéquats de contraceptifs, de médicaments et autres fournitures essentielles reste encore plus important (53, 97) : pour conserver des stocks constants,
il convient que les cliniques possèdent de bonnes stratégies de gestion de l'approvisionnement (101) (voir encadré, à droite). La mise en place de procédure d’urgence peut être utile à cet effet (voir Prévoir les fluctuations courantes de la prestation de services de santé in chapitre 3). En outre, le personnel chargé des devis et de l’obtention des fournitures doit communiquer avec les prestataires concernés, qui connaissent le mieux les besoins de leurs clients, pour se
procurer les produits qui seront les plus demandés.
Principes et actions
Brésil : organisation des espaces de travail pour améliorer les services
En 1996, le directeur d’un service de santé à Camaçari (Brésil) a remanié la disposition de sa clinique pour rassembler les services connexes à proximité les uns des autres. Les services étaient auparavant désordonnés. Ils ont été remaniés pour faire en sorte que chaque aile constitue une aire de service distincte : soins pour les enfants, soins pour les adultes, services pour les femmes et services administratifs, où les bureaux, les salles de réunion, une kitchenette et une salle à manger ont été installés pour le personnel.
Ce remaniement a réduit la circulation des clients et des prestataires, amélioré la prévention des infections et rendu le travail plus plaisant et plus productif. Par exemple, la salle de stérilisation a été aménagée au bout de l’aile des services administratifs, pour que moins de personnes passent par cette salle ou à proximité. L’entrée de la pharmacie a été modifiée : seule une porte extérieure y donne accès. Cette modification a éliminé l’embouteillage produit par les files de clients venus dans le bâtiment pour chercher des médicaments ou des contraceptifs (95).
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Particulariser l’espace en clinique pour la commodité des clients et des prestataires : Particulariser l’espace en clinique pour la commodité des clients et des prestataires : les clients préfèrent les cliniques propres, organisées et confortables (96). Des solutions simples, peu onéreuses, peuvent souvent rendre le cadre de la clinique plus agréable pour les clients. Les efforts visant à rendre les visites en clinique plus commodes pour les clients et pour agencer les salles d’attente de manière à refléter le sexe et les normes culturelles les aident à s’y sentir plus à l’aise. Lorsque les maris accompagnent leurs épouses, mais qu’ils ne peuvent entrer dans la clinique parce que c’est la coutume, il conviendrait d’installer une salle d’attente séparée, avec des documents d’information, ce qui pourrait encourager les couples à venir à la clinique ensemble (52).
Le remaniement de l’espace de travail permet d’assurer un meilleur respect de la vie privée des clients : il suffit par exemple de déplacer la table d’examen pour que les pieds du client ne fassent pas face à la porte, on peut installer des paravents et des rideaux et réduire la circulation aux environs des aires d’examen. On peut également renforcer la confidentialité en installant les gonds des portes de manière à ce que les portes des salles d’examen s’ouvrent vers l’extérieur (12).
En remaniant l’espace clinique, on peut faciliter le travail du personnel soignant : par exemple, la proximité des bureaux des collaborateurs peut avoir une incidence sur la facilité et la durée des procédures médicales. (94) (voir encadré, à droite).
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Heures d’ouverture et établissement des rendez-vous |
Les organismes de soins doivent tenir compte des besoins tant des clients que des restataires en définissant les horaires des prestations de services. Les clients peuvent se prévaloir des services plus facilement s’ils sont offerts à des heures commodes, si les horaires sont souples et si le suivi permet d’assurer la continuité des soins (17). Les prestataires sont en mesure d’accomplir au mieux leur travail lorsqu’ils bénéficient de suffisamment de temps, pendant la journée, pour s’acquitter de leurs responsabilités, en dehors des visites des clients, par exemple tout le travail administratif, et lorsqu’ils bénéficient de pauses adéquates.
Principes de la particularisation
des horaires d’ouverture et
établissement des rendez-vous
Fonder les horaires des services et l’établissement des rendez-vous sur les besoins des clients et des prestataires : il est plus facile aux clients et aux prestataires de s’acquitter de leurs tâches lorsque les horaires d’ouverture et l’établissement des rendez-vous tiennent compte de leurs besoins. Les heures ouvrables de la clinique peuvent, par inadvertance, restreindre l’accès des clients (48, 78, 100). Par exemple, l’accès peut être difficile pour les hommes si les horaires ne correspondent pas à leurs horaires de travail et les forcent ainsi à choisir entre des soins et une perte de revenus (119).
Les clients bénéficient d’un meilleur accès aux services de santé lorsque les cliniques font connaître leurs heures ouvrables et les respectent (75). Les clients souhaitent également disposer de suffisamment de temps pour parler aux prestataires. Ils sont plus satisfaits, et plus à même de revenir pour une visite de suivi lorsqu’ils bénéficient de suffisamment de temps avec les prestataires (5, 56). En ayant suffisamment de temps, les prestataires peuvent encourager les clients à poser des questions et s’assurer qu’ils comprennent leurs instructions (59, 118).
Il est tout aussi important de tenir compte de la situation des prestataires que de prévoir des rendez-vous en fonction des besoins des clients. Les prestataires ne sont pas, par exemple, en mesure de recevoir des clients à certaines heures de la journée parce qu’ils doivent s’acquitter des formalités administratives ou qu’ils doivent passer moins de temps avec chaque client parce que leur charge de travail est trop lourde (66, 67, 86). Les prestataires pourraient devoir prendre des clients le matin un peu plus tard parce qu’il leur faut préparer leur travail de la journée. Dans ce cas, les cliniques peuvent changer leurs procédures, en prévoyant des activités de préparation des services, par exemple, avant l’ouverture des portes, le matin, ou après la fermeture de leurs portes, le soir (75).
Principes et actions
Sénégal : amélioration de la continuité des soins
En 1998 et en 1999, l’Association sénégalaise de bien-être familial (ASBEF), un organisme de planning familial, a procédé à un exercice d’amélioration de la qualité dans une clinique à Saint Louis, ville du littoral sénégalais. À l’analyse des statistiques de service, l’équipe chargée de cette mission a relevé que de nombreux clients ne revenaient pas pour leurs visites de suivi.
Les employés de cette clinique ont donc conçu une stratégie à cet effet : la clinique a établi un moyen, par son système de classement, pour détecter les clients qui ne revenaient pas pour leurs consultations de suivi. Les agents d’information ont également expliqué aux clients l’importance de ce suivi et les ont encouragés à revenir à la clinique pour ces rendez-vous. Parallèlement, les prestataires de la clinique ont souligné, au cours des consultations-conseil, l’importance du suivi. Ils ont indiqué aux clients la date précise de la visite de suivi, prévue de manière à coïncider avec la date de réapprovisionnement en contraceptifs. Ainsi, le nombre de clients de retour pour les visites de suivi a augmenté progressivement, passant de moins de 100 clients par mois, avant la mise en place de la stratégie (en 1998), à plus de 4000 par mois en mai 1999, à la suite de sa mise en œuvre (37, 81).
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Faire connaître clairement les règles des visites de suivi : il convient que les cliniques possèdent un système organisé, en place, pour aider les clients à revenir à la clinique, si nécessaire (voir encadré, à droite). Les prestataires de services de planning familial peuvent expliquer les motifs des visites de suivi de routine, par exemple le réapprovisionnement en contraceptifs ou la prochaine piqûre, et préciser la fréquence de ces visites de suivi. Il leur faut également s’assurer que le suivi est approprié par rapport à la méthode contraceptive choisie et qu’un suivi trop fréquent ne dissuade pas une utilisation ininterrompue. Les prestataires peuvent, par exemple, donner à une femme suffisamment de contraceptifs oraux pour un an. Elle n’aura pas ainsi à revenir à la clinique avant un an, à moins de problèmes (125).
Lorsque l’on dit aux clients quand et où revenir pour une visite de suivi, cela précise si des soins de suivi sont nécessaires ou pas, chose que nombre de clients ignorent : les prestataires doivent faire une distinction entre les soins ordinaires de routine et les soins d’urgence et qu’ils expliquent, séparément, les raisons d’une consultation immédiate avec un médecin ou une infirmière, par exemple en cas de signes de complications éventuelles, associées à la méthode de planning familial choisie par le client (46). Selon les études, bon nombre de prestataires parlent des consultations suivantes et surveillent le retour du client, alors que d’autres ne s’en assurent pas uniformément (6, 58, 75, 112).
L’établissement de rendez-vous à l’avance encourage les clients à revenir pour une visite de suivi : les programmes disposant de liens communautaires permettent d’entretenir les relations avec les clients grâce à des visites à domicile effectuées par le personnel médical, plutôt que de faire venir les clients à la clinique (113). Le suivi à la suite d’une opération de stérilisation, ou d’une vasectomie, peut se faire par une visite à domicile (46).
Faire correspondre l’observation aux besoins : le rôle du prestataire à titre de protecteur du public affecte souvent la manière et le moment de la prestation de service pour les clients, et parfois même l’obtention des services (103). Les prestataires sont les protecteurs du public car ils gèrent le plan de traitement des clients. Ils ont compétence de décision en matière de soins et ils peuvent soit assurer les soins eux-mêmes ou aiguiller les clients sur un autre centre. Les prestataires doivent s’assurer que leurs rôles de protecteurs du public ne produisent pas d’entraves médicales inutiles aux soins (voir Éliminer les obstacles inutiles qui entravent l'accès aux soins en chapitre 2.). Puisque les clients connaissent leurs propres besoins en matière de services de planning familial par exemple, ce sont donc les préférences des clients et non pas celles des prestataires, qui doivent orienter les décisions des soins de santé, pour autant que faire se peut (118).
Les prestataires de services ne sont pas les seuls protecteurs du public à la clinique : les réceptionnistes, gardiens et tous ceux qui ont une incidence sur l’accès des clients aux services sont des protecteurs du public. Les gardiens, par exemple, peuvent empêcher certaines personnes qui souhaitent des soins d'entrer dans la clinique. Les gestionnaires peuvent s’assurer que ces protecteurs du public facilitent, pour autant que faire se peut, l’obtention des services par les clients. Ils peuvent informer le personnel du lieu et des
heures ouvrables des services, établir et afficher les procédures d’inscription des clients et demander que les gardiens s’assurent que la clinique est ouverte à tous et à toutes pendant les heures ouvrables.
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Cheminement des clients |
L’amélioration du cheminement des clients, c’est-à-dire le passage des clients à l’intérieur d’une clinique et des services, permet d’éviter les embouteillages qui produisent des retards et diminuent la qualité des soins. Bien souvent, des cheminements médiocres des clients produisent de longues attentes qui les dissuadent de solliciter des services (26, 122). Les cliniques peuvent améliorer le cheminement de leurs clients en adoptant une meilleure planification et une meilleure affectation des ressources.
Principes du cheminement des clients
Principes et actions
Malawi : comment répondre aux besoins tant des clients que des prestataires
En 1996, les employés d’un hôpital local au Malawi ont effectué une analyse du passage des clients afin d’évaluer les durées de l’attente : en moyenne, les clients attendaient plus de deux heures pour recevoir les services, mais ne passaient en moyenne que deux minutes en contact direct avec un prestataire. Ces longues attentes provenaient d’une pratique consistant à proposer d’abord aux clients un cours d’éducation sanitaire. Puis les prestataires recevaient les clients, un par un, après ce cours collectif. Ainsi, plusieurs clients attendaient pendant que d’autres entraient en consultation avec leur prestataire. Puisque les cours ne commençaient qu’en présence d’un nombre donné de clients, les prestataires bénéficiaient d’un certain temps libre, pour ensuite passer rapidement à des séances-conseil afin de faire passer tous les clients qui attendaient.
Pour surmonter ce problème, la clinique a éliminé le cours sanitaire de groupe. Les prestataires ont reçu les clients, un par un, dès leur arrivée, et ont fourni les mêmes informations présentées auparavant pendant le cours de groupe. Cette modification a permis aux prestataires de passer, en moyenne, dix minutes avec chaque client, pour répondre à leurs questions et aborder les questions sanitaires pertinentes, intéressant directement le client en question. (40, 66).
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Établir un équilibre entre le volume de clients et leur cheminement : l’amélioration du cheminement des clients peut permettre de raccourcir la durée de leur attente, augmenter le nombre de clients reçus par les prestataires par jour ou permettre à ces derniers d’accorder davantage de temps à chaque client (52) (voir encadré, ci-dessous). Les clients sont plus satisfaits des services lorsqu’ils passent moins de temps à attendre et davantage de temps avec le prestataire, en consultation (96).
L’analyse du cheminement des clients est utile : cette analyse comporte l’enregistrement d’un échantillon des heures d’arrivée des clients et de la durée du temps passé en contact avec le personnel de la clinique (70). En récapitulant et en dressant le graphique de ces données, les administrateurs peuvent calculer combien de temps les clients attendent par rapport au temps de consultation avec les prestataires, pour relever où se situent les délais d’attente ou les retards les plus importants.
Les motifs des attentes de longue durée varient, tout comme leurs solutions : si les prestataires ont trop de clients à certains moments de la journée, mais qu’ils en reçoivent moins à d’autres heures, il suffirait de changer les heures de rendez-vous pour réduire la durée de l’attente (5, 50, 121). Si les prestataires doivent recevoir des clients sans rendez-vous avec les clients qui ont pris rendez-vous, la clinique pourrait encourager les clients à prendre rendez-vous, d’avance, ou prévoir davantage de temps entre les rendez-vous pris d’avance (52).
Il arrive parfois qu’aucune procédure d’inscription ou d’enregistrement n’ait été prévue : on peut raccourcir la durée d’attente et améliorer la satisfaction des clients par rapport aux services en leur remettant un ticket numéroté lors de leur entrée, pour les recevoir dans l’ordre d’arrivée, comme le fait une clinique au Cambodge (91). On peut également projeter des vidéos ou distribuer des dépliants d’information dans la salle de réception pour occuper les clients pendant qu’ils attendent.
Améliorer le cheminement des clients par des pancartes, en affichant des instructions ou en simplifiant les itinéraires : les organismes peuvent améliorer la marche du travail et orienter les clients dans les cliniques en affichant des pancartes et des affiches. Des pancartes précisant les règles en vigueur à la clinique peuvent indiquer aux clients le moment auquel ils pourront voir leur prestataire de service. Il serait donc utile d’afficher une pancarte précisant que les clients qui ont pris rendez-vous d’avance sont reçus en premier, suivis des clients qui n’ont pas de rendez-vous (12).

JHU/CCP
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Dans une clinique au Nigeria, un agent sanitaire parle des méthodes contraceptives avec des clientes, pendant qu’elles attendent de voir une conseillère individuelle. Réduire le temps d’attente et tirer parti de ce laps de temps : l’on peut améliorer la satisfaction des clients.
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Les organismes peuvent souvent améliorer le déroulement du travail en réduisant le nombre d’étapes exigées pour assurer la prestation d’un service donné, en raccourcissant la durée d’attente des clients entre les différentes étapes et en éliminant les goulots d’étranglement des procédures. Par exemple, en 1999, en Jordanie, le personnel hospitalier a divisé le service des urgences en trois parties : tout d’abord les patients étaient examinés dans une salle de dépistage, pour passer ensuite dans une salle de triage refaite à neuf, afin de déterminer la priorité des soins à effectuer et aiguiller les autres patients vers les services ambulatoires. Ces modifications ont permis de rationaliser la prestation de services, faire passer les clients d’une étape à la suivante et réduire les files d’attente (107). Les établissements de planning familial peuvent mettre en place des files d’attente accélérées pour les clientes qui viennent pour des piqûres contraceptives, pour que ces clientes qui reviennent à la clinique pour une piqûre de routine n’aient pas à attendre, si elles n’ont pas de problèmes, avec les clientes qui reçoivent des services plus poussés.
| Personnel |
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Répartition du travail et conception des emplois |
Le personnel soignant s’acquitte mieux de son travail et en est plus satisfait s’il sait ce que l’on attend de lui et qu’il a la compétence pour s’en acquitter. En outre, les collaborateurs sont plus efficaces et l’organisme peut mieux remplir ses objectifs lorsque la culture et l’organigramme de l’organisme encouragent le travail en équipe et prennent pour point de mire le service à la clientèle.
Principes de la division du travail
et de la conception des emplois
Principes et actions
Indonésie : les infirmières et les sage-femmes assurent la pose des implants contraceptifs
Dans les années 80, la clinique Raden Saleh à Djakarta (Indonésie), a procédé à la formation d’infirmières et de sage-femmes pour assurer la pose des implants contraceptifs Norplant. Les participantes ont appris à conseiller et informer les clientes quant à l’utilisation des implants et à poser, administrer et retirer ces implants.
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Gary Bergthold/JHPIEGO
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En Indonésie, les prestataires s’exercent aux techniques de pose des implants contraceptifs Norplant sur un bras artificiel. Déléguer les responsabilités : il s’agit d’un principe d’organisation du travail efficace, par exemple de former des infirmières à la pose de ces implants.
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Au cours des six premiers mois d’une étude d’essai de deux ans, commencée en 1982, les infirmières et les sages-femmes, et non pas les médecins, ont procédé à 543 poses sur 828 et 79 retraits sur 122. La durée des poses (7,4 minutes) et des retraits (21,8 minutes) exécutés par les infirmières et les sages-femmes étaient quasiment les mêmes que ceux des médecins (7,6 minutes et 21,7 minutes, respectivement). Aucune différence quant à la fréquence des complications pendant la pose ou le retrait n’a été relevée entre les infirmières, les sages-femmes et les médecins. L’étude a donc conclu que les infirmières et les sages-femmes peuvent acquérir des qualifications égales à celles des médecins quant à la pose et au retrait des implants Norplant (2).
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Déléguer, le cas échéant, les responsabilités au prestataire de proximité du premier niveau : avec une formation appropriée, les infirmières et les sages-femmes peuvent s’acquitter de nombreux actes médicaux, par exemple la pose d’implants contraceptifs ou de DIU (2, 34, 38, 98). Les règlements ou les politiques qui affectent ces actes uniquement aux médecins peuvent restreindre l’accès des clients à ces services. En formant et en autorisant les infirmières et les sages-femmes à poser des DIU ou à assurer la prestation de conseils aux fins de stérilisation peut, simplement, étendre l’accès aux services (voir encadré, à droite)
Aligner autorité et responsabilité : bon nombre de collaborateurs de la santé estiment être responsables de l’accomplissement de certaines tâches sans avoir la compétence de prendre des décisions ou de résoudre des problèmes, compétence qui leur permettrait de mieux de s’acquitter de leur travail (41, 68). Lorsque le personnel soignant est habilité à prendre les décisions que son emploi exige, il est davantage en mesure de résoudre seul les problèmes au quotidien, au lieu de demander les recommandations ou la permission de leurs supérieurs (30, 31, 52). Au centre de santé régional de Dar Es-Salam (Tanzanie), certains clients avaient honte de se faire soigner pour des maladies sexuellement transmissibles (MST). Armée de sa compétence, la clinicienne responsable a décidé d’éliminer l’obligation, pour les clients, de passer tout d’abord en consultation avec le médecin des admissions. À partir de là, les clients ont pu se rendre directement au bureau des soins liés aux MST. Cette modification a amélioré la confidentialité et réduit la possibilité de gêne dans la demande de traitement, pouvant amener les clients à éviter ce traitement (114).
Les prestataires ainsi habilités sont plus investis dans leur travail et le maîtrisent mieux, plutôt que de se considérer comme suivant des instructions ou des ordres (39). Pour permettre au personnel soignant de prendre des décisions et d’agir, il convient que les administrateurs élucident les responsabilités grâce à des profils de poste, écrits, pour informer le personnel soignant que la direction escompte et apprécie leurs initiatives et leur participation, et offre une formation et une supervision pour renforcer les compétences décisionnelles.
Relier les responsabilités des postes aux buts de l’organisme : les administrateurs peuvent définir et circonstancier clairement les responsabilités du personnel soignant, lui expliquer la mission de l’organisme et le faire participer à l’interprétation de cette mission par rapport à leur propre travail (84). Lorsque les cadres et les prestataires collaborent à la définition des responsabilités, les prestataires sont plus à même de comprendre ce que l’on attend d’eux et d’agir en conséquence.
Lorsqu’il n’existe pas de profil de poste officiel, l’énoncé de la mission de l’organisme, un mot d’ordre ou un slogan institutionnel peut offrir une solution complémentaire ou temporaire pour aider les membres du personnel à saisir ce que l’on attend d’eux (4, 39). Selon une étude réalisée au Kenya, les prestataires et les cadres d’établissements de soins de pointe connaissent, d’ordinaire, les mots d’ordre de leur organisme, par exemple : « servir nos clients pour qu’ils rentrent chez eux satisfaits », « faites-le vous-même », et « faire partie d’une famille, un sentiment agréable ». Ces slogans ont encouragé les collaborateurs à être sensibles aux besoins des clients, ont promu l’initiative personnelle et ont produit des attentes par rapport à la performance d’ensemble, en dépit même de l’absence de profils de postes officiels et écrits ou encore de rôles bien définis (90).
Encourager le travail en équipe et éviter les formules hiérarchiques : les organismes ont souvent trop de strates hiérarchiques, trop peu de coordination ou encore une mauvaise communication interne. Cette structure peut entraver des résultats de qualité.
Principes et actions
Costa Rica : résolution des
problèmes grâce à des équipes interdisciplinaires
Vers 1995, au Costa Rica, les employés de plusieurs établissements sanitaires locaux ont collaboré avec le bureau de sécurité sociale du Costa Rica à l’amélioration de la qualité des soins. Dans l’un des établissements, les prestataires de soins ambulatoires se sont réunis avec les employés administratifs du bureau des archives médicales pour cerner des moyens permettant de réduire la durée d’extraction des dossiers médicaux des patients. L’équipe bénéficiait d’une perspective intégrale du processus de traitement des dossiers et a rapidement analysé le problème et trouvé aisément une solution. Elle a mis au point un nouveau système de classement des dossiers et un processus grâce auquel les dossiers des clients seraient remis aux médecins la veille du rendez-vous. Cette démarche en équipe a raccourci la durée d’extraction des dossiers médicaux, qui est passée de 70 à 24 minutes (42).
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Les organismes hiérarchisés, en particulier, encouragent uniquement le transfert vertical d’information, allant d’ordinaire du haut vers le bas, en partant des directeurs aux superviseurs aux prestataires de service et à leurs subordonnés. La communication verticale permet peut-être de bien définir les postes et les rapports avec les subordonnés (77). Mais le partage des informations et la coordination des activités au plan horizontal, c’est-à-dire entre employés d’un même niveau, dans différents services, permettent d’encourager le travail en équipe et le règlement des problèmes (111).
Par exemple, les employés de différents services, qui accomplissent des tâches différentes, peuvent s’associer dans des équipes plurifonctionnelles (25, 59). En rassemblant tous ceux qui prennent part à un processus donné, les équipes horizontales peuvent composer un tableau souvent plus complet que ne le ferait une organisation verticale, hiérarchique. En outre, les équipes peuvent examiner le système dans son intégralité, pour relever les points faibles et recommander de meilleures solutions (voir encadré, à droite).
Les employés constituent la ressource la plus précieuse d’un organisme de soins de santé. Lorsque les prestataires sont motivés et qu’ils sentent que leur travail est utile aux clients, ils assurent une meilleure prestation de services (49). Lorsque les administrateurs habilitent leurs collaborateurs à acquérir et à entretenir les compétences et l’appui dont ils ont besoin pour rester productifs, ils appuient également la satisfaction des besoins des clients (63).
Principes des facteurs sociaux
Principes et actions
Ouganda : améliorer l’encadrement
En 2001 et 2002, le programme ougandais d’éducation sur la vie familiale (FLEP) s’est efforcé d’améliorer l’évaluation de l’encadrement et de la performance dans les cliniques du FLEP de la région de Bugosa. Ces efforts se sont inscrits dans le cadre d’un projet plus vaste destiné à améliorer la gestion des ressources humaines.
Le FLEP a tout d’abord encouragé les cadres et les prestataires à communiquer plus souvent, puis à passer en revue et actualiser les salaires des employés. Ensuite, le FLEP a actualisé sa politique du personnel, ainsi que son manuel de procédures, et l’a distribué à tous les cadres et aux superviseurs dans ses 49 établissements de soins. Les profils de postes et les dossiers du personnel ont également été mis à jour pour présenter aux employés une formule claire de ce que l’on attendait d’eux, du point de vue professionnel.
Par ailleurs, le FLEP a abordé le processus d’encadrement. Les cadres des cliniques ont suivi une formation d’un jour sur l’utilisation d’une nouvelle liste de contrôle d’évaluation des performances, sur la manière de mieux communiquer avec les employés et effectuer un retour d’informations.
Quelque huit mois plus tard, lors d’une évaluation, les employés ont signalé être plus satisfaits des pratiques d’encadrement. Par exemple, leurs réponses aux questions : « je reçois un retour d’information de mon supérieur sur la qualité de mes résultats professionnels » et « mon supérieur applique la politique du personnel de façon équitable » sont passé en moyenne à quatre points, sur une échelle de un à cinq, par rapport à une cote de un auparavant (84).
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Prestation d’un leadership et d’une motivation : e leadership est essentiel pour obtenir des résultats. Les dirigeants inspirent les employés par leur propre comportement, leur déontologie et leurs valeurs positives, et constituent donc des exemples. Cette optique commune donne aux employés un but et une orientation dans leur travail.
Les administrateurs qui sont des leaders motivent le personnel et l’encouragent à prendre la responsabilité de résoudre les problèmes et d’améliorer les services. Ils améliorent le moral des « troupes » et leur performance en leur apportant un feedback encourageant et en les aidant à voir en quoi leur travail est utile aux clients et permet à l’organisme d’atteindre ses objectifs. Ils organisent également les effectifs pour qu’ils travaillent ensemble, dans la collaboration et l’efficacité.
Pour bien accomplir leur travail, les employés doivent pouvoir mesurer leurs résultats par rapport aux attentes. Les administrateurs doivent préciser ce que l’on attend d’eux en préparant et en distribuant des recommandations, en rédigeant des profils de poste et en en débattant avec les collaborateurs (11, 47, 62) (voir encadré, à droite). Le feedback concernant les résultats des collaborateurs peut venir non seulement des évaluations réalisées par les supérieurs, mais également des observations des clients et d’autoévaluations ou encore d’évaluations entre collègues (9, 71).
Développer le potentiel des employés : le personnel des programmes est plus satisfait et obtient de meilleurs résultats lorsqu’il sait que l’organisme s’investit dans leur développement personnel et professionnel (84). L’organisme peut encourager son personnel à améliorer ses compétences et ses résultats, en constance, par la formation et grâce aux documentations de travail (57). L’acquisition de nouvelles compétences permet aux employés de prendre des décisions sans avoir recours aux cadres aux fins de recommandations (13, 31). Les administrateurs peuvent également prévoir des ré-compenses et autres rétributions pour bonne performance (62).

H. Kakande/DISH II Project
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Dans un établissement de planning familial en Ouganda, le personnel parle de ses responsabilités. Les cadres remplissent des fonctions essentielles pour encourager et habiliter les employés à endosser la responsabilité d’améliorer les services. |
Faciliter les rapports humains positifs : les prestataires de soins de santé doivent être en mesure d’entretenir des contacts et une communication de qualité avec leurs clients ainsi qu’avec leurs supérieurs et leurs collègues. Lorsque les clients et les prestataires entretiennent une communication ouverte, des échanges d’information, que les questions et les réponses sont franches et ouvertes, les clients sont plus satisfaits, ils comprennent et retiennent mieux les informations (28, 56, 118). Les employés qui sont en mesure de communiquer ouvertement avec leurs supérieurs et leurs collègues s’acquittent mieux de leur travail (49, 71). La promotion de rapports aimables et constructifs entre les collaborateurs constitue un élément vital du travail en équipe et d’autres démarches de recherche commune de solutions aux problèmes.
Mis en œuvre du concept
Que peuvent faire les administrateurs et les prestataires de soins pour appliquer les principes d’organisation du travail à leur propre organisme ? Un bon point de départ consisterait à réunir un groupe de collaborateurs venus de différents services et de différents niveaux de l’organisme, tant le personnel en contact avec les clients que la direction supérieure. Ce groupe peut examiner la manière dont le travail est agencé et exécuté par rapport aux neufs éléments du présent rapport. En étudiant les étapes des processus actuels, on peut relever ceux qui opèrent bien ou pas. Le choix de principes d’organisation du travail concordant avec la situation permettra aux collaborateurs de définir de meilleures méthodes de travail (voir encadré, en bas de la page prochaine).
Comment démarrer : conseils pratiques
Que vous soyez administrateur de programme ou prestataire de services, cadre ou membre du personnel soignant, les conseils pratiques ci-dessous pourront vous aider à lancer la procédure d’amélioration de l’organisation du travail :
1. Examinez comment le travail est organisé à l’heure actuelle sur votre lieu de travail, posez-vous les questions suivantes :
- pourquoi le travail est-il organisé ainsi ?
- le travail est-il organisé pour satisfaire aux besoins des clients ?
- comment l’efficacité et l’efficience pour le client sont-elles équilibrées par rapport à l’efficience et à l’efficacité pour les employés ?
- toutes les étapes et toutes les activités sont-elles absolument nécessaires ?
- existe-t-il de meilleurs moyens pour accomplir le travail en question ?
2. Mettez-vous à la place des clients et suivez le même cheminement que celui des différents types de clients. Tenez compte des éléments suivants :
- la clinique donne-t-elle un sentiment de confort et de sécurité ?
- y a-t-il des instructions ou des pancartes qui permettent aux clients de trouver leur chemin ?
- combien de temps les clients attendent-ils pour recevoir les services ?
- les clients savent-ils quand revenir pour une visite de suivi et savent-ils où se rendre pour des services d’aiguillage ?
3. Demandez aux clients ce qu’ils pensent de la façon dont le service est organisé : quelles seraient leurs suggestions pour l’améliorer ?
4. Demandez à vos collègues ce qu’ils pensent de la façon dont le travail est organisé : quelles seraient leurs suggestions pour l’améliorer ?
5. Prenez la responsabilité d’améliorer la façon dont le travail est organisé. Sollicitez et encouragez vos collègues à prendre eux-aussi cette responsabilité. Félicitez ceux qui proposent des changements constructifs et les mettent en œuvre dans l’organisation du travail.
6. À partir de votre enquête, mettez à l’essai plusieurs façons d’organiser le travail, pour en augmenter l’efficacité, surtout pour les clients.
7. Informez-vous et échangez des informations techniques sur la manière d’améliorer le déroulement du travail (voir tableau 1).
8. Au fil du temps, présentez d’autres observations et demandez qu’on vous fasse part de commentaires pour savoir quels sont les procédés qui fonctionnent le mieux.
9. Informez les employés de l’organisme de ce qui a bien marché et de ce qui n’a pas marché, et dites-leur pourquoi.
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En réunissant toutes les personnes prenant part à un processus, on permet ainsi à chaque participant de décrire le travail à son propre niveau, dans le contexte plus large du processus total, et de dresser ensemble le tableau du processus entier. La visualisation du déroulement réel du processus, pour le comparer au processus idéal, pourra révéler qu’une étape y manque, ou qu’il existe davantage d’étapes que nécessaire pour accomplir le travail, que le processus produit un goulot d’étranglement dans les soins, ou encore qu’il n’existe aucun processus clair et net. Cela peut également révéler que certaines étapes prêtent à confusion pour les collaborateurs ou qu’elles restreignent l’accès des clients aux services, que des tâches ne sont pas affectées de façon efficace, ou encore qu’il n’existe pas de mécanisme pour réaffecter le travail lorsque certains collaborateurs sont absents. Réunis, les collaborateurs peuvent également être encouragés à parler de leurs propres pratiques exemplaires que l’on pourrait appliquer plus largement.
Ce type de processus pas à pas peut permettre aux administrateurs de revoir ou d’améliorer l’organisation du travail (voir encadré, à droite). Diverses méthodes et différents moyens peuvent aider les administrateurs et les prestataires à aborder des éléments précis de l’organisation du travail, débattus au présent rapport (voir tableau 1).
Gérer le changement
Pour améliorer l’organisation du travail, il est nécessaire que les collaborateurs et les organismes acquièrent des connaissances et procèdent au changement. Un modèle courant de gestion du changement identifie un processus en huit étapes que l’on peut appliquer à la démarche d’organisation du travail (60). Citons ces étapes :
Établir le sentiment d’urgence : le sentiment d’urgence découle d’ordinaire d’un changement opéré à l’extérieur de l’organisme. Les changements dans la prestation de services de soins, représentent quelques-unes des difficultés auxquelles sont confrontés les organismes de santé et de soins. La démarche d’organisation du travail propose plusieurs approches qui permettent aux organismes de trouver de nouveaux moyens pour mieux accomplir des travaux usuels, réduire le gaspillage et fonctionner plus efficacement.
Constituer une coalition directrice robuste : les collaborateurs et les parties concernées doivent prendre part au processus de changement. Ils connaissent le travail et son déroulement mieux que quiconque. Ils peuvent ainsi avoir les idées les plus pratiques sur l’amélioration de leur travail, les changements les plus opérants et les erreurs éventuelles.
Produire des perspectives d’avenir : en produisant des perspectives d’avenir du changement, l’on permet à ceux qui seront le plus touchés d’en comprendre la nécessité et les avantages directs. Les employés seront alors plus à même d’accepter le changement accompagné de motifs impérieux ou d’avantages manifestes, directs.
Communiquer les perspectives d’avenir : les administrateurs, par leurs explications ou en donnant l’exemple, peuvent motiver leurs collaborateurs à adopter et garder de nouveaux modes, meilleurs, de travail. Il convient que les cadres soulignent en constance ces perspectives d’avenir, pour qu’elles deviennent le principe directeur de tous.
Habiliter les autres à agir pour la réalisation des perspectives d’avenir : les cadres doivent amener leurs collaborateurs, en félicitant ceux qui mettent en œuvre ces perspectives d’avenir et qui opèrent des changements constructifs.

JHU/CCP
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Des prestataires de santé au Mexique passent en revue les informations du programme. L’amélioration de l’organisation du travail est la responsabilité de tous.
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Planifier des résultats rapides et les produire : le changement prend souvent du temps. En définissant des buts à court terme et en les accomplissant (victoires rapides), on peut maintenir le niveau de motivation des employés. Grâce aux récompenses et aux félicitations de ceux qui appuient l’accomplissement de ces buts, on peut étayer la détermination des collaborateurs à plus longue échéance.
Consolider les améliorations et produire un changement plus profond : il convient que les gestionnaires obtiennent le feedback de leurs employés. Il leur faut diffuser les informations sur ce qui est opérant et ce qui ne l’est pas pour pouvoir continuer à produire des améliorations.
Institutionnaliser les nouvelles démarches : et enfin, pour que le changement soit couronné de succès et qu’il soit durable, il doit devenir partir intégrante des normes et des valeurs de l’organisme. Lorsque les prestataires des services de santé s’engagent eux-mêmes à améliorer l’organisation du travail, ils sont en mesure d’offrir de meilleurs services et de tirer davantage de satisfaction de leur travail.
Mis en pratique des principes de l’organisation du travail
Palestine : réorganisation des visites hospitalières quotidiennes des médecins
Les médecins et les infirmières du service de pédiatrie de l’hôpital Al-Naser en Cisjordanie ont décidé d’améliorer leur visite hospitalière du matin. Tous les jours, les quatre médecins résidents faisaient cette visite ensemble, en équipe, auprès des enfants malades hospitalisés, pour les examiner et décider de les faire sortir ou pas de l’hôpital, évaluer leur état, prescrire des médicaments ou les aiguiller vers des spécialistes.
Les résidents commençaient leur visite à différentes heures tous les jours et la durée de ces visites de service changeait tous les jours. Pendant cette visite, les médecins résidents étaient souvent interrompus par des coups de fils, des requêtes présentées par les administrateurs, les visites des familles des petits malades et des questions posées par d’autres collègues médecins sur des cas complexes. De ce fait, les résidents ne passaient que la moitié de cette visite auprès des patients. Ils avaient peu de temps pour remplir les dossiers médicaux des patients ou pour y ajouter leurs observations.
Pour améliorer cette visite de service du matin, une équipe de médecins, d’infirmières, d’administrateurs et d’aides soignantes en a retracé le déroulement sur un ordinogramme (principe : promouvoir le travail en équipe et éviter la réflexion hiérarchique). Après avoir passé en revue toutes les étapes du processus actuel, c’est-à-dire examiné le tableau d’ensemble, l’équipe a convenu d’une solution : diviser la visite du matin en deux parties. Une visite principale, qui commencerait à 8h15 et une visite générale, de 9h30 à 11h00, au moment de l’ouverture des visites publiques aux patients. Pendant la visite principale, chaque médecin s’est vu affecter un certain nombre de patients à voir et à évaluer, avant 9h30, heure à laquelle tous les résidents se rassemblaient en groupe pour commencer la visite générale (principes : modifier les démarches selon la nécessité et établir un programme selon les besoins des clients et des prestataires).
À la suite de ces changements, les visites ont commencé et se sont terminées selon des horaires standards, les médecins ont disposé d’un laps de temps suffisant pour rédiger leurs observations médicales ou pour relever les éléments des dossiers des patients et la charge de travail s’en est trouvée répartie de façon équitable. L’équipe a également mis en place des plans de secours, au cas où les quatre résidents ne pourraient participer à cette visite du matin (principe : prévoir les fluctuations courantes de la prestation des services de soins de santé).
La visite principale permettait donc aux médecins de traiter individuellement les cas ordinaires et la visite d’ensemble leur a donné l’occasion d’une tribune, pour débattre des cas critiques, en groupe, et pour échanger des idées sur la gestion et le traitement des patients (principe : faciliter des relations humaines positives). Pendant la visite d’ensemble, le directeur du service s’est joint aux quatre résidents pour parler des patients vus pendant la visite principale. Les cas ordinaires ont été passés en revue rapidement, laissant ainsi davantage de temps pour débattre des cas critiques dans le détail.
En outre, les interruptions ont diminué. Les infirmières ont pris les appels à leur bureau pour remettre les messages aux médecins à l’issue de leurs visites. Les demandes administratives sans urgence ont été présentées à l’issue des visites et les heures de visite n’ont commencé qu’à l’issue des visites des médecins résidents (principe : faire concorder la protection des malades et leurs besoins).
Ce nouveau système a amélioré la qualité des soins fournis aux malades. Puisque les médecins bénéficiaient d’un laps de temps suffisant pour discuter des cas critiques pendant leur visite d’ensemble, ils pouvaient élaborer des plans de traitement plus efficaces. Le laps de temps accordé au travail auprès du patient a atteint près de 100 %, au lieu d’une moyenne de 60 % auparavant, et la durée de contact moyenne entre patient et médecin a doublé, passant de 7 minutes à près de 15 minutes (principe : établir l’équilibre entre le nombre de clients et leur cheminement). Les familles des patients ont signalé une plus grande satisfaction quant aux services, la plupart ont par exemple coté les soins reçus par les enfants comme étant « excellents » dans une enquête sur l’indice de satisfaction, par rapport à « bons » ou « très bons » avant ces modifications (1).
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Bibliographie
Un astérisque (*) dénote une publication qui a été particulièrement utile pour préparer le présent numéro de Population Reports.
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