![]() Ministerio de Salud de Egipto Table des matièresChapitres
Faites saillants
Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA Volume XXVIII, Numéro 1 |
Avantages des contraceptifs orauxLes contraceptifs oraux offrent aux femmes des avantages considérables sur le plan de la santé. Le plus important, bien sûr, est une protection extrêmement efficace contre la grossesse. Les CO aident aussi à empêcher la grossesse ectopique (grossesse en dehors de l’utérus) et, en réduisant les pertes de sang menstruel, diminuent le risque d’anémie ferriprive. En outre, ils aident à protéger les femmes contre le cancer épithélial de l’ovaire et contre le cancer de l’endomètre ; ils peuvent aussi réduire les risques de raréfaction osseuse, de kystes ovariens, de maladie bénigne du sein et de cancer colorectal. Avantages liés à la féconditéLes contraceptifs oraux peuvent :
Prévention de la grossesse. Administrés correctement, les CO offrent une contraception extrêmement efficace. Toutes les catégories de pilules — combinées œstrogène-progestine (y compris les multiphasés) et progestatives — sont efficaces. Les pilules combinées les plus récentes, à moindre dose, qui renferment moins de 50 µg d’œstrogène, semblent être tout aussi efficaces que les formulations antérieures contenant au moins 50 µg d’œstrogène. Elles empêchent l’ovulation dans presque tous les cycles. Les quelques études qui ont comparé les formulations à faible dose et à dose plus forte n’ont constaté aucune différence significative d’efficacité entre les deux (39, 239, 301). Une étude de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui compare six CO combinés renfermant de 20 à 50 µg d’œstrogène n’a pas constaté de différence significative d’efficacité (533). En règle générale, parmi les utilisatrices idéales (femmes qui n’oublient jamais de prendre la pilule et suivent les instructions à la lettre), seulement une femme sur 1.000 devient enceinte la première année d’utilisation (189). Cependant, parmi les utilisatrices ordinaires, environ 60 à 80 femmes sur 1.000 deviennent enceintes durant la première année (189, 312). Les pilules progestatives sont légèrement moins efficaces que les combinées, sauf pour les femmes allaitantes, pour lesquelles elles sont au moins aussi efficaces (voir encadré CO progestatifs pour les femmes allaitantes). Néanmoins, parmi les utilisatrices idéales des pilules progestatives qui ne donnent pas le sein, on a constaté seulement 5 grossesses pour 1.000 femmes pendant la première année d’emploi. On ne connaît pas les chiffres des utilisatrices ordinaires (190, 297). Tandis que les pilules progestatives n’em-pêchent pas l’ovulation dans la moitié environ des cycles menstruels, elles ont d’autres effets qui offrent une protection contre la grossesse. En particulier, elles épaississent la glaire cervicale, rendant ainsi difficile la traversée du canal cervical par les spermatozoïdes (146, 297, 498). Certains ont affirmé que les multiphasées pourraient per- mettre plus facilement une grossesse si on ne n’en sert pas correctement, y compris sans respecter l’ordre prescrit (99, 134, 167, 239, 482, 512). La plupart des essais cliniques ne constatent néanmoins aucune différence d’efficacité entre les multiphasées et les pilules combinées à dose constante (124, 142, 371). Certaines femmes oublient la pilule ou cessent de la prendre pendant un certain temps. C’est ce qui explique, pour une large part, la différence d’efficacité entre utilisatrices idéales et ordinaires. Une administration irrégulière peut expliquer pourquoi les femmes qui emploient des contraceptifs oraux ont parfois des taux de grossesse supérieurs à ceux des utilisatrices d’injectables, de DIU ou d’implants. Selon les données d’Enquêtes démographiques et de santé effectuées durant les années 1980 dans 15 pays en développement, le taux de grossesse des utilisatrices des CO était d’environ 6 pour 100 par an — soit le double du taux des utilisatrices du DIU — qui se situe à 3 pour 100 (312). Pour être efficace à long terme, la pilule exige un emploi constamment correct et régulier. Une étude récente de 53 rapports consacrés à l’efficacité de la contraception conclut que, en moyenne, environ 7 % des utilisatrices vont probablement tomber enceintes durant les trois premières années d’emploi ; cependant, le pourcentage varie en fonction de l’application correcte par les femmes du protocole d’administration de la pilule. Parmi les utilisatrices qui sont en général consciencieuses et systématiques, 3,8 % tombent enceintes durant les trois premières années. Par contre, parmi celles qui emploient la pilule irrégulièrement et incorrectement, 7,8 % deviennent enceintes dans les trois ans (365). Prévention de la grossesse ectopique. La protection contre la grossesse ectopique est, à des degrés divers, un avantage de toutes les méthodes de contraception. Parce qu’ils arrêtent systématiquement l’ovulation, les CO combinés empêchent très efficacement la grossesse ectopique (117, 336). Celle-ci, qui se produit quand un ovocyte fécondé se développe en dehors de la cavité utérine, peut être mortelle (181). La grossesse ectopique est assez fréquente. Une étude américaine a constaté que la grossesse ectopique était la raison d’une admission en salle d’urgence sur 13 durant le premier trimestre de grossesse (446). Aux Etats-Unis, la grossesse ectopique est la principale cause de décès liée à la grossesse durant le premier trimestre. Dans ce pays, les grossesses ectopiques ont représenté, en 1992, 2 % des grossesse déclarées et 9 % de toutes les morts liées à la grossesse (478). |
![]() |
Information & Knowledge for Optimal Health (INFO) Project 111 Market Place Suite 310, Baltimore, MD 21202 Phone: 410-659-6300 Fax: 410-659-6266 Security & Privacy Policy |
![]() |