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Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA Volume XXVIII, Numéro 1 |
Autres avantages possibles pour la santéL’emploi des CO peut aussi faire baisser le risque de :
Densité de l’os. Plusieurs études semblent indiquer que l’em-ploi des CO pourrait stabiliser, voire faire augmenter, la densité de l’os (127, 164, 247, 250, 278, 416). Une étude rétrospective portant sur 2.297 femmes, dont 76 % avaient dépassé le stade de la ménopause, a constaté que les femmes à forte densité osseuse étaient nettement plus susceptibles d’avoir employé des CO que les femmes à faible densité osseuse. La densité des minéraux dans l’os augmentait en fonction de la durée d’utilisation (247). Des études cliniques semblent indiquer que les avantages de l’emploi des CO sur le plan de la masse osseuse sont liés à la dose d’œstrogène, les doses d’œstrogène inférieures à 15 µg entraînant une perte nette de la masse osseuse tandis que les doses supérieures à 25 µg entraînent un gain net (109). Il semble donc que certaines pilules à très faible dose n’aident peut-être pas à empêcher une perte de la densité osseuse. On n’a pas prouvé que l’effet des CO sur la densité os-seuse se solde par une différence dans la pratique. Aucune des deux grandes études de cohortes britanniques, l’étude du Royal College of Practitioners et celle d’Oxford/FPA, n’a constaté que la pilule aide à protéger les femmes, après la ménopause, contre les fractures des os (87, 492). Kystes de l’ovaire. Plusieurs études anciennes avaient montré que des CO à forte dose — renfermant au moins 50 Tg d’œstrogène — protègent les femmes contre les kystes fonctionnels de l’ovaire (334, 397, 493). L’étude de cohortes d’Oxford/FPA a montré que, chez les femmes qui emploient des CO, le risque de kyste folliculaire de l’ovaire était environ la moitié de celui que courent les utilisatrices de méthodes non hormonales. La protection contre les kystes lutéiniques était encore plus grande. Les utilisatrices de CO combinés couraient environ le cinquième des risques qui confrontent les autres femmes (493). Bien qu’ils réussissent à empêcher l’ovulation, les CO combinés à faible dose et les CO multiphasés peuvent permettre un certain développement folliculaire et offrent donc moins de protection contre les kystes (155, 436), ou n’offrent peut-être même aucune protection (74, 207, 258). Maladies bénignes du sein. Des études de femmes qui employaient des formulations anciennes à plus forte dose ont constaté que les CO protégeaient contre l’adénofi-brome et la mastose sclérokystique. Les utilisatrices de CO couraient un risque compris entre le quart et la moitié de celui des non utilisatrices (45, 335, 398). Il se peut que la protection contre les maladies bénignes du sein soit fonction de la teneur de la pilule en progestine, un accroissement de cette dernière entraînant une meilleure protection. L’étude de cohortes Oxford/FPA a comparé des femmes qui employaient des pilules contenant le même vo-lume d’œstrogène mais des volumes différents de la même progestine. Les femmes qui utilisaient des pilules renfermant comme progestine 2,5 à 3,0 mg d’acétate de noréthindrone avaient moitié moins d’incidence de mastose fibrokystique du sein que les femmes employant des pilules n’en contenant que 1,0 mg. Par ailleurs, la protection augmentait en fonction de la durée d’utilisation de la pilule (45). Comme la plupart des CO actuellement employés renferment moins de proges-tine que dans cette étude, il se peut qu’ils offrent moins de protection contre les maladies bénignes du sein (29, 265). Cancer colorectal. Certaines études ont constaté que l’emploi de CO réduit le risque de cancer colorectal (26, 135, 148, 293, 364). La plus grande étude de cas avec témoins réalisée à ce jour a observé que les femmes qui s’étaient servies de CO réduisaient leur risque de cancer colorectal à 60 % de celui des non utilisatrices et que l’emploi de CO pendant deux ans ramenait ce risque à 50 % (135). Cependant, d’autres études n’ont pas constaté d’effet de protection (252, 468, 514). Le cancer colorectal arrive, dans le monde, au cinquième rang des cancers les plus fréquents chez les femmes (348, 542). |
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