Photo of an Egyptian woman taking a pill.
Ministerio de Salud de Egipto

Table des matières

Chapitres
  1. Contexte
  2. Emploi des contraceptifs oraux
  3. Avantages des contraceptifs oraux
  4. Risques des contraceptifs oraux pour la santé
  5. Pilules contraceptives d’urgence
  6. Guide pratique des pilules d’urgence
  7. Problèmes de santé non résolus

Faites saillants

Publié par le Population Information Program, Center for Communication Programs, The Johns Hopkins University School of Public Health, 111 Market Place, Suite 310, Baltimore, Maryland 21202, USA

Volume XXVIII, Numéro 1
Printemps 2000
Série A, Numéro 9
Contraceptifs oraux

Autres risques pour la santé

On a associé les CO à des changements de métabolisme glucidique et à un risque accru de maladie de la vésicule biliaire et de tumeurs non cancereuses du foie.

Métabolisme glucidique et diabète. Les contraceptifs oraux combinés peuvent influer de deux façons sur le métabolisme glucidique. On pense que l’œstrogène fait augmenter les niveaux de glucose et sup-prime la réponse insulinique. Plus la dose est élevée, plus l’effet est profond (153, 156, 544). On a émis l’hypothèse que la progestine stimule une surproduction d’insuline, dont on soupçonne l’intervention dans l’athérosclérose (96, 544, 545).

hez les utilisatrices de CO à faible dose qui ont au départ des niveaux normaux de sucre dans le sang, ces réponses dépassent rarement la gamme normale. Ces femmes ne courent aucun risque apparent de diabète (143, 152, 158, 171, 185, 385).

Est-ce que les femmes diabétiques peuvent employer des CO combinés ? Les diabétiques, dont la réponse insulinique à l’accroissement de glucose est déjà supprimée, peuvent encore employer des CO à faible dose, en fonction de la gravité de leur diabète. Si elles ont une insulinodépendence, elles auront parfois besoin de plus d’insuline bien que, avec les pilules à faible dose, cette situation ne semble pas se produire souvent (48, 305). Les diabétiques atteintes d’une maladie vasculaire connue ou les femmes qui ont un diabète depuis plus de 20 ans (et dont les veines peuvent donc être endommagées) devraient en général choisir une autre méthode de planifi-cation familiale (557). Les femmes à antécédents de diabète durant une grossesse ou à antécédents familiaux de diabète peuvent sans danger employer des CO combinés sans surveillance médicale spéciale (48, 177, 189, 190, 228, 280, 538).

Maladie de la vésicule biliaire. Les CO ne causent sans doute pas de maladie de la vésicule bilaire mais, chez les femmes qui y sont déjà susceptibles, peuvent accélérer la formation de calculs. Ces derniers sont causés par une saturation anormalement élevée de bile et de cholestérol. La saturation en cholestérol est plus élevée chez les utilisatrices de CO, peut-être en raison de l’œstrogène (432, 526).

Après avoir constaté un risque plus grand durant les premières années d’emploi des CO, les grandes études de cohortes n’ont pas décelé de risque élevé de maladie de la vésicule biliaire chez les utilisatrices à long terme. L’absence de risque à long terme semble indiquer un effet d’accélération chez les femmes qui ont déjà une forte saturation de cholestérol (318, 375, 494, 526). Une analyse des résultats de plusieurs études effectuées durant les années 1970 et au début des années 1980 a conclu que l’emploi de CO est seulement associé à un léger accroissement du risque de maladie de la vésicule biliaire (458).

Photo of a community-based distributor who travels by boat in Thailand.

Population and Community Development Association

En Thaïlande, un distributeur communautaire, qui se déplace en bateau, remet à une cliente une plaquette de pilules. Les contraceptifs oraux se prêtent bien à la distribution communautaire et au marketing social en raison de leur innocuité et parce qu’ils ne requièrent aucune intervention médicale.

Les formulations à faible dose peuvent n’entraîner qu’un léger accroissement de risque, voire un accroissement nul (458, 494). Des analyses plus récentes ont constaté ou bien aucun risque accru de maladie de la vésicule biliaire ou, au pire, un accroissement passager de risque chez les utilisatrices actuelles de CO. Une analyse de 25 études épidémiologiques a conclu que neuf études seulement employaient une méthode rigoureuse. Ces neuf études ont décelé un accroissement de 30 % à 40 % des maladies de la vésicule biliaire chez les utilisatrices de CO ; cependant, aucune augmentation n’avait de signification statistique. Depuis 1982, aucune étude n’a signalé des risques relatifs allant jusqu’à 1,5 (458).

Comme on s’inquiète que les CO risquent d’aggraver une maladie existante de la vésicule, l’OMS recommande que les femmes qui présentent des symptômes choisissent si possible une autre méthode (538).

Tumeurs non cancéreuses du foie. Les tumeurs non cancéreuses du foie (adénomes hépatocellulaires), qui sont rares, sont un peu plus fréquentes chez les utilisatrices de CO que chez les autres femmes. Elles peuvent être mortelles si on ne les soigne pas (483). Leur incidence augmente en fonction de la dose d’œstrogène et de la durée de l’emploi des CO. Des études, effectuées durant les années 1970, de femmes qui se servaient de pilules à plus forte dose ont estimé qu’on pourrait imputer aux CO trois cas par an pour 100.000 utilisatrices. Avec les CO à faible dose utilisés de nos jours, ce chiffre pourrait être plus bas (277) ; cependant, on n’a pas effectué de nouvelles études. (On trouvera à la Cancer du foie une discussion du cancer du foie et des CO.)


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